Vendredi 26 juin 2009
Voilà un article juste fait pour me faire latter...
Billet d'humeur bougonne.

Depuis ce matin, où que j'aille, on me bassine avec la mort de Michael Jackson...



J'allume la télé, l'ordinateur, rebelotte.

Et pas qu'un peu, hein... Non, il n'y a que ça!!

Punaise, c'est dingue! Le seul point positif, c'est que j'entends ces tubes que j'aimais bien écouter...autrefois.


Ah...cette voix qu'il avait...enfant


Avant.

Avant que Michael Jackson ne pète une durite.
Avant qu'il ne cherche à ressembler à...à quoi déjà?
Avant qu'il ne mette son bébé dans le vide.
Avant qu'il ne dorme avec des enfants.


Michael Jackson, celui qu'on aimait, est mort depuis un bail. Seule la lueur d'espoir de revoir, d'entendre à nouveau ce qu'on avait eu faisait vivre encore ce type.
Et aussi ce concert à Londres qui devait éponger ses dettes. 50 millions de dollars, ça fait du bien au porte monnaie.

Moi, j'ai rien perdu aujourd'hui. Je suis comme la majorité des gens, je n'écoutais pas du MJ tous les jours, je n'attendais rien de lui et je souriais d'un air narquois quand j'entendais une nouvelle frasque bizarre de sa part.

Je vais pas me la jouer triste, je vais pas faire de grandes envolées, c'est trop hypocrite...
Et l'hypocrisie, elle dégouline sévère aujourd'hui!!



par ether-et...
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Mercredi 10 juin 2009
Lorsque je suis de repos; au réveil; rien ne me plait tant que d'entendre la pluie tomber, le vent souffler alors que je reste bien au chaud sous la couette.

Le sourire en biais, un poil sadique en pensant à ceux qui affrontent les éléments,  et je me rendors; sereine.

Etrangement, je change subitement d'avis lorsque je ne peux rester sous mon abri de plumes...



Enfonçage de porte ouverte: l'eau, ça mouille (oui, oui, le feu ça brûle, on sait...).

Quand tu bosses comme moi, à savoir que tu fais une tournée, avec une voiture, c'est chiant.
L'eau te reviens dans la gueule quand tu fumes une clope la fenêtre entre ouverte, obligée de courir pour aller se mettre à l'abri chez les gens (j'aime pas courir et j'ai pas le droit, d'ailleurs...) la flotte te tue le brushing; bref, c'est déjà bien pénible...

Avec le scooter, j'ai atteint un nouveau niveau de haine.

Même au repos, au chaud sous ma couette, plus jamais je n'aimerai la pluie. Si ça pouvait empècher cette putain de flotte de tomber...

Parce qu'avec le scooter, même pas tu penses à fumer une clope; ta main ressemblerait à un cendrier trempé en deux secondes, n'imagines surtout pas tirer sur ton pétard mouillé. A part passer pour un(e) con(ne), tu n'y gagneras rien.

Parce que sur un scooter, y'a pas d'essuie glaces! Non, ces cons n'y ont pas pensé? Pas plus sur la visière du casque!
Du coup, plus que de conduire, tu devines le trajet. Super génial quand en plus de la pluie, il fait nuit et que les phares des autres t'aveuglent pour de bon. Piétons, garez vous!!

Parce qu'un scooter, c'est super quand il fait beau; mais quand il pleut...



La flotte, c'est pas une goutte sur le visage que tu te prends, c'est les chutes du Niagara. Depuis quand on a la mousson à Paris, bordel??
Avec le scooter (que je l'aime en ce moment!), il ne reste que mon soutien gorge de sec quand j'arrive chez moi.
Mes mains sont tatouées par le noir de mes gants bons à essorer.
Mes cheveux ressemblent à une touffasse confuse, plus proche du pelage d'un teckel revenant de la chasse que de la cascade flamboyante à laquelle elle est sensée ressembler.
Mes pieds sont presque congelés, un ploc ploc ponctuant chacun de mes pas.
Et lorsque je m'assois, une sensation de froid m'envahi; partant de mon volumineux charmant postérieur, remontant jusqu'à la nuque.



Alors, merde, on est le 10 juin! Je veux du soleil! Ou si c'est trop demander, juste pas de pluie...


NB= aux automobilistes parisiens: soyez un peu plus cool avec les scooters quand il pleut, vous, vous êtes au sec. Pas nous...

NBbis= le premier qui me dit que j'aurais dû rester à Aix, taisez vous! Les pires saucées que je me suis prises, c'était à Aix...

NBter= coup de gueule terminé, parait qu'il fera beau demain...


                                                       
par ether-et... - publié dans : Le monde...autour
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Vendredi 5 juin 2009
Depuis fin février, j'ai élu domicile chez ma super coup's; toujours sous le soleil d'Asie, d'ailleurs, la petite maligne!

Son appartement, que je trouvais au début un peu petit et bien peu fonctionnel, a fini par me séduire et je m'y plais finalement assez pour m'y sentir chez moi.
Sauf que; je ne suis pas chez moi.

Aussi, lorsque le téléphone tomba en rade, bougre de lâche, je me suis sentie bien mal à l'aise et en commanda un rapido fissa.

Mais lorsque ce fut au tour du micro ondes de ne plus vouloir m'écouter, je me suis trouvée bien conne.
Ce four ne se faisant plus; pas moyen d'en commander un neuf.
J'en ai donc naturellement informé ma coupine qui en a aussitôt commandé un autre, taillé sur mesure (on veut y croire) pour entrer dans la niche prévue à cet effet.
.

Me voici donc, emplie de courage et frémissant d'angoisse à l'idée de hisser la bête au 4ème sans ascenceur, à la Poste, le numéro de colis d'une main, ma carte d'identité de l'autre.
Maugréant déjà au guichetier que merde, un colissimo, c'est pour qu'on le livre, ce dernier me répondit avec un dédain glacial que "on n'est pas transporteurs, nous!".




Le carton est énorme, pèse environ une tonne... Je sens que c'est pas gagné...
Laissez tomber l'air hautain et outré, ça ne fonctionne pas du tout avec un truc aussi énorme et lourd entre les mains.

Quatre poses plus tard, j'arrivais à peine en bas de la rue. Pour la première fois depuis des lustres, je maudissais la chaleur. Les joues en feu, la gorge dessechée, je ruisselais de sueur et commençais à me dire que non, jamais je n'y arriverais!




Un jeune homme, enfin, me proposa de l'aide! Je commençais à me dire que la galanterie était morte et enterrée...
Adorable, il m'aida même à hisser mon carton jusqu'au 4ème; refusant un verre d'eau ou une rémunération financière! J'en suis encore émue, de cette gentillesse gratuite!

Après avoir bu une bouteille d'eau entière, je m'attaque au déballage.
(NB: pense à te racheter un dos)

Je hisse le four dans la niche; frémissant de fiérté en voyant qu'il entre pile poil, je pousse et...il dépasse de 20 bon centimètres!
Oui, quand on vous dit les dimensions du four, ils oublient le truc en relief qui dépasse derrière...

Impossible de laisser le four comme ça, il risque trop de tomber.
Je décide donc d'avancer la planche sur laquelle doit reposer le four. Dévissage de l'équerre en place (pas simple), repèrage de l'endroit où je devrai faire les nouveaux trous.

Pas de perceuse! Mac Gyver, c'est mon deuxième prénom; je fais les pré trous à l'aide de clous, installe la planche, visse, hisse le four et... Raté, encore trop juste.

J'ai refait l'opération une deuxième fois pour qu'enfin, tout soit à la bonne dimension. Le four est enfin en place, je mettrai quand même une autre équerre plus tard par acquis de conscience.

En tout deux heures et demie de galère qui m'ont laissé sur le carreau et de belles courbatures en souvenir.

Qui a dit que le progrès, c'était pratique?
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Vendredi 29 mai 2009
Parce que je suis fan... je ne m'en lasse pas.

Enjoy!


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Vendredi 29 mai 2009
Nous voici, mes deux compères et moi, dans l'antre du jeux sexuel option BDSM light; rien de bien méchant, je vous rassure.

Des tenues de cuir ou de latex toutes en suggestion (quoique...), des masques, des gants, des baillons, menottes, et...des cravaches, des martinets, des fouets.

Depuis que notre exploration sex shopienne a commencé, je teste allègrement toutes les cravaches sur le derrière (au demeurant fort joli) de mon Lex préféré.

Ici, mes mimines tressaillent quel que soit l'endroit où se pose mon regard. Mes yeux se font joueurs et Lex, pas con, me sort un "Oh non... "plus qu'explicite.

Pas grave, je recommence mon jeu et teste les lanières de cuir sur le popotin rebondi de mon accolyte.

Là, le patron m'interpelle:

"C'est beaucoup mieux si tu utilises deux cravaches ou deux martinets en même temps"

Gné? Je m'amuse, là, mon bon monsieur... J'ai jamais fait ça pour de vrai... Mais, mutine, je ne dis rien et le regarde interressée.

Le maître patron se saisi de deux cravaches, penche un Lex tétanisé sur une vitrine et mon montre.

Il saisit ensuite deux martinets et entame un ballet de lanières de cuirs impressionnante, me dit comment faire, puis "vas y essaie"
Essais sur un Lex dégoutté de se voir cravaché, sur un mannequin affublé d'une tenue impossible à nommer; je me suis bien battue pour tenter d'égaler le niveau de maîtrise de mon maître es cravache.



Il me raconte que pour bien dominer sa soumise, il a accepté pendant longtemps d'être soumis lui même; qu'il s'est entrainé sur ses oreillers pour manier les lianes de cuirs avec autant de dextérité.

T'étonnes pas ma belle d'être si gauche! Un poil bourrée de surcroît, les lianes des martinets s'emmèlaient et mes nerfs faisaient, quant à eux des pelotes.

Comme le messie qui franchit la porte, j'entends un duo de bonsoir! qui me sauve quelques instants de ma leçon.

Je vois un couple de travestis quinquas avancer vers nous le sourire jusqu'aux oreilles...
De trois, nous sommes passés à cinq observateurs de la leçon.
Seule jusqu'ici à tenter de maîtriser le fouettage à deux mains, me voici affublée du plus improbable des collègues.

De nerfs en pelote à sourire; de sourire à rire, il n'y avait qu'un pas.
La leçon a continué dans une ambiance potache et coquine pendant vingt bonnes minutes.

Puis, mon regard se pose sur un objet étrange, dans un écrin.

     - Késakokèce?

     - Ca ma cocotte, c'est un stimulateur clitoridien, et quand tu le retournes comme çaaa, ça stimule le point G

     - Aaaah boonnn? Combien ça coûte ce truc?

     - 120 euros

     - ouch!

     - J'ai moins cher, tiens, celui là, en silicone (au lieu de la céramique) est à 29 euros


Je suis donc ressortie avec un joli dauphin bleu qui, à l'opposé d'un homme ne me donnera aucune chaussette à laver ou de prise de tête...
par ether-et... - publié dans : Le sexe et moi
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Jeudi 28 mai 2009
Ah...les ponts du mois de mai...

Trop cool pour les salariés qui se voient ainsi dotés de jours de congés en prime.
Moi, je gagne pas de jour, juste plus de blé.

Justement, en ce pont de fête du travail, mon inclassable est venu me faire une petite visite.

Samedi soir, Inkan et Ether s'en vont donc dîner avec un Lex ravi de nous revoir.

Il faisait beau, il faisait bon, le repas correct et la terrasse tempérée à souhait. La nouvelle moi n'était donc pas vraiment décidée à trainer ses guenilles jusqu'à sa grotte sitôt la pitance avalée.

Qu'à celà ne tienne, nous sommes à côté de Pigalle, le vin était bon, nos cerveaux un peu joyeux...
Allons donc faire les sex shops!!


Qu'on se le dise, Je n'avais jamais mis un orteil dans un de ces lieux de luxure...

J'étais donc toute émoustillée à l'idée de pénétrer dans un de ces magasins.
Sauf que boulevard de Clichy, un samedi vers minuit, c'est pas que les sex shops...

Les boites de strips investissent dans des racolleurs qui donnent pas vraiment envie, même si, bah...voir un strip, j'aurais pas dit non, moi... Mais, là, ça faisait un peu glaucasse.

Des personnages haut en couleurs, en talons que j'en n'avais jamais vu que dans des films de cul, des mecs en mini jupes... Bref, mes mirettes d'ex coincée du cul se sont régalées!

Plus nous avancions, plus je souriais. Les badauds devaient se dire que j'avais bien de la chance et une soirée prometteuse, flanquée de mes deux beaux mâles.
Ouais...pour la partouze, on verra plus tard. C'est pas avec mes homos préférés que je vais faire ce genre de fête, mais l'idée m'a faite sourire un peu plus.

.

Quant aux sex shop, j'avoue y avoir vu des choses dont je n'aurais jamais imaginé l'existence...
Il doit y avoir des sphincters comme des portes de grange si ces trucs là servent vraiment...
Je veux bien, moi, qu'un animal braillard de 3 kilos envion sorte d'un vagin, mais là, quand même, c'est dans l'ôtre sens!

Je passe sur les films de cul ( on a internet, nous, pas besoin de dvd), les revues à branlette et autres artifices insipides.

Là où j'ai kiffé ma race, c'est en entrant dans un sex shop tendance SM soft.

Mais ça, ça fera l'objet d'un autre article...
par ether-et... - publié dans : Le sexe et moi
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Jeudi 28 mai 2009
TADAAAAAAAAA!!!!!!!!!!!!!!!!




L'est pas bôô mon blog, relooké comme une jeune fille en fleur?
D'humeur girly, heureuse de tout, je le trouvais tristouille, fadasse...

Alors, voilà! Y vous plait comme ça?
par ether-et...
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Jeudi 28 mai 2009
Coucou, me revoilou!!

Toujours de mise le sourire fiché sur le visage comme nouvelle carte de visite, toujours heureuse de vivre, toujours occupée.

En trainant mes guêtres sur la bloggosphère, je me suis dis qu'ingrate que je suis, je ne nourrissais plus mon blog bien aimé...

Bé oui, mais pour dire quoi?

Parce que côté dépression, analyse, thérapie et autres trucs sympas comme tout, c'est le calme plat. Non, pas de tréssaillement stomacaux, pas de larmes qui pointeraient; traitresses; au coin de mes yeux. Rien de tout ça.

Ca baigne, messieurs, dames!

Et finalement, quand ai je dis que ce blog n'avait pour unique vocation de vider la merde que j'avais dans le coeur, l'âme, et il faut bien l'admettre; les yeux?

Alors, je sais, niveau scoop, pour ceux qui me connaissent, il y a plus frais, mais l'objet de mon pianotage aujourd'hui; c'est le MP3.

Naaannnn! Pas le tout petit bidule qui te crie dans les zoreilles!

Le gros truc. 3 roues, un guidon, une selle; un scooter...Ouais!

A Paris, circuler en voiture, c'est, comment dire...la galère. Et se garer....Hormis enrichir les parcs qui vous coûtent un bras pour chaque heure, vous avez le temps d'avoir le tournis avant de trouver une place...

En bonne ex trouillarde, j'ai choisi LE scoot à 3 roues. pour plus de sécurité. Mon oeil, oui!



L'apprentissage fut rude. De chutes débiles à tremblements de peur, j'avoue être une quiche absolue pour ce qui est du zig et du zag entre les voitures. Faudra déjà voir à rester à la verticale à l'arrêt, hein...

Récit...

Premier jour, Ether fait déjà sa kakoue. Je te bloque les roues avant sans poser les pieds à terre...Trop fastoche!
Jusqu'au moment où je me loupe et je chute (élégament ça va sans dire) comme une merde au beau milieu d'un boulevard...
Un peu la honte, un peu tremblante, je me relève avec la tête du "même pas mal" qui s'impose.
Deux charmants jeunes hommes viennent relever mon engin (200 kg le bougre de con) et c'est tremblante comme une feuille d'automne en plein orage que je remonte sur mon MP3 (plus si rutilant) et continue mon bonhomme de chemin.
Je n'ai jamais retenté l'expérience depuis...

Quelques semaines plus tard, la maniabilité de l'engin commence à m'apparaitre plus clairement. Si je veux reculer, je bloque les roues (avec les pieds à terre, hein!) et je lève les pieds si la route descend un peu et hop, magie, je recule toute seule, sans effort!
Lundi, il y a deux semaines, un parking à scooter plus mal fait que les autres (veulent nous tuer, c'est sûr) m'oblige à bien des manoeuvres pour me garer en marche arrière (qui n'existe pas sur un scoot) pour éviter d'avoir à tracter mes 200 kg de métal pour espèrer repartir.
Au départ, re- douze mille manoeuvres.
Il pleut comme vache qui pisse et vlan! Ether par terre, pas du tout élégament cette fois. "Splash, merde, putain"
Encore ce bordel de merde de blocage de roues que j'ai oublié de faire... J'ai levé nonchalemment les pieds pour reculer... Ca marche bien les roues bloquées, mais si t'oublies de pousser petit bouton; tu choies...

Je vous épargne les esquives félines de voitures tentant de me tuer, de pilages me faisant dire bonjour au pare brise et autres amusements faisant le quotidien du conducteur de deux roues à Paris...

Toujours est il que je suis bien contente de mon bestiau, moi. Je gagne un temps fou, je me gare facilement et je ne connais plus le mot "bouchon" sauf pour une bonne bouteille...

Bon, faut que j'y aille, mon scoot m'attend pour me téléporter à l'autre bout de Paris...
que ça a fait...


par ether-et... - publié dans : Le monde...autour
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Jeudi 26 mars 2009
Je disais précédemment pour ceux qui lisent le blog (à ce sujet, un commentaire est toujours bienvenu, et là, je ne vois plus rien depuis belle lurette...) que j'avais repris contact avec mon demi frère.

Bien que cordiaux, nos premiers mail furent tout de même entachés par ce passé que nous avons l'un et l'autre besoin d'exorciser ensemble.
Moi, pour enterrer définitivement les peines et les larmes. Pour trouver les réponses, ou à défaut, tenter de comprendre un peu.
Lui, peut être pour parvenir à se pardonner un jour cet acte qu'il ne parvient à oublier.

Depuis, et à ma grande surprise, nous échangeons régulièrement. C'était ma condition sine qua non pour envisager une rencontre face à face. Apprendre à le connaitre, à le découvrir. Savoir qui est devenu ce grand couillon déguingandé qu'il était. Savoir si il est encore dangereux, tuer mes craintes avant d'être face à face.

Je le découvre doucement, entre méfiance et curiosité. Parfois, même une pointe de tendresse surgit; à la ponctuation d'une phrase qui me touche.
Doucement, je me laisse apprivoiser, allant jusqu'à ponctuer ma dernière missive d'une bise qui était jusque là impensable.

Aujourd'hui, je lui ai donné l'adresse de ce blog. Pour qu'il comprenne, peut être pour qu'il se souvienne, pour qu'il découvre cette thérapie aussi. Celle qui m'a donné le jour une deuxième fois.
Pour que peut être il ose aussi se mettre en danger pour lui au lieu de contre lui.
Pour que peut être il donne sa chance à son enfant qu'il semble aimer plus que tout et qui a déjà trop souffert.
Pour lui donner le dernier rempart à celle que je suis vraiment, comme en réponse à la phrase qu'il m'a faire qui m'a le plus touchée "j'aimerais enfin connaitre ma petite soeur".


Je sais que certains ne comprennent que mal que ma démarche à son égard était celle du pardon. De ce pardon qu'on ne met pas au conditionnel.
Je ne lui ai pas dit mes souffrances, mes batailles ou mes peines pour le diminuer ou augmenter sa culpabilité.
Je lui ai dit pour qu'il sache. Parce que quelque part, ce passé lui appartient un peu aussi.

Alors que peut être, il va venir lire ce blog, j'ai une forme de crainte. Et si c'était trop dur, il ne se souvient pas de tout, et si mes mots étaient trop crus?

Malgré ces craintes, je ne modifierai pas la vérité. Même si elle fait mal, c'est ce qui a été. Au fil du blog, on lit le changement, les progrès. Il n'y a pas que la douleur et les galères.
Il veut connaitre sa petite soeur. C'est ça sa petite soeur.

Ensuite; on continue à avancer... A changer le "il" qu'il était en "demi frère"...
par ether-et... - publié dans : Viols et conséquences
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Jeudi 26 mars 2009
Ma nouvelle vie parisienne prend forme doucement.
Passés les démarchages auprès des pharmacies, hôpitaux et autres cliniques, je me rends régulièrement aux déjeuners organisés par mon collègue et fondateur du cabinet avec des prestataires de service.
Kezako que ces gens là?
Ces gens font le lien entre l'hopital et le domicile. Ils organisent, planifient, livrent le matériel nécessaire aux soins et surtout, élisent l'infirmier libéral qui aura l'honneur de prendre le-dit soin en charge.

Premier déjeuner cordial, dans un restaurant du 12ème en classe d'école, l'homme qui décide est ma foi fort sympathique...

Quelques jours plus tard, le téléphone sonne. "Bonjour Ether; c'est Daid, on a déjeuner l'autre jour"
Oui, je me souviens bien, ma mémoire commence à défaillir au delà de plusieurs mois...
"J'ai un soin qui pourrait t'interresser. Tu veux le prendre en charge?"

Diantre! N'en voilà une question bizarre!
Evidemment que je le veux!

Sitôt dit, sitôt fait, me voici avec un soin matin et soir; technique de sûrcroit, ce qui ne gâche rien. Sauf que c'est évident, ce patient là ne va pas rester longtemps chez lui, mais retourner vite à l'hôpital.

Une petite semaine plus tard, ce qui devait arriver arriva. Mon patient fut hospitalisé et je me retrouvai avec deux soins ponctuels et bien peu rémunérateurs...

Deux jours plus tard; autre coup de telephone d'un autre décideur. Cette fois, le soin est exigeant. Quatre passages par jour espacés de six heures. Calculez, peu de sommeil en vue...
Ce soin là dure deux mois. Soin exigeant, technique, ça veut dire, banquier qui va être content...

J'ai accepté ce soin qui me mène bien loin de chez moi. Entre les déplacements et les soins, je passe 8 heures par jour pour un seul patient. Mais j'en suis plus qu'heureuse!

Des soins ponctuels et peu rémunérateurs est né une autre prise en charge plus interressante. Le mari d'une de ces dames aura besoin d'une infirmière. Mon ancienne patiente m'a donc appelé tout naturellement.

Un mois après mon nouveau départ, je fais ce que j'aime, sous des auspices enfin cléments. On me fait confiance, je suis merveilleusement bien acceuillie où je vais.

Mon savoir faire et mon savoir être feront le reste. Nul doute.
par ether-et... - publié dans : Le monde...autour
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