Jeudi 3 janvier 4 03 /01 /Jan 16:03


La famille...c'est un terme qui peut véhiculer les plus beaux sentiments, les trahisons et les blessures les plus terribles.

"On choisi ses amis, on ne choisi pas sa famille" ...
Non, on ne choisi pas sa famille; on s'en accommode, tant bien que mal. 
Son sein peut être destructeur ou régénérant, son aide magnifique ou illusoire.
On peut trouver de tout dans une famille. De l'entraide la plus altruiste à la violence la plus extrème.
Pourtant, ces opposés portent le même nom.

Comme une sorte de lot de naissance qui scellerait à jamais cette part de destinée qu'est l'aube de la vie.
A chacun de choisir de la sublimer ou de la fuir; selon ce que la loterie de la vie nous a offert en dot.

Pour ma part, ma famille est telle que je l'aurais rêvé. 
Certes, j'ai tendance à limiter le terme "famille" à parents, grands parents et fraternité; chacun voit midi à sa porte...

Mais cette famille proche m'apporte bien plus que je n'aurais su rêver.

J'ai souvent entendu des amis de mes parents leur dire qu'ils nous avaient élevés trop durement. 
Un jour, je suis sortie de ma réserve pour donner l'avis d'une des principales concernées. Comment peut on juger de la qualité d'une chose si on ne la connait même pas?

Certes, j'ai eu une éducation stricte, avec des règles établies très fermes.

Mais l'adulte que je suis devenue se doit de remercier ses parents. Lorsque l'on grandit, les choses prennent un jour nouveau, la rebellion adolescente partie, la maturité grandissante nous montrent les sacrifices faits pour notre bien.
Là où je rugissais de rage de ne pouvoir sortir avec mes copines ou avoir les dernières fringues à la mode, je vois avec honte les difficultés que mes parents ont pu avoir à nous protèger ou à nous assumer financièrement.


Mes parents, mes deux frères; voilà mon quotidien d'enfant et d'adolescente. Entre cris, rires et larmes; bagarres et connivences, mes parents jonglaient avec habileté pour tout savoir, tout diriger, tout maitriser avec ce qui fait leur talent:nous laisser notre libre arbitre.

Aucune punition, aucune gifle, aucune fessée n'était donnée sans une explication approfondie et une leçon de vie qui nous menait à comprendre ce que nous avions fait de mal.

J'admire profondément ma mère qui savait distiller sa tendresse et son amour sans jamais montrer sa fatigue d'avoir à gèrer un travail, une maison et l'éducation de trois enfants parfois terriblement turbulents.
Jamais je n'ai vu un signe de lassitude, de ras le bol. 
Je n'ai rien vu de ce que ça pouvait avoir de difficile de vivre tant de vies en une seule.

J'admire également énormément mon père (ce héros) qui a su au delà de son rôle de "grand punisseur" nous inculquer le goût à la remise en question, la culture, la reflexion sur soi et sur autrui, la tolérance, l'ouverture d'esprit.
Ce roi des grandes phrases qui me laissaient muette d'incompréhension savait il que ces vérités prendraient un jour tout leur sens à mes yeux? Je l'ignore, mais il est certain qu'aujourd'hui encore; "papa a toujours raison". (bon, ok, je suis la fifille à son papa; et alors?)

La combinaison de ce duo aussi soudé que différent a fait des merveilles. Ils ont réussi un merveilleux challenge. Donner tout son sens au mot "famille".

Une fois passées les crises d'adolescence, les petits conflits d'interêt aussi mesquins que passagers; mes amis-ennemis mes frères sont devenus tous les deux mes amis.
L'âge adulte a su nous rapprocher, l'éducation que nous avons reçue et le sens des valeurs ont fait le reste.
De confidences à entraide, de fous rires à crises d'angoisses; mes frères et moi avons su; grâce à ce que nous ont offerts nos parents; construire une relation d'adulte équilibrée au delà du lien de parenté.

Mon petit frère, mon complice de l'enfance, mon ennemi de l'adolescence m'émerveille sans cesse par ces facettes qu'il dévoile avec parcimonie; tel un diamant qui prend tout son éclat dans la lumière. 
Surprenant de froideur et de détachement, il sait me clouer sur place avec une phrase empreinte d'un tel amour et admiration que j'en reste pantoise, les larmes aux yeux. 

Mon grand frère, victime de tous nos coups fourrés, cible de mon mépris adolescent a su devenir un confident, un ami qui sait se montrer présent et compréhensif.
De celui que je pensais sans fond, je découvre un être sensible et doux; attentif aux autres et soucieux de leur bien être.

Les rigueurs enfantines ont su être oubliées, pour ne laisser place qu'à des souvenirs émus et à des amitiés nouvelles qui, si on y regarde de plus près, seraient bien insolites si nous n'étions pas frères et soeur.

Alors, à eux quatre, à chacun d'entre eux, j'ai envie de leur dire que je les aime depuis cet endroit de mon coeur où il n'y avait rien au départ et où se trouve aujourd'hui leur empreinte indélébile.

Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
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