Mardi 17 mars 2009
Dhumeur bavarde aujourd'hui...Le soleil, la douceur qui inonde Paris depuis trois jours ou juste la nouvelle moi qui s'extasie encore devant les merveilles de l'extérieur, tout me donne envie de piailler avec délice.

Après mon soin du matin (oui, je n'en n'ai qu'un...), j'ai décidé de m'offrir Paris under the sun.
Direction l'arrondissement de ma tournée, j'ai commencé à entrer dans toutes les pharmacies et à distribuer mes cartes de visites. Le soleil, mon sourire ou juste la sérénité qui émane de moi, je l'ignore, mais j'ai à chaque fois reçu un acceuil des plus charmant.

Pause café en terrasse, puis retour dans mon arrondissement de villégiature, mes petons ne suivant pas jusqu'au bout l'avis de mes désirs: me promener, encore dans les rues.

Cependant non résolue à m'enfermer par un temps pareil, je me suis installée, pour la troisième fois de la matinée, sur une terrasse ensoleillée pour siroter un jus de fruit en lisant tranquillement.

Le soleil donne à l'air un douceur printanière, on se surprend à rêver de parcs dans lesquels nous, parisiens, n'allons pas tarder à envahir pour nous allonger lascivement dans l'herbe...

Soudain, je réalise que ce Paris là ne date pas d'aujourd'hui. Que le soleil, la température fraiche, juste ce qu'il faut, je l'ai connu.
Mais alors, aucune envie de sortir, de cotoyer les autres ne se manifestait. Je rentrais de ma tournée, mangeais, et ne faisait rien du reste de ma journée.

Je suis finalement rentrée aujourd'hui. A contre coeur, en trainant des pieds, passant à la poste chercher des recommandés pour coupine, papotant avec la guichetière (décidément de bonne humeur aussi...quoique, vu qu'ils ont supprimé 4 postes, comprenez ma bonne dame...)

Je suis rentrée et tourne un peu en rond dans cet appartement qui n'est pas le mien. Parce que je n'ai qu'une envie: sortir, voir du monde, papoter, sourire et rire.

Nouveauté délicieuse que d'avoir envie de découvrir cet extérieur qui, il y encore si peu de temps, me tétanisait.

Au delà des petits stress quotidiens bien normaux et inévitables, un sang nouveau coule dans mes veines. Telle une enfant décourant le monde, ma curiosité est mon moteur, mon envie est mon essence et la vie fera le reste...


Par ether-et...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 mars 2009
AH Paris....Ses rues pleines de monde, ses immeubles haussmaniens, ses magasins débordants de merveilles...

Que je suis contente d'être revenue!!

Retour en grande forme, la tête plein de projets, le coeur immense prêt à tout.

Un peu trop peut être...

Forte de la nouvelle personne que je suis, chaque jour me montre mes progrès.
Germe alors une idée un peu folle. Dangereuse aussi, peut être...

J'ai envie de retrouver mon demi frère...de lui dire, lui parler.
Je me mets ainsi en quête d'une adresse mail, parcourant la toile pour trouver le sésame qui me permettra de vomir une ultime fois le fiel qu'il a instillé en moi il y a si longtemps.

Sauf que de fiel, je n'en n'ai plus....

Fi! Si je ne l'inonde pas ainsi, je tiens mordicus à ce qu'il sache. Parce que ce bagage là n'est plus le mien. Retour à l'expéditeur, merci du cadeau, mais non merci.

Je trouve enfin un numéro de portable et une adresse mail.

 Téléphoner? Euh...faudrait quand même voir à pas abuser...C'est un tout petit peu too much pour moi. Pas prête. Pas encore. non, pas question.

 C'est donc parti pour un mail. Un de ces mails qu'on ne sait comment écrire. Comment le commencer, comment le déveplopper, comment le terminer?

J'ai tellement de choses à lui dire. Mais je ne veux pas non plus l'accabler. Ce n'est plus dans ma nouvelle nature. Je veux juste qu'il sache.

Que j'ai souffert, que j'ai perdu tant de temps à cause de ça, que je vais mieux, que je lui pardonne...
C'est pas mal, ça. Sitôt dit, sitôt fait.

Mes doigts pianottent vite, je ne me relis pas. Je sais que ce que j'écris est décousu, pas facile à suivre, mais ça, je ne le ferai qu'un fois. Je ne relirai pas non plus. Pas avant que ma souris n'ait cliqué sur "envoyer message".

Clic. "Message envoyé". Oups...Je me sens conne tout d'un coup.

Dans ma tête des "et si..." se bousculent. Bah...il ne répondra pas; c'est sûr.

Le lendemain après midi, re-oups! Il a répondu.

Je lis, fébrile la missive électronique de mon plus ancien cauchemard... Au début, je m'énerve, sa mémoire lui fait manifestement défaut... Je le sens, il va nier en bloc.

Mes yeux fusillent l'écran et continuent leur progression.

Oh......Il ne nie rien, il admet, il s'en veut, il ne se pardonne pas, ça a changé sa vie. En mal semble t'il.
Une phrase sort du lot "pour moi, les compteurs ne seront jamais remis à zéro".

Il me propose de venir chez lui pour que nous en parlions, pour qu'il me dise, face à face, de vive voix; qu'il me demande pardon. Même si lui ne se le pardonnera pas.

Les larmes coulent sur mes joues. De reconnaissance, de soulagement, de ce sentiment pas très limpide que je n'explique encore pas.

Quel progrès immense, gigantesque!!

Tout ça, c'était hier.

Aujourd'hui, je suis un peu perdue. je ne sais pas bien quoi faire de tout ça. Ca m'encombre un peu.
Je ne veux pas aller chez lui, encore moins seule.

Mais je ne veux pas non plus laisser les choses là où elles sont.

Alors, je vais laisser passer un peu de temps. Je lui réécrirai, un peu. Puis, quand le temps sera venu, peut être accepterai je de le rencontrer pour mettre le point final à cette histoire vieille de 28 ans.
Par ether-et... - Publié dans : Viols et conséquences
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 mars 2009
Avant de partir pour ma capitale, je me suis rendue une dernière fois chez M.S.

Depuis quelques temps, les séances étaient espacées d'un mois environ; 15 jours pour certaines.

Le travail est plus facile, plus fluide. Je lutte moins, mon esprit est apaisé et ne craint pas de voir ressurgir un squelette planqué dans Dieu sait quel placard.

Cette dernière séance, j'ai failli l'oublier. Absorbée par mes préparatifs, je ne réalisais qu'aujourd'hui c'est ma séance qu'une heure avant...

Lorsque j'ai dit à M.S que je l'avais presque oublié, son sourire fut éloquent...

"Oui, c'est vraiment bien Ether...Vous avez vraiment bien travaillé"

Jusqu'ici, je pensais que l'on se devait de détester son psy; ou du moins, s'en méfier comme de la peste.
Cet homme ou cette femme qui remue la vase a toujours un don pour mettre le doigt là où ça va mal. Très mal.

Mais M.S, jamais je ne l'ai détesté ni ne m'en suis méfiée.

J'ai pour lui un profond respect mèlé d'admiration et d'une infinie reconnaissance. Une main de fer dans un gant de velours, qui a su avec patience et parfois tendresse m'amener à tuer mes démons.
Il a su me mener à la renaissance, parfois malgré moi et je ne saurai jamais le remercier assez pour ça.

Alors, ce lundi là, avant mon départ, j'avais comme une nostalgie dans le coeur. Je savais bien que je ne le reverrai pas de sitôt. Mais j'avais aussi ce sentiment de fierté que l'on ressent quand on sait faire du vélo toute seule.

" Oui, je peux vivre sans tuteur maintenant, tout est entre mes mains"

Dernier test pour voir ce qui en moi pourrait faire barrage à ma vie toute neuve. Rien.
Juste mon esprit qui galope trop vite, encore appeurée par les hommes...Mais, comme dit M.S
"Va falloir passer aux travaux pratiques..."

Je suis revenue à Paris. M.S m'a dit un jour "vous êtes venue ici panser vos blessures, maintenant que c'est fait, vous retournez à votre vie. En mieux". Il a raison.

Malgré celà, je sais que lorsque je retournerai à Aix, j'irai le voir. Peut être pour la dernière fois...
Par ether-et... - Publié dans : Viols et conséquences
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009
Il y a déjà un bon moment que je n'ai pas pris le clavier.
Pas faute d'avoir des choses à dire, mais faute de temps et d'énergie...

Janvier et février furent rythmés par mes allers retours Aix- Paris pour organiser mon retour à Paris.

Eh oui! Je capitule, le sud n'est pas fait pour moi...

Je n'y aime pas la vie, pas la façon de vivre, je m'y ennuie et financièrement, je coule.

J'avoue avoir choisi de multiplier les difficultés...Changement radical de lieu et mode de vie, partie sans emploi, plus la thérapie, ceci ajouté aux divers soucis de santé; rien n'a contribué à m'aider dans mon insersion au pays des cigales.

Je ne dis pas, j'ai rencontré des personnes très sympas, mon inclassable et moi avons fait de gros progrès; mais il arrive un moment où il fautb admettre que continuer, c'est s'entêter.

En 6 ans de vie à Paris, je me suis faite endoctrinée jusqu'au fin fond de mon être par notre magnifique capitale.
Amoureuse folle de cette ville, de la qualité de vie qu'elle m'offre, des inombrables possibilités de s'amuser, se cultiver, découvrir; je ne saurais me passer de ma ville lumière.

Ailleurs je me dessèche comme une figue en plein soleil...

Alors que mon cerveau me maltraitait, refusant d'admettre la réalité, mon père est intervenu en sauveur; avec dans ses propos une clarté jusqu'alors masquée par l'orgueil.

Le refus de m'admettre vaincue, l'envie de réussir ce que j'avais si difficilement entrepris me bloquaient, et je ne percevais pas la simplicité de la réponse à mes problèmes.

"Retourne travailler à Paris ma fille!"    

Mais c'est bien sûr!

J'ai hébérgé mon petit frère pendant un an et demi; il peut me rendre un peu! Et ma coupine Chut s'envole vers d'autres cieux trois mois durant!
Elle s'est adorablement proposé de me prêter son chez elle pendant son escapade...fabuleux!

Me restait alors à relancer mes connaissances, entamer les négociations, informer ma banque...

Quelques allers retours à la capitale plus tard; tout était prêt. Juste les inévitables files d'attente à la DDASS et j'ai commencé à travailler ce matin.

Un plaisir indiscible que de retourner chez les patients!! J'ai aujourd'hui la certitude que le libéral est fait pour moi. Il y a là tout ce qui me fait aimer mon métier.

Il ne me reste plus qu'à me trouver un chez moi, pas une mince affaire ici!!
Mais j'ai le temps, je ne suis pas à la rue et j'ai gardé mes affaires dans le sud. Certes, un grand écart pour ce qui est de la stabilité; mais chaque chose en son temps.



De plus, après toutes les difficlutés que mon inclassable et moi avons rencontré depuis mon installation; sentir les larmes monter  chez l'un comme l'autre le jour de mon départ m'a montré que dans le fond; rien n'a changé.
Et ça, c'est probablement la plus belle surprise que mon retour pouvait m'offrir...
Par ether-et... - Publié dans : Un peu de moi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 23 janvier 2009
Déménager pour venir vivre dans le sud n'a pas été la décision la plus inspirée que j'ai prise dans mon existence...
Hormis les difficultés financières en découlant, il est humainement difficile de tout changer dans sa vie pour une personne que l'on aime, mais dont on n'est pas amoureux.

J'ai cependant beaucoup appris pendant les sept derniers mois.
Beaucoup appris sur moi grâce à l'EMDR, beaucoup appris sur mon inclassable, appris à gèrer des émotions, des rancunes, des colères.

J'ai le sentiment d'avoir agi comme un chien blessé qui se retire pour panser ses blessures et qui retourne ensuite vers sa meute.
J'ai envie et besoin de retourner à Paris, maintenant.

Paris, c'est la mère nourricière, celle qui rassure par sa beauté, sa grandeur, la sécurité confèrée par celle que l'on connait si bien et que l'on aime si fort.

Alors, je repars pour Paris. Pas à temps plein encore, mais j'ai organisé pas à pas mon retour grâce à d'anciens collègues désireux de me voir revenir, à ma coupine qui part et me prête son chez elle.

Grâce à mon inclassable et à Chut, je suis allée fêter le nouvel an dans ma capitale. L'idée; déjà germée, à pris un tournant plus concret.
Je suis retournée à Paris il y a une semaine, pour finaliser les discussions. Coupine m'héberge pendant ces jours, gentillesse qui, au delà de me rendre un immense service, m'octroie une parenthèse de pure détente avec ma confidente de toutes les pensées, doutes, peurs joies ou peines.

Aucune limite, aucun tabou n'existent dans nos conversations.

Avec elle, c'est simple, facile de parler comme on le ressent. Elle ne pose pas de jugement de valeur, elle ne se retranche pas derrière ses propres blessures, elle a une tolèrance encore jamais vue.

Rapidement, elle m'a parlé de ses préfèrences sexuelles, des choses qu'elle avait envie de faire.
J'ai, dans un premier temps été heurtée par sa façon tellement légère de voir ce qui était pour moi un acte lourd de sens, parfois dangereux.
Je l'ai, parfois, écoutée fascinée, me décrire ses experiences. Une pointe d'envie dans l'estomac; je me demandais si moi aussi, je pourrais aimer cette façon d'aimer.

Chut aime les hommes. Leur force, leur capacité à rassurer, l'amour avec eux.
Elle aime aussi les dominer, leur infliger "l'amour en paires de claques". Même si cela n'est pas sans rappeler la façon que son père avait de l'aimer...
Mais elle aime aussi les femmes. Leur douceur, leurs courbes, que sais je encore...

Je lui ai dit un jour que ok, je coucherai avec elle le 43 marembre; m'assurant par cette boutade de ne jamais avoir ce rapport dont je n'avais pas envie, étant entièrement, totalement hétérosexuelle.

Lors de ma dernière visite chez elle, coupinette avait une soirée de prévue.
Une de ces soirées latex où les dominas et soumis se retrouvent en congrégation pour laisser exprimer cette partie d'eux socialement rejettée.
Je l'ai regardée se préparer, sortir de la chambre vêtue d'une robe en vinyle noire ornée de fermetures éclair moulant son corps de près, ses jambes ceintes par une paires de cuissardes aux talons vertigineux.

Mes yeux d'hétéro l'ont trouvée belle, sexy...

Je voyais mon amie se muer en femme fatale, terriblement attirante; tant par ses atours que par la lumière qui s'émanait d'elle plus les préparatifs avançaient.
La voir si contente de se parer, voir son regard de biche appeurée se changer en regard de femme sûre d'elle, gourmande a révèlé en moi l'envie.

Je l'ai trouvée attirante, sexy, j'avais presqu'envie qu'elle m'embrasse, de la toucher, sans savoir dans le même temps si j'aimerais vraiment l'embrasser ou la toucher....

Elle n'a rien vu de cet émoi et est partie à sa fête.

Je suis restée seule, souriant en pensant aux idées qui m'avaient traversé l'esprit...

Je lui ai dit plus tard, alors que j'étais rentrée chez moi, que le 43 marembre, c'était ce soir là...
Peut être y a t'il d'autres 43 marembre, je l'ignore; mais le fait que mon esprit jusqu'ici tellement peureux et étroit puisse avoir entrouvert cette porte me montre que la thérapie fonctionne à merveille.
Et bien plus que d'assumer avoir eu envie d'une femme, je vois dans ce qu'il s'est passé ce soir là, le signe de la vraie délivrance de mon fardeau si longtemps porté.

Merci coupinette, je t'aime!!
Par ether-et... - Publié dans : Le sexe et moi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 janvier 2009
De collègue, Francine est passée au rang de sauveuse. Je ne la remercierai jamais assez de m'avoir évité une nuit dans ma voiture, dans le froid.

C'est décidé, je ne vais pas bosser jeudi matin. Une seule et unique chose en tête : je VEUX rentrer chez moi.

Certes, l'appartement de Francine est acceuillant, certes, elle est adorable, certes, elle est prête à me garder encore une nuit.
Mais moi, je veux rentrer chez moi, prendre un bain, dormir dans mon lit, câliner mon chien.

Je me lève vers 10 heures, rergarde vite dehors.

Elle est encore là, tenace, garce. La neige, que je trouvais hier matin si belle, me sort aujourd'hui par les yeux.

M'en fous, j'ai bien regardé les infos, j'ai bien compris que les autoroutes sont encore fermées; mais je veux rentrer chez moi.
Je suis en colère, je ne comprends pas comment on peut prendre des milliers de gens en otage par incompétence.
Parce qu'il faut le dire; au delà du fait qu'ils n'ont pas l'habitude, c'est de l'incompétence pure et dure qui a coupé Marseille du reste du monde deux jours durant.



Je sors de chez Francine, sors ma voiture de son lit de neige et avance, Tom tom me guidant dans les rues désormais plus praticables qu'hier.

J'arrive sur la grande avenue, Louis n'est pas saint aujourd'hui non plus; elle est tout aussi bouchée qu'hier...

Le seul changement, c'est que le sol est noir, il ne glisse pas. C'est un grand cjhangement, même quand on n'avance qu'à 5 km/h!!

Par moments, les automobilistes en sens inverse me sourient ou me disant bonjour. Avec un café et une clope, on pourrait presque faire causette!!

Quelques minutes; pardon, heures plus tard, Ether est en panne de clope; justement. Si je me gare, je risque de rester bloquée pas le talus de neige. Pendant de longues minutes, je n'ose rien faire.
Puis, apparait un bureau de tabac...j'hésite, arf, qu'est ce que j'hésite!!
Finalement, je me décide. Je coupe le moteur, sors de titine et avance bravement vers le bureau de tabac. Je commande, paye, prends ma drogue et ressors, l'estomac un peu serré.

Ont ils avancé devant moi? Vais je me faire engueuler?
Après tout, je suis au beau milieu de la route...

Je retrouve titine comme je l'ai laissé, la file de voiture devant moi n'a pas bougé d'un pouce!

Leçon n° 1 du jour: on peut faire ses courses sans se garer; ça ne gène personne........aujourd'hui.

Les heures défilent lentement, je commence à avoir mal au genou à force d'embrayer et de débrayer. Première, point mort. Point mort, première.....

J'écoute la seule radio nous donnant des infos concrètes; je suis attentive au témoignage d'autres automobilistes.
Un homme parle "je suis parti de l'hopital nord, je suis passé par là et par là et je viens d'arriver sur Aix"

Quoi? Qu'est ce qu'il a dit? C'est où cet endroit? Par où je passe?

Leçon n°2 du jour: il est bien mignon Tom Tom; mais une carte, c'est mieux dans ces cas là...

Je finis par entrer dans mon guide infomatique le nom du patelin qu'à donné l'homme à la radio.

" Dans 500m, tournez à gauche"

Euh...oui, mais là, c'est l'autoroute, et les flics qui font le siège de l'entrée ne me laisseront pas passer. Ca c'est sûr!!

Je vois des gens qui tournent et je vois qu'une petite route longe l'entrée de l'autoroute!!
Je m'engouffre à mon tour et me délecte du bonheur infini de pouvoir enfin avancer. Même à 20 km/h; c'est du bonheur à tartiner.

Je suis fatiguée, la nuit tombe.

Mais enfin, j'avance. Enfin, l'envie d'être chez moi ce soir devient concrète.

Je roule doucement sur une départementale, évitant les branches tombées, les voitures abandonnées et autres motos.
La route n'est pas du tout déneigée, il fait 0°, le gel va revenir et rendre la route telle une patinoire pour voitures.
Je ne sais pas du tout où je vais arriver.



Et finalement, je reconnais.
Je suis à cinq minutes de chez moi.

Je me gare enfin. Epuisée, mourrant de soif et de faim.
Cela fait cinq heures et demie que je suis partie de Marseille.

Mon inclassable et son chéri m'acceuillent, rassurés que je sois entière.
Je n'ai pu appeler personne, plus de batterie...
Ils me servent à boire, me donnent une part de tarte. "Elle est bonne"
"MMMM oui, très bonne"
J'aurais tout trouvé bon tant j'avais faim!

Leçon n° 3 du jour: quand il neige à Marseille, fais des courses pour la route

Aujourd'hui, j'en souris.
Hier, j'en aurais pleuré.

J'ai dormi comme un bébé cette nuit et je ne suis pas allée travailler.
Comme tout Marseillais qui se respecte...
Par ether-et...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 8 janvier 2009
Ah, le sud! Son soleil, sa chaleur, ses cigales....
La douceur de vivre, la plage, le sable chaud...

Qu'il fait bon vivre l'hiver sous la douceur du sud!
Pas de températures polaire, si peu de pluie...
Au rebus les manteaux hyper chaud, les gants, les bonnets et écharpes.

Parce qu'ici, m'sieurs dames, on a froid; mais c'est parce qu'on a pas l'habitude d'avoir moins de 20°...

Alors, moi, la jurassienne exilée à Paris depuis 6 ans; quand j'arrive ici, je ne sors que le manteau le moins chaud et je ris sous cape en voyant les sudistes se plaindre du froid!

Alors, quand la sacro-sainte Météo france annonce de la neige, tout le monde se dit que c'est une erreur, que ça peut pas neiger, ou si peu...
Mais oui, c'est ça!! Trois flocons vont tomber et voilà. Ca suffira à mettre le bordel une heure ou deux et on en parlera plus.

Mercredi matin, 6h45; je sors de chez moi. Quelques centimètres de neige bien blanche jonchent le sol, de jolis flocons virevoltent gaiement.




Je reconnais ce sentiment de joie que l'on ressent lorsqu'on rencontre une chose qui nous rappelle notre enfance ou un lieu aimé que l'on ne voit plus aussi souvent qu'on le voudrait.
J'ai grandi avec la neige, dans le Jura. Et, même si je n'aime pas qu'il tombe des mètres de neige; j'aime la voir, la sentir crisser sous mes pieds. j'aime cet art de changer l'apparence des choses en la recouvrant de ce beau manteau blanc.

Quelques centimètres ne freinent pas une jurassienne; je prends donc ma voiture et pars pour aller bosser sur Marseille.
Quelques courageux m'accompagnent sur l'autoroute, roulant à 60 km/h, on ne sait jamais, ça pourrait glisser!!
Plus j'avance, plus les flocons se font nombreux, gros et lourds.
De cette neige que je reconnais; celle qui tiend partout.
Je comprends vite que ces quelques centimètres sont un vrai problème ici. Chirurgien en retard, anesthésistes invisibles, patients non venus...
Nous ne commençons à travailler qu'à 10h30. Juste quelques patients, les autres ne sont pas venus ou souhaitent repartir immédiatement chez eux.
C'est vrai, la neige, c'est comme la peste ici...

Mais plus je regarde par la fenêtre, plus j'écoute mes collègues qui connaissent la réaction des gens du cru, plus j'angoisse.
Si cette neige, recouvrant maintenant l'extérieur de 30 bon centimètres, tiend; comment rentrer chez moi sans encombre?
Comment faire ces 25 kilomètres avec ces personnes ne sachant pas conduire sur la neige?
Et bordel, pourquoi j'ai pas mis mes pneus neige???!!!



Vers onze heures, la neige cesse de tomber. Je me dis alors que tout ira bien. D'ici 15 heures, ce sera arrangé.

Leçon n° 1 du jour: ne jamais présumer de la capacité de personnes ne connaissant que très mal une chose à les affronter.

Je pars à l'heure dite. Même au sein de la clinique, la neige n'est pas déblayée. Savent ils qu'ils sont responsables si un accident se produit à cause de cette neige au sein de leur établissement?

Je dois descendre une route étroite. C'est raide à la montée, abrupt à la descente.
Ce que je vois alors que je m'apprète à descendre me serre l'estomac.
Personne n'est passé pour déblayer; des véhicules jonchent tout le long dans un sens ou un autre, obligeant à faire du zig zag acrobatique.
A ce moment là, je sais que même pour moi, ça va être chaud.

Pas de pneus neige, je glisse forcément. Glisser n'est pas un problème en soi. Mais faire du slalom entre les voitures; c'est déjà plus chaud...
Pas d'autre issue, je ne peux prendre l'autre chemin; c'est une côté raide que (je le sais déjà) je serai incapable de franchir...

Je me lance, une collègue assise à côté de moi. Elle est terrorisée...
Frein moteur, frein pédale justement dosé, je parviens au bas de la côté sous le regard ébahi des passants.

Je pense alors que ce n'est qu'une toute petite rue, que les artères principales seront; elles; déblayées...
Erreur, Ether.
Déblayer la neige n'est pas une expression connue ici.


J'avance quand même, bien résolue à rentrer chez moi. J'avance à 10 km/h; suivant d'assez loin la voiture devant moi qui fait de drôles d'embardées.
Je sais que je ne peux emprunter l'autoroute; les autorités l'ont fermée, nous obligeant ainsi à prendre la nationale...
Je dois donc prendre une grande, très grande avenue.
Et là, spectacle d'exode sous mes yeux.
Un bouchon monumental s'étend devant moi. Des kilomètres d'avenue bouchés.
Et moi, je suis dedans. Dans ces bouchons. Avançant mètre par mètre à un rythme escargotesque.

Je suis têtue, bornée. J'y arriverai. Quand arriverai je? Je l'ignore, mais j'y arriverai.

Au bout de trois heures trente de ce rythme tuant, je dois me rendre à l'évidence. Je ne rentrerai pas chez moi ce soir.

Leçon n° 2 du jour: ne pas croire à quelque chose quand tu n'es pas la seule à décider

Passée la déception, je me résouds à appeler une collègue pour lui demander de m'héberger. Je dois donc emprunter un autre chemin, prendre des rues qui jusqu'à ce matin là, n'ont pratiquement été prises par personne.
Je trace la route au pas sur cette neige lourde et glissante.

Tom tom, mon ami du sud me dicte la dirction, se moquant royalement des conditions de circulation; annonant bêtement ses directives.
" Tournez à droite immédiatement" me dit la voix désormais insuportable de la bonne femme.
Je vois deux voiture s'engouffrer sur le chemin dicté. Je les suis. Sur environ dix mètres...
Stop, le conducteur juste devant moi descend de sa voiture, vient me voir et me dit "on est mal, c'est l'autoroute, il y a une barrière"
Je vois que le véhicule qui le précède est stoppé une vingtaines de mètres devant lui. Je regarde derrière moi; à droite, à gauche et fulmine "mais qu'ils sont cons! Pourquoi n'ont ils pas interdit de tourner? On ne peux pas faire demi tour et encore moins faire marche arrière!! On est coincés"

Là, nous voyons le conducteur devant nous forcer la barrière (qu'il soit béni) et avancer sur le lieu interdit: l'autoroute...
Nous nous engouffrons à sa suite, et j'hallucine. L'autoroute est bien dégagée, nous pouvons rouler à 70 ou 80 km/h sans problème...Pourquoi ne suis pas alors dans le sens pour rentrer chez moi?.....Grrrrrr....
Y'a comme un truc que je pige pas, là...
Je parviens finalement chez ma collègue, vois un emplacement pour poser ma voiture, commence ma manoeuvre et.....
Patinage avant, patinage arrière.....je suis coincée en travers. Pas question de laisser ma voiture comme ça; trop dangereux pour elle.
J'appelle collègue qui vient m'aider. Cinquante kilos toute mouillée, je la regarde désabusée...Comment pourrait elle bouger ces centaines de kilos à elle seule?

Un homme s'arrête et nous aide. Au bout de dix bonnes minute, ma titine est bien garée; en "sécurité".
Je peux me mettre au chaud, me poser.

Je suis partie à 15 heures, il 19 heures, j'ai parcouru environ 3 kilomètres...

Leçon n°3 du jour: être têtue, ça fatigue...




Par ether-et...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 29 décembre 2008


Mon arrivée dans le sud de la France ne s'étant pas exactement déroulée comme je le souhaitais; professionnellement parlant surtout; je me suis rapidement retrouvée financièrement dans le rouge cramoisi.
Peu habituée je l'avoue à devoir faire attention, j'ai dû sacrifier tout ce qui faisait naturellement partie de ma vie jusqu'ici.

Terminé l'esthéticienne, je ressemble désormais à un grizzli poilu à la peau rêche...
Terminé les virées shopping, je remets inlassablement les même vêtements; bientôt élimés jusqu'à la corde; ayant grossi, le choix se limite désormais à deux pantalons, trois pulls et basta.
Terminé le coiffeur tous les mois, mes cheveux presque au bas des reins laissent apparaitre une large bande de cheveux bruns...

Ainsi; ceux qui me connaissent savent que je ressemble à tout sauf à moi....

Cherchant désespèrément un cadeau pour mon Noël; ma mère a eu l'idée lumineuse de m'offrir une séance coiffeur.
Je reçois peu avant mon départ en vacances un bon pour retrouver figure humaine; ma mère m'annonçant que le rendez vous est pris le 23 décembre, à 14h.

Je suis heureuse, je ne supporte plus du tout ma tête, ça va me faire un bien fou.

Jour dit, heure dite, j'arrive chez le coiffeur. Nous regardons ensemble la teinte exacte qui va orner mon crâne, commençons par les racines.
Ok, c'est plus des racines à ce stade là...c'est carrément un cinquième de ma tignasse!!

Je ne me souvenais même plus que ça grattait un peu la couleur qui prend...mais j'attends patiemment que l'on vienne infliger à mes longueurs le même traitement certes agressif, mais tellement libérateur.

 
Enfin, quelques quinze ans plus tard, un jeune apprenti vient "allonger ma couleur", gestes bien peu délicats, mais j'avoue qu'à ce moment là, je m'en fous pas mal....

Une bonne demie heure plus tard, passage au bac, on rince la couleur, shampooing, masque et hop, on coupe.
Je montre au coiffeur la coupe qui me plait, c'est dit, on y va.

"Dégradez bien, s'il vous plait, j'aime quand le dégradé est bien visible" lui dis je pleine de confiance.

Avez vous remarqué que quoi que vous demandiez à un coiffeur, il finira toujours par faire ce que lui a décidé?

Mon coiffeur décide quant à lui que le dégradé que je souhaitais net serait d'à peine deux centimètres...autant dire que dalle...
"Ben oui ma bonne dame, après c'est pas beau!!"
Hum...c'est sûrement pour ça que la coupe qui m'allait le mieux était dégradée d'environ 15 cm...

Pas une cata, ce sera de toute façon bien mieux qu'à l'arrivée!!

Le brushing arrive; enfin; depuis 6 mois, je vais pouvoir avoir les cheveux lisses!!

Je regarde dans le miroir l'évolution et petit à petit, un doute s'insinue.
Plus il avance, plus je vois une couleur nettement diffèrente aux racines que sur les longueurs...
Je finis par l'arrêter pour regarder de plus près. Peut être est ce parce qu'il est devant la lumière, une ombre me faisant ainsi croire que l'impensable est arrivé...

Non...à y regarder de plus près, c'est pire...

Mes racines sont clairement d'un beau cuivré franc et mes longueurs d'une couleur indéfinie, entre le blonc moche et un roux passé depuis bien longtemps...

Je vois le coiffeur se décomposer. Gèné, il me demande si je veux qu'on refasse la couleur.

Ben, j'aurais aimé qu'on ne la fasse qu'une fois, moi...et pis, j'ai peur de cramer mes tifs...

"Non, rien à craindre, c'est une couleur douce que nous utilisons, pas la même que pour les racines"

Ah bon? Ca explique peut être l'affaire...Quoiqu'il en soit, en dix ans de couleurs; jamais celà n'était arrivé...
L'erreur est humaine après tout, il y a eu un coup de rush pendant que la couleur prenait, c'est possible qu'ils se soient plantés. Si ça n'abime pas mes cheveux, allons y!!

Re-couleur par l'apprenti qui m'affirme n'y être pour rien, qu'il a fait la couleur qu'on lui avait préparé.
Mais je veux bien mon lapin, je cherche pas de coupable, moi...

Je le sens stressé le petit, ses gestes sont saccadés, tant et si bien que paf! un gros paté de couleur échoue lamentablement sur mon bras.
Euh...c'est pas là que je la veux la couleur, hein...
Pas de souci, il étale largement au pinceau pour "pas que ça tache"

Ok....re-pose. La mèmère commence à avoir la nicotine que la démange.
Après tout, si je suis encore là, que ma mère fait des allers retours courses-coiffeurs, que le stress monte parce que grand frère arrive à 18 h et qu'il est presque 17heures, c'est leur faute...
Je me lève, prends une cigarette dans mon sac et sort la tête haute fumer la clope soupape.
J'en profite pour appeler ma coupine Chut qui, hilare, me suggère d'écrire l'aventure ici.

Je retourne à moitié congelée (c'est un vilain défaut de fumer...)me rassoir et regarder l'heure. Je pose depuis 25 minutes, il me semble bien avoir entendu "pas plus de vingt minutes"...
Cinq bonnes minutes plus tard, je vois mon coiffeur arriver; une lueur de panique dans le regard: "on va vite au bac"

Ouh là...j'aime pas ça....

Re-rinçage, re-shampooing (seront propres mes tifs), re-masque et là, le coiffeur aperçoit la grosse tache sur mon bras.
"Mais qu'est ce que c'est que ça?"

Ben, c'est l'apprenti qui en a fait tomber...

Jamais je n'ai été aussi rapidement débarrasée de mon peignoir!! Et là, je vois une magnifique tache cuivrée sur mon pull...

Ah...là, ça commence à me chaufer un poil....
Détacheur, rinçage effrèné de ma manche, inquiètude sur tous les visages...Tant et si bien que j'ose une blague...

"tant qu'à se planter, au moins que ce soit tout sur la même cliente, vous vous ferez engueuler qu'une fois!!"

Ah...ça n'a fait rire que moi...pas grave...la tache disparait doucement mais sûrement. Et puis, il est vieux et moche ce pull. En vrai je m'en fous un peu à ce moment là. Tout ce que je veux, moi, c'est partir.

Re-brushing devant le regard inquisiteur de ma mère et de mon inclassable qui cherchent sur mon crâne, devenu soudain le centre de toutes les attentions, le moindre signe que la couleur a foiré.

Je regarde le résultat, ni contente ni mécontente. C'est nettement mieux qu'à l'arrivé, mais ça ne ressemble en rien à la coupe demandée.
Et puis j'en ai plus que marre d'être ici. Plus de quatre heures pour récupèrer une tête correste; c'est beaucoup trop long pour moi!!
J'accepte donc les excuses de ce coiffeur qui, bien qu'il soit tout à fait gentil, ne me reverra pas de sitôt!!

Il ne mesure pas la chance qu'il a eu de se planter après que j'ai entamé ma thérapie. Quelques mois plus tôt, et il voyait son salon transformé en champ de bataille...

Quant à moi, j'ai malgré tout apprécié énormément la cadeau de ma mamounette.
J'ai malgré tous ces aléas; aimé avoir accès à ce luxe interdit depuis des mois, me contentant amplement de ma nouvelle couleur approximative et de ma coupe plus que moyenne.


Par ether-et...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 27 décembre 2008
Déjà!




Un an que mon blog existe, que je le nourris lorsque j'y pense, lorsque ma vie change, lorsque mon psy change ma vie.
En un an, que de changements!!
En un an, ce blog, ses lecteurs, leurs commentaires, mes rencontres m'ont poussés, aidés à devenir une femme plus forte et plus épanouie que je ne l'ai jamais été.

Alors, à toi mon blog et à vous qui le lisez, merci!
Que mes écrits soient encore des lectures pour vous..
Par ether-et... - Publié dans : Un peu de moi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008
Traverser l'existence sans avoir de réelle passion, sans s'attacher à ce (ceux) qui pourrait nous faire du mal, en choisissant de juste vivotter au gré des jours qui se suivent.

Inlassablement, ou presque, accepter une vie qui au fond, n'en n'est pas une.

Etre ce que j'appelle souvent une "no life".

Combien de fois ai je fait ce triste constat en regardant ma vie, ce que je choisis de faire de mes journées...

Rien ne ponctue un train train assommant de monotonie. Pas une passion que je n'ose avouer, vivre, ou même ressentir.

Sombre avenir pour qui décide de vivre sans vivre...

Et puis un jour, une décision; plus clairvoyante qu'à l'accoutumée, vient bouleverser le ron ron de cette vie trop bien huilée.

Après les larmes et la puissance du mal-être engendré par cette décision (surtout par la mise en pratique); vient une lumière.
Pas LA lumière, je ne suis pas encore morte; mais une lumière quand même.
Cette chose qui donne l'espoir, qui fait vibrer tout ce qui coule en soi, tout ce qui a toujours été vivant; mais comme endormi, étouffé par le poids d'un passé dont on est incapable de se défaire.
Etouffé au point où l'on ne se rend même pas compte à quel point on ne vit pas, à quel point l'on passe à côté de sa propre vie.

Et tout d'un coup, tout se libère, cette chappe de plomb se dissipe.

Une rencontre, un regard, un clin d'oeil et l'on ressent des émotions oubliées, on se surprend à rêver, à esperer, à chercher celui qui attire l'attention.

Et je me demande; est ce vraiment celà que de se sentir vivant? Rêver cet autre en qui l'on n'osait plus croire?
Comment une simple rencontre, sans autre relation, peut donner envie de sentir le soleil, voir le monde qui bouge, rencontrer des gens, sortir de chez soi?

Je n'ai encore aucune réponse. Ni à ce que cette rencontre donnera, ni au pouvoir d'un regard sur une attitude de vie.

Ce que je sais, en revanche, c'est que quel que soit l'avenir ; cette rencontre m'aura montré que je suis encore bel et bien vivante et que j'ai à nouveau envie de vivre, aimer, découvrir, partager.
Par ether-et... - Publié dans : Le monde...autour
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sexy sur erog.fr - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés

: les blogs pour adultes d'