Mercredi 16 avril 3 16 /04 /Avr 12:35
Mon premier amour était parti.
Je l'ai attendu, longtemps, sursautant à chaque fois que le téléhonne sonnait, courant vers ma boite aux lettres lorsque le facteur était passé.

Rien. Jamais sa voix au bout du fil, ni son écriture sur une enveloppe.

Petit à petit, mes larmes se sont taries, mes yeux se sont levés sur l'horizon, la vie a repris ses droits.

Quatre ans plus tard, j'acceptais de ma nouvelle amie un voyage en Tunisie, pour nous reposer.

Elle est partie une semaine avant moi, me télephonait de là bas, me disait qu'elle avait trouvé un homme charmant, qu'elle tombait amoureuse, qu'il fallait vite que je vienne le rencontrer.




Je suis arrivée là bas, un peu craintive de ce que j'allais trouver, de tous ces inconnus que j'allais devoir rencontrer.

Très vite, F, mon amie, me présente son copain et un autre garçon charmant, tout en sourire, le charme tunisien incarné.
Nous passons la soirée tous les quatre, dans la tièdeur des nuits tunisiennes, dans un décor de mille et une nuits.
Le charme de S, le jeune homme qu'elle m'a présenté a peu à peu raison de mes craintes, de mes barrières. L'alcool aidant, j'accepte qu'il me raccompagne dans ma chambre.

Nous y avons passé une nuit charmante, je goûtai à une façon de faire l'amour plus brute, plus passionnée.

Le lendemain matin, il m'a envoyé le petit déjeuner dans ma chambre, et un magnifique bouquet de fleurs.

La semaine s'est déroulée de façon idyllique, sous le soleil tunisien, nous étions tous les quatre parfaitement heureux.

L'heure du départ a sonné, apportant avec lui son lot de larmes, d'espoir et de craintes quant à l'avenir de cette relation toute neuve qui nous séparait déjà.

Le retour en France fut mitigé, partagé entre le bonheur d'avoir enfin brisé cette solitude de quatre ans et la tristesse d'être seule sans plus vraiment l'être.

L'année qui suivit fut difficile, le temps était comme suspendu, je gèrais ma vie selon les lettres, les coups de fils, les projets de partir, les tentatives qu'il faisait pour venir.

Je ne vivais que pour lire sa prose si tendre et pleine de promesses d'avenir commun.
Le samedi après midi était dédié à nos coups de fil interminables terminant souvent par des lamentations sur cette distance si douloureuse ou sur nos soupirs de désir inassouvi.

Je suis retournée quelques fois en Tunisie, partager sa vie le temps d'une semaine ou de quinze jours, trève idyllique dans cette relation qui ressemblait plus à une bataille qu'à une explosion de joies.
Se retrouver était à chaque fois un parcours du combattant, pouvoir savourer la peau de l'autre était une quête d'un Graal de plus en plus compliqué à atteindre; fatigués que nous étions de nous battre chaque jour pour faire vivre cette histoire.

Au bout d'un an, nous ne nous étions vus que 4 fois, notre relation ressemblait plus à une succession de reproches, de doutes et de questionnements sans réponses.

La relation pris fin naturellement, condamnée elle même dès le départ par cette distance asphyxiante.

Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Calendrier

Octobre 2017
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés