Mardi 13 octobre 2 13 /10 /Oct 22:32
A la demande générale (m'enfin...surout celle de coup's à qui je ne peux plus rétorquer qu'elle non plus elle ne gribouille plus trop), voici, voilà quelques nouvelles.


Je sais que depuis un bon moment, je n'ai pas pris le temps de tapoter joyeusement mon clavier.
c'est que d'être joyeuse, je n'en guère eu l'occasion.

Je vous ai laissé alors que j'étais épuisée, tombant de fatigue, pleurant presque à un bonjour plus chaleureux qu'à l'accoutumée.
J'ai pu bénéficier de quelques jours de repos à la campagne, bien au vert et au soleil fin août.
Cinq jours de calme, de jardin, de popotte; oui, vous avez bien lu: jardin et popotte.

L'immense propriété d'un ami, sa maison chaleureuse, les produits du jardin en surnombre (je hais les courgettes) m'ont amené à faire du manger pour congeler.
Ben....on va pas jeter non plus, hein!

Voilà donc mon pote avec un congélo plein de victuailles pour tout l'hiver et au delà.

De retour de ma parenthèse campagnarde, je reprends le boulot.
Contente, reposée (à peu près), me revoici sur mon scooter (m'avait manqué le bougre) à faire la tournée de mes petits patients.
Le midi, je laisse mon engin devant chez mon frère pour emmener mon chat, sa caisse, sa bouffe et tout le toutim chez moi en taxi. Pas trop facile à trimballer sur un scooter tout ça!

Le soir, le chat a retrouvé sa frangine la chienne, ses petites habitudes et moi, je cherche un tacot histoire de retrouver mon scoot et retourner bosser.

Depuis que je me balade casque vissé au crane, on me rabache que c'est dangeureux, que je dois faire gaffe, gnagnagna...

Bref, je ne trouve pas de taxi, la ligne de métro est directe, aller, prenons le métro, ça va me dépayser je ne l'ai pas pris depuis des lustres.
Une fois dans la rame, je me souviens pourquoi je déteste le métro. Pas de place assise, des gens qui font la gueule, qui puent...que du bonheur.

Chapelle, je descends. Trois touristes devant moi semblent penser que parce qu'ils sont en vacances, tout le monde l'est marchent tranquillou en prenant toute la largeur du quai... M'énervent déjà, eux...

Je te double le troupeau mollasson, entame la descente des escaliers en béton et ... loupe une marche.

Je ne vois pas ma vie défiler sous mes yeux; juste le béton, les marches que je risque de dévaler comme un morceau de viande si je ne fais rien; là; maintenant, tout de suite.

Je tends le bras, m'accroche à la rampe pour retenir ma chute, pour éviter de me rompre les os.
J'atterris sur la cuisse, ma main cramponne toujours la rampe des fois que je continue à tomber, on sait jamais, avec mon poids hein...



"ça va, vous ne vous êtes pas fait mal?" me demandent les touristes.

Fierté, orgueil, colère....C'est leur faute, s'ils n'avaient pas pris toute la place, s'ils ne m'avaient pas énervée, je serais allé plus doucement et pas tombée....
Je ne leur lance pas même un regard, je lance juste un "non, ça va"; me relève et reprends (prudemment cette fois) la descente de ce p..... d'escalier.

Sauf que le "ça va" il sonne dans mon corps comme un beau mensonge... Mon épaule me fait mal. Plus j'avance et plus j'ai mal.
J'appelle mon frère qui habite à côté qu'il vienne m'aider, mon sac me torture l'épaule; les larmes de douleur pointent à mes yeux, mon corps se plie sous l'intensité de ce que mon épaule me fait ressentir

Arrivée chez mon frère, je me pose sur le canapé, prend mon téléphone pour appeler un médecin et craque. J'ai trop mal, comme une enfant, je pleure un gros bobo.
Le frangin, inquiet me propose d'appeler les pompiers, je l'envoie dans les cordes direct.
On va pas déranger les pompiers pour ça!
Et puis, moi, je dois trouver qui va s'occuper de mes patients ce soir. Là, j'ai déjà compris que bosser, ça va pas être possible.

Au bout de trente immenses minutes, durant lesquelles je manque hurler de douleur, défaillir; je trouve qui va gèrer ma tournée. j'accepte enfin d'aller aux urgences.

Je passe sur l'ambiance chaleureuse et enjouée de la salle d'attente, l'infirmière me reçoit, on parle deux minutes et me propose un antalgique.
En bonne collègue, elle me laisse le choix de ma drogue.
Acupan! J'en donne souvent, mais je n'en n'ai jamais pris. Parait que c'est dégueu, testons!

C'est pas dégueu du tout, juste un peu amer. Mais en renvanche, ça shoote sévèrement sans vraiment calmer la douleur...

Un externe vient me chercher, m'ausculte (comme un externe, hein) et va chercher son boss.
Re-auscultation, discussion, leçon.

Non ma bonne dame, vous pas y'en aller bosser avant un moment, vous y'en avoir au mieux un hématome, au pire une lésion de la coiffe des rotateurs.
Tiens, voilà une belle écharpe, une jolie ordonnance et reviens dans une semaine pour savoir quoi toi y'en avoir.



Mrfff, sgrongneugneu... Ca arrange pas mes affaires ces conneries...
Passage pharmacie, rentrage maison, retelephonage pour organiser la semaine.

Et aussi, grosse, grosse fatigue.
Mal, stress, douleur, je suis épuisée. Je vais me coucher en priant pour que demain, mon épaule aille déjà mieux.

On est con des fois...

Parce que le lendemain, la bougresse d'épaule me fait toujours un mal de chien. Je découvre en ronchonnant les joies du déshabillage, douchage, sèchage et rhabillage à une main. parce que non, non et non, je veux pas qu'on m'aide! Je me débrouillerai seule.

J'ai vite capté que se débrouiller seule me coûtait cher; mon épaule me rappelant sans cesse où elle est (des fois que j'ai oublié). j'ai eu beau l'engueuler et lui dire qu'on était sensées faire équipe, elle se rebiffait en me gratifiant d'une douleur lancinante qui me vrillait jusqu'entre les homoplates...

Le lundi suivant; ça va mieux, je pars à lhosto revoir le medecin en me disant que youpee, demain, je retourne taffer.
Radio, cette fois, auscultation. Oui, mais si aussi, le toubib, il me fait faire des trucs que je peux pas encore faire, ça va pas aller! Juste lever le bras à 45°, c'est pas suffisant?

Faut croire que non, arrêt de 10 jours encore pour lésion de la coiffe des rotateurs, suite de sub luxation postérieure.

Trois semaines plus tard, je suis repartie bosser, enfin.
On dira que ça va, que je gère, mais cette garce me fait toujours mal et le dos s'est joint à la rebellion.

Du rhume qui a suivi me reste une bronchite; à part ça, tout roule!!
Par ether-et... - Publié dans : Un peu de moi
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