Le monde...autour

Lundi 27 septembre 1 27 /09 /Sep 11:05

Oué, je sais, ça fait un bail... Pas grand chose de neuf de toutes façons...

Mais là, comme une envie d'écrire, de dire que ça ne va pas. Que je ne sais plus...

 

Sûrement un article brouillon, un peu comme ceux que Chut lisait et dont elle me disait qu'on sentait à quel point cet article était une forme de soupape que je soulevais. Histoire de ne pas exploser. Ou imploser.

 

Là, je suis sur le point d'imploser plus que d'exploser. Peut être ne sais je plus comment exploser; comment hurler, comment me mettre en colère et dire à quel point j'ai mal.

 

Oh, je vous rassure, rien à voir avec mes viols. Eux appartiennent désormais au passé, je crois. Parfois une tritesse passe sur mes yeux quand un souvenir revient; mais elle est vite effacée par le souvenir de l'EMDR et de ses bienfaits...

 

Mais ces bouts de moi laissés dans cette cave, dans cette chambre avec mon demi frère me manquent aujourd'hui.

Je ne sais pas comment vivre ma vie; concilier mes envies et mes capacités. Je suis une infirme de la vie et de l'amour. Tous ceux que j'aime sont loin; qu'ils soient partis vivre leurs rêves, ou qu'ils poursuivent leur route dans une autre ville que moi. Et je me sens seule. Désespèrément seule.

 

Je ne sais plus comment attendre que la vraie vie veuille bien me prendre dans ses bras; me cueille et m'emmène pour qu'enfin, je laisse la survie derrière moi.

Je ne me sens plus la force de me battre. Je n'arrive plus ni à espèrer, ni même à croire. Je suis vide; vidée.

Samedi, je suis allée dîner chez des personnes que je ne connaissais pas. Au cours de la soirée; lui me dit qu'il n'a aucun souvenir avant 6 ans....
Moi non plus... Après 6 ans; quelques bribes ici ou là; mais je ne garde pas de souvenirs précis de mon enfance. Comme si mon esprit avait effacé de sa base de données tout un pan de ma vie.

 

Je sais que je raisonne mal; mais ce n'est que le reflet de mon mal être actuel. Je me dis que quoi qu'on fasse, on doit se battre. Un violeur est condamné à 5 ans en moyenne. Sa victime; elle; est condamnée à vie. A se battre pour pouvoir simplement survivre; accepter que son coeur batte, que l'air entre dans ses poumons. Accepter qu'autre chose puisse valoir le coup.

Une vie pour apprendre à s'aimer sans pour autant savoir comment on est sensé faire.
Une vie pour tenter de pouvoir croire en la parole donnée.

Une vie pour se dire que oui, quelqu'un peut nous aimer...un jour...peut être.

 

Et la réponse perpetuelle, facile, à des années lumières de nos possibilités: "aimes toi, si tu ne t'aimes pas, comment veux tu être aimée?"

 

Triple lol... Et comment qu'on fait pour s'aimer quand on s'est haï pendant 30 ans? Allez y les malins, je suis preneuse!

Nan, parce que je suis pas plus débile qu'une autre, hein; j'en ai essayé des trucs. Rien, je dis bien, rien ne marche.

Je suis restée figée, pétrifiée par cette vie si mal entamée. Je n'ai plus confiance en elle. Je la sais si sournoise...

L'on me demande si j'ai déjà été heureuse... Oui, 3 semaines. En 30 ans. Et encore, je me pissais dessus de trouille.

 

Sinon; je survis. Je me laisse parfois aller à m'aimer; mais mes attentes étant toujours démesurées, je me ramasse la gueule.

Quelqu'un me disait un jour " laisse la séduction faire; sois une amante potentielle"...

Euh, oui, mais comment on fait ça? Etre une amante potentielle? Je connais le lexique, sa signification; mais la mise en pratique, ça donne quoi? Non, parce qu'en toute honnêteté, je ne sais pas.

 

Je crève du manque d'amour et je suis incapable de le laisser entrer. J'ai tellement peur, je m'aime encore tellement peu que ça relève de la science fiction.

 

Et ça tourne dans ma tête, les idées débiles s'entrechoquent et je deviens folle. Je m'enferme, je fais l'ourse, je me recroqueville dans ma peine. Je pleure, j'ai mal et je ne sais pas comment sortir de cette spirale de merde.

Et cet ami qui vit avec moi s'en prend plein la gueule. Je transfère sur lui mes peurs mes doutes, ma colère, ma hargne, ma frustration.

Il doit partir; s'en aller pour que je me laisse crever. Pour que je puisse ensuite ressusciter. Et chaque fois qu'il me dit "quand je serai parti", je me mets à pleurer... Alors que c'est moi qui lui ai demandé de s'en aller...

Sauf que j'ai peur d'être à nouveau seule chez moi, seule face à moi, à mes faiblesses, mes angoisses.

 

Mais pour une fois dans ma vie, je dois faire ce que je sais être bien. Il doit s'en aller. Il doit vivre sa vie loin de ma pollution négative.

Moi, je dois pleurer toute cette flotte dans laquelle je suis en train de me noyer. Puis, remonter prendre une goulée d'air. Et reprendre ma survie, sans réfléchir, sans espèrer, mais sans souffrir.

Je dois faire mon deuil de cette vie que j'ai espéré si fort depuis la fin de l'EMDR; laisser partir l'idée de l'amour, de l'enfant, de la vie normale.

 

Alors; pendant que je fais ce deuil; je ne serai pas disponible. Tournée vers moi comme une toupie; je ne verrai rien d'autre que moi. Je m'en excuse d'avance.

Par ether-et... - Publié dans : Le monde...autour
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Mercredi 13 janvier 3 13 /01 /Jan 14:23
La neige est tombée sur Paris, recouvrant de son manteau blanc le toits, les rues, les trottoirs.
C'était bôô....si tu avais le temps de t'arrêter regarder.

Et si cette neige si belle ne m'obligeait pas à délaisser mon scooter, mon ami abandonné depuis 15 jours au garage, rapport aux vacances.

Me voici donc contrainte de prendre le métro, le bus, mes shoes pour aller chez le patient....

Une perte de temps substantielle qui m'a mise, il faut bien l'admettre, de fort belle humeur.
Pas me parler, pas me regarder, pas me bousculer, je suis pressée, je boooosse moua! genre, les autres, ils bossent pas; pas chier la fille, hein!

Un matin un lapin; euh, non; je pose mon auguste postérieur sur un siège d'une rame de métro; face à moi, une femme qui s'agite.
Je lève les yeux; prête à ronchonner quand je m'aperçois que la dame, elle se maquille!
Dans le métro! Et pas qu'un peu la bougresse!
Siège d'à côté, même scénario...

Keski se passe ici??? C'est la salle de bain commune ou quoi?

Curiosifiée, je regarde discrètement la scène qui se déroule devant mes yeux ébahis .

Bah oui.... Se maquiller dans le métro! N'en voilà une idée qu'elle est saugrenue!

Déjà, tu te tapes un air con et pas qu'à moitié... Mais elles, elles ne se rendent pas compte que toute la rame les regarde avec pitié. Elle se maquillent!

Ensuite, question lumière, on fait mieux... Le résultat à la sortie, bonjour les dégats!!
Et se maquiller avec un miroir de poche, ça ne permet pas de voir l'ensemble...
Imagine un peu, côté droit nettement plus orange que le gauche.... Les questions du genre "t'es malade? t'as mangé trop de carottes"
Pis le métro, ce con, c'est qu'il roule! Et il se balance pas toujours délicatement... Faut faire gaffe à pas se crever un oeil!

Donc, je regardais cette femme, qui au delà de se massacrer la tronche, prenait un air hautain et dédaigneux, genre "oué, moua, je sais me faire belleu!".
Mais oui, ma chérie, on va pas te contrarier de bon matin, hein... Mais t'aurais peut être dû te lever un poil plus tôt, parce que là....

Alors, et par le menu:

Quatre bonnes minutes de poudre sur toute la face. Orange la poudre. Ocre, presque. Bien arrêtée au niveau de la mâchoire.
Wouarf! Pas sourire, le cou et le dessous du menton....tout blanc. Résultat naturel 0% garantit.

Bref.... Après, faut faire le bleuche... Que je te touille le pinceau kiprentoutelaplace dans le sac à main sur le tout petit blush, et paf! Une tartine sur la joue droite!
Rebelotte et paf! Une autre sur la joue gauche.

Que c'est joliiii!!! Un rond rouge sur chaque joue, c'est trop beau!

Re- réprimation sourire; pas se moquer, pas bien....

Passe que maintenant, faut faire les yeux (ben oui, tant qu'à faire, autant se massacrer la tronche en entier...)
Une tonne d'un crayon bien baveux mode ultra bas de gamme sur chaque paupière, sous chaque oeil, un placard de mascara épais qu'on dirait du pétrole brut sur les cils et hop!

De matrioshka ratée, on passe à un mauvais pierrot triste.

Et pour la touche ultra pouf, du rouge à lèvres que l'on n'oublie pas d'appliquer aussi sur les dents.

Woualàààà!!!!!

clown.jpeg je me demande...Grimm embauche ou pas?

Je me suis épatée à garder mon sérieux pendant tout ce manège. Je dois bien admettre que ces deux femmes m'ont fait passer un moment agréable dans cette rame de métro; elle m'ont même mises de bonne humeur pour la journée...

Mais quand même mesdames, prenez dix minutes pour faire ça chez vous, bien éclairée, confortablement. Parce que vu de l'extérieur, c'est juste pas possible de laideur... C'est pas exactement le but du maquillage, non?

Par ether-et... - Publié dans : Le monde...autour
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Vendredi 1 janvier 5 01 /01 /Jan 19:02
Bonjour, vous!

Ca faisait un bail, hein!
Oué, je sais.... Mais bon, voilà, grosse fatigue, déménagement, départ coup's, boulot, blabla....Bref, la grosse flemme bloguesque.

C'est pas comme si mon blog c'était essentiel à ta vie! Même pas grave au final!

Bon, sinon, ben ça va, moi.... Mon frangin squatte mon salon avec sa copine et son cleb's depuis un mois et demi, un dégats des eaux dans la salle de bain les obligeant à fuir leur nid douillet...
Bah, ça a fait de la compagnie à la mèmère! Je les aime bien tous les deux; même si la belle finissait sa thèse et était légèrement tendue par moments... T'as vu la façon délicate de dire qu'elle a eu des passages bien brise ovaires?

Le boulot, c'est plutôt calme, mais c'est pas bien grave vu la flemmingite aïgue que je me traine depuis un moment... On remontera la pente en 2010, hein!
Je payerai moins d'impôts et d'urssaf comme ça!

Pis sinon, je suis partie en vacances en vacances. Chez mes parents. Neuf jours.
Là, ceux qui me connaissent se disent "waouh!! Plus d'une demaine dans la cambrousse!! Comment elle a fait? Elle va bien?"
Je te rassure, je vais bien. Même si je pense que deux trois jours de plus auraient nui gravement à ma santé mentale....
C'est pas que j'aime pas, hein.... Mais bon....On s'ennuie un peu... dans ce trou pourri où il n'y a rien à faire ni à voir.

Non, après, on va dire que je suis une grincheuse de parisienne snob et pouf....
Je suis pas snob; d'abord!

Mais bon...Nowel oblige, y'a bien fallu y aller...
Réveillon, bonne bouffe, cadeaux, tout le tralala....
Plus la même saveur que quand on était gosses quand même...

Mais le 31, j'ai fait un truc de ouf. Je m'en remet doucement....
J'ai réveillonné avec...mes parents!!

Oué! En tête à tête à tête!! Je te dis pas la teuf qu'on a fait!! On a regardé Harry Potter! Pis même bu au moins un verre et demi de vin!
Je te dis pas comme c'était long jusqu'à minuit...

N'empèche que c'était sympa et trognon, un réveillon avec paman.

Il a bien fallu rentrer (chic, chouette, youpiii)et rebosser.....
Et souhaiter à tout le monde les gens que je vois; et donc aussi à toi lecteur:

Bonne et heureuse année 2010!!! Plein de bonheur, de bonnes choses pitoutpitout!!

new-year-copie-1.jpeg

Bon, c'est pas tout ça, j'ai au moins 3 billets à écrire, là...

A tschusss!!



Par ether-et... - Publié dans : Le monde...autour
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Mardi 27 octobre 2 27 /10 /Oct 12:40

Non, pas celle que j'ai là, maintenant, dans cet appart que je déteste. Celle que je vais avoir bientôt; dans mon nouveau chez moi tout neuf.

Ca y est! j'ai signé. La veille de mon looping en scooter.
Une journée de ouf...
J'ai dû filer à Vanves comment, tu sais pas où c'est? à l'autre bout de Paris pour signer le bail à midi.
Une heure de métro yeurkkkkkk métro, escaliers, gadins...tu suis? aller; idem retour en deux deux pour faire l'état des lieux avant 14 heures.
Vite, filer avec Anthony (un amour d'ami celui là, j'te jure) avec le 4X4 chez le suédois Ikéa vers Roissy pour acheter la cuisine.

Oui, à 35 ans, j'en ai marre de me farcir des cuisines de merde. Marre de faire à bouffer sur le coin d'une tablette vieille de 50 ans.
Cette fois, je voulais du beau, du neuf, de la qualité euh...non, c'est Ikéa, faut pas exagérer...

Bref, nous voilà dans le géant
du tu veux quoi pour chez toi, j'ai tout ce dont tu rêves .

T' es jamais all
é à Ikéa? Pas possible!!!
Ikéa, c'est comme une chasse aux trésors. Déjà, tu prends un papier et un crayon de papier Ikéa et après, ben t'as qu'à suivre les flèches.
Attention, si tu suis pas les flèches, t'auras pas tous les trésors rêves pas, z'ont un prix les trésors, c'est pas cadeaux, on parle commerce, là

Et voilà des bôô appartements recréés pour nous montrer comment qu'ils sont forts ces suédois pour faire tout un appartement super rien qu'avec des trucs de chez eux.
Des salons, des chambres, des chiottes et des cuisines...

Plein de cuisines que quand tu les vois, tu t'extasies... Keskellesontbelles!!!!!!!!!!!!!!
*non, ami lecteur, ne sois pas jaloux, c'est pas ma cuisine.
Là, tu rêves...Mais stop! Les cuisines keskellesontbelles ont comme particularité d'être aussi keskellesontchères...
Non. toi, tu peux pas. t'es en location, pas déconner non plus...

Toi, tu vas prendre faktum, numerär, hjuvik et framtid. Parce que c'est moins cher.
Comment, tu comprends pas le suédois??

Ouais, me demandez ce que ça signifie.... Ce sont des meubles de cuisine, des plans de travail, des plaques vitrocéramiques...Mais eux, peuvent pas leur donner un nom simple; non.

C'est forcément un nom que quand la vendeuse te demande ce que tu veux, tu te sens comme un japonais dans une ville tunisienne. Pas comprendre, pas savoir parler cette langue.

Bref, je m'égare... Nous voilà donc, Anthony and I devant le stand cuisine à attendre que la dame qui parle courament le suédois te donne la feuille-sésame pour aller chercher toi même les meubles en kit que tu monteras toi même à la sueur de ton front.

Sauf que non. A Ikéa, c'est "d'abord le client qui travaille"....Et qui te fait bouffer aussi, n'oublie pas.

Ami client, vas sur un poste de travail et fais ta cuisine en 3D... On viendra te corriger après.
Oui, sauf que, cocotte, c'est déjà fait, ça. Outil 3D sur le site internet, ça te parle?

S'en fout, la Ulrika. Tu vas, tu te poses, tu bosses et tu la ramènes pas.
Ok... On va se poser; derrière nous; sur un autre poste de travail, un petit couple avec une vendeuse.

On recommence ce qui a déjà été fait à la maison et on attend....Un long, très long moment.
Rien ne se passe. La madame en jaune et bleu (entendez une vendeuse Ikéa) derrière nous raconte sa life. Et ça commence à me chauffer...

Elle aime pas faire le ménage...Pauvre chose!! Moi, j'adôôre passez une heure au bout d'un manche à balai!! (hum...à la relecture...bref, j'entends un vrai balai pour faire le ménage, hein...)
Elle aime pas bosser à Ikéa... RRRRRRrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Sans déc?

La chef finit par arriver, vient nous voir pour nous corriger toi aussi tu a une pensée pour ta maitresse d'école qui venait te donner un coup de règle en bois, hein?
En deux minutes chrono, elle comprends bien que 1/ on sait ce qu'on veut, cherche pas à nous refiler de la came en rab, 2/ on est bien vénère là, alors, charge pas la mule, ça va chier sinon...

Elle nous sort donc fissa fissa la liste de nos cartons à aller chercher (nous même) dans-le-grand-hangar-qui-fait-peur-à mes-pieds-chaussés-d-une-fortune-à-talons et hop! On continue notre route.
Plus énervés qu'avant, plus speed, aussi.

Arrivés au grand-hangar-etc...trop long à réécrire; on se tape les inombrables allées pour charger notre caddie-diable; on cherche, on vire, on ne trouve pas tout, on s'énerve encore un peu...



Encore une étérnité pour payer, un autre demi siècle pour récupèrer ce qu'on ne prend pas dans le grand-hangar-qui-fait-peur... etc, et on sort enfin, chargés comme des mules.

Il nous a fallu presque 5 heures pour acheter une cuisine et quelques bricoles, environ 40 cartons d'une demi tonne à charger, puis décharger, monter dans l'appart et une heure de retard pour Anthony.

Ché pas, moi, mais si je considère que time is monney, chuis pas sûre d'avoir fait une bonne affaire....
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Samedi 8 août 6 08 /08 /Août 11:20
Huis clos... Un livre, une nouvelle, qui décrit bien la complexité des relations humaines et notre incapacité à vivre harmonieusement dès lors que nous sommes trois.

Jean Paul Sartre a su me dire dès mon adolescence qu'un trio, c'était; pour faire simple; une belle merde... Il y en a toujours un qui est forcément mis sur la touche, écarté, voire jugé.

D'où l'immensément connu "l'enfer, c'est les autres".

J'ai pu constater; à mes dépends, toujours, que Monsieur Sartre avait bien raison...

Lorsque, dans le trio, il y a un couple et moi, ça devient Kafka à gèrer pour moi...

Des regards énamourés aux petits bisous en passant par les caresses, le besoin de se toucher des couples me rend barjotte. J'y vois un profond manque de respect pour l'autre qui lui, est seul.

Et l'autre, c'est toujours moi.

Ras la casquette de devoir être le témoin du bonheur des autres. Ras la casquette de devoir supporter la vue de ce qui m'est refusé. Ras le bol de faire semblant de ne pas voir les gestes, les regards; de devoir tourner la tête pour éviter le spectacle d'un roulage de pelle qui me gène profondément.

J'en arrive à avoir le sentiment que certains couples mettent une sorte de point d'honneur à sortir l'éternelle célibataire que je suis devenue.
Alors, merci, mais non merci.

Vous me sortez par les yeux, je vomis vos gestes tendres, j'execre votre impudeur, l'irrespect transpirant dans le débalage de vos sentiments dégoulinant de tendresse.
Je suis malade de l'hypocrisie sous jacente de ces situations.
Des hôtels existent, l'intimité aussi. Inutile de faire genre "on ne montre pas, mais on a une furieuse envie de se sauter dessus, alors, je te caresse le dos, ni vu ni connu"...
Ben si; vu et connu.

Alors, Jean Paul, encore une fois, tu avais raison. Les autres me font vivre un enfer.

A ceux qui me lisent, ne m'invitez pas si c'est pour m'offrir le spectacle démoralisant option suicide de votre bonheur. Il m'insupporte.
Un peu de tenue, bordel!!
C'est pas sympa? M'en fous, suis pas sympa en ce moment de toute façon.
A ceux qui me lisent, ne vous dites pas mes amis si c'est pour ne jamais donner de nouvelles, l'amitié, c'est un terme bien galvaudé de nos jours...

Et oui, j'ai changé. Envolée la gentille Ether qui supporte tout sans rien dire.
Je suis une chieuse, je suis une femme, je refuse de me sentir diminuée par autrui.
C'est vous qui me faites du mal, ce n'est pas moi.

Mais le jour viendra où moi aussi, j'aurai l'occasion de vous cracher mon bonheur à la figure.
Ca fait mal, hein?


Non, je ne suis pas en colère, j'exprime juste de façon spontanée et comme je le ressents depuis trop longtemps ce genre de situation.
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Mercredi 10 juin 3 10 /06 /Juin 22:37
Lorsque je suis de repos; au réveil; rien ne me plait tant que d'entendre la pluie tomber, le vent souffler alors que je reste bien au chaud sous la couette.

Le sourire en biais, un poil sadique en pensant à ceux qui affrontent les éléments,  et je me rendors; sereine.

Etrangement, je change subitement d'avis lorsque je ne peux rester sous mon abri de plumes...



Enfonçage de porte ouverte: l'eau, ça mouille (oui, oui, le feu ça brûle, on sait...).

Quand tu bosses comme moi, à savoir que tu fais une tournée, avec une voiture, c'est chiant.
L'eau te reviens dans la gueule quand tu fumes une clope la fenêtre entre ouverte, obligée de courir pour aller se mettre à l'abri chez les gens (j'aime pas courir et j'ai pas le droit, d'ailleurs...) la flotte te tue le brushing; bref, c'est déjà bien pénible...

Avec le scooter, j'ai atteint un nouveau niveau de haine.

Même au repos, au chaud sous ma couette, plus jamais je n'aimerai la pluie. Si ça pouvait empècher cette putain de flotte de tomber...

Parce qu'avec le scooter, même pas tu penses à fumer une clope; ta main ressemblerait à un cendrier trempé en deux secondes, n'imagines surtout pas tirer sur ton pétard mouillé. A part passer pour un(e) con(ne), tu n'y gagneras rien.

Parce que sur un scooter, y'a pas d'essuie glaces! Non, ces cons n'y ont pas pensé? Pas plus sur la visière du casque!
Du coup, plus que de conduire, tu devines le trajet. Super génial quand en plus de la pluie, il fait nuit et que les phares des autres t'aveuglent pour de bon. Piétons, garez vous!!

Parce qu'un scooter, c'est super quand il fait beau; mais quand il pleut...



La flotte, c'est pas une goutte sur le visage que tu te prends, c'est les chutes du Niagara. Depuis quand on a la mousson à Paris, bordel??
Avec le scooter (que je l'aime en ce moment!), il ne reste que mon soutien gorge de sec quand j'arrive chez moi.
Mes mains sont tatouées par le noir de mes gants bons à essorer.
Mes cheveux ressemblent à une touffasse confuse, plus proche du pelage d'un teckel revenant de la chasse que de la cascade flamboyante à laquelle elle est sensée ressembler.
Mes pieds sont presque congelés, un ploc ploc ponctuant chacun de mes pas.
Et lorsque je m'assois, une sensation de froid m'envahi; partant de mon volumineux charmant postérieur, remontant jusqu'à la nuque.



Alors, merde, on est le 10 juin! Je veux du soleil! Ou si c'est trop demander, juste pas de pluie...


NB= aux automobilistes parisiens: soyez un peu plus cool avec les scooters quand il pleut, vous, vous êtes au sec. Pas nous...

NBbis= le premier qui me dit que j'aurais dû rester à Aix, taisez vous! Les pires saucées que je me suis prises, c'était à Aix...

NBter= coup de gueule terminé, parait qu'il fera beau demain...


                                                       
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Vendredi 5 juin 5 05 /06 /Juin 15:28
Depuis fin février, j'ai élu domicile chez ma super coup's; toujours sous le soleil d'Asie, d'ailleurs, la petite maligne!

Son appartement, que je trouvais au début un peu petit et bien peu fonctionnel, a fini par me séduire et je m'y plais finalement assez pour m'y sentir chez moi.
Sauf que; je ne suis pas chez moi.

Aussi, lorsque le téléphone tomba en rade, bougre de lâche, je me suis sentie bien mal à l'aise et en commanda un rapido fissa.

Mais lorsque ce fut au tour du micro ondes de ne plus vouloir m'écouter, je me suis trouvée bien conne.
Ce four ne se faisant plus; pas moyen d'en commander un neuf.
J'en ai donc naturellement informé ma coupine qui en a aussitôt commandé un autre, taillé sur mesure (on veut y croire) pour entrer dans la niche prévue à cet effet.
.

Me voici donc, emplie de courage et frémissant d'angoisse à l'idée de hisser la bête au 4ème sans ascenceur, à la Poste, le numéro de colis d'une main, ma carte d'identité de l'autre.
Maugréant déjà au guichetier que merde, un colissimo, c'est pour qu'on le livre, ce dernier me répondit avec un dédain glacial que "on n'est pas transporteurs, nous!".




Le carton est énorme, pèse environ une tonne... Je sens que c'est pas gagné...
Laissez tomber l'air hautain et outré, ça ne fonctionne pas du tout avec un truc aussi énorme et lourd entre les mains.

Quatre poses plus tard, j'arrivais à peine en bas de la rue. Pour la première fois depuis des lustres, je maudissais la chaleur. Les joues en feu, la gorge dessechée, je ruisselais de sueur et commençais à me dire que non, jamais je n'y arriverais!




Un jeune homme, enfin, me proposa de l'aide! Je commençais à me dire que la galanterie était morte et enterrée...
Adorable, il m'aida même à hisser mon carton jusqu'au 4ème; refusant un verre d'eau ou une rémunération financière! J'en suis encore émue, de cette gentillesse gratuite!

Après avoir bu une bouteille d'eau entière, je m'attaque au déballage.
(NB: pense à te racheter un dos)

Je hisse le four dans la niche; frémissant de fiérté en voyant qu'il entre pile poil, je pousse et...il dépasse de 20 bon centimètres!
Oui, quand on vous dit les dimensions du four, ils oublient le truc en relief qui dépasse derrière...

Impossible de laisser le four comme ça, il risque trop de tomber.
Je décide donc d'avancer la planche sur laquelle doit reposer le four. Dévissage de l'équerre en place (pas simple), repèrage de l'endroit où je devrai faire les nouveaux trous.

Pas de perceuse! Mac Gyver, c'est mon deuxième prénom; je fais les pré trous à l'aide de clous, installe la planche, visse, hisse le four et... Raté, encore trop juste.

J'ai refait l'opération une deuxième fois pour qu'enfin, tout soit à la bonne dimension. Le four est enfin en place, je mettrai quand même une autre équerre plus tard par acquis de conscience.

En tout deux heures et demie de galère qui m'ont laissé sur le carreau et de belles courbatures en souvenir.

Qui a dit que le progrès, c'était pratique?
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Vendredi 29 mai 5 29 /05 /Mai 11:28
Parce que je suis fan... je ne m'en lasse pas.

Enjoy!


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Jeudi 28 mai 4 28 /05 /Mai 18:09
Coucou, me revoilou!!

Toujours de mise le sourire fiché sur le visage comme nouvelle carte de visite, toujours heureuse de vivre, toujours occupée.

En trainant mes guêtres sur la bloggosphère, je me suis dis qu'ingrate que je suis, je ne nourrissais plus mon blog bien aimé...

Bé oui, mais pour dire quoi?

Parce que côté dépression, analyse, thérapie et autres trucs sympas comme tout, c'est le calme plat. Non, pas de tréssaillement stomacaux, pas de larmes qui pointeraient; traitresses; au coin de mes yeux. Rien de tout ça.

Ca baigne, messieurs, dames!

Et finalement, quand ai je dis que ce blog n'avait pour unique vocation de vider la merde que j'avais dans le coeur, l'âme, et il faut bien l'admettre; les yeux?

Alors, je sais, niveau scoop, pour ceux qui me connaissent, il y a plus frais, mais l'objet de mon pianotage aujourd'hui; c'est le MP3.

Naaannnn! Pas le tout petit bidule qui te crie dans les zoreilles!

Le gros truc. 3 roues, un guidon, une selle; un scooter...Ouais!

A Paris, circuler en voiture, c'est, comment dire...la galère. Et se garer....Hormis enrichir les parcs qui vous coûtent un bras pour chaque heure, vous avez le temps d'avoir le tournis avant de trouver une place...

En bonne ex trouillarde, j'ai choisi LE scoot à 3 roues. pour plus de sécurité. Mon oeil, oui!



L'apprentissage fut rude. De chutes débiles à tremblements de peur, j'avoue être une quiche absolue pour ce qui est du zig et du zag entre les voitures. Faudra déjà voir à rester à la verticale à l'arrêt, hein...

Récit...

Premier jour, Ether fait déjà sa kakoue. Je te bloque les roues avant sans poser les pieds à terre...Trop fastoche!
Jusqu'au moment où je me loupe et je chute (élégament ça va sans dire) comme une merde au beau milieu d'un boulevard...
Un peu la honte, un peu tremblante, je me relève avec la tête du "même pas mal" qui s'impose.
Deux charmants jeunes hommes viennent relever mon engin (200 kg le bougre de con) et c'est tremblante comme une feuille d'automne en plein orage que je remonte sur mon MP3 (plus si rutilant) et continue mon bonhomme de chemin.
Je n'ai jamais retenté l'expérience depuis...

Quelques semaines plus tard, la maniabilité de l'engin commence à m'apparaitre plus clairement. Si je veux reculer, je bloque les roues (avec les pieds à terre, hein!) et je lève les pieds si la route descend un peu et hop, magie, je recule toute seule, sans effort!
Lundi, il y a deux semaines, un parking à scooter plus mal fait que les autres (veulent nous tuer, c'est sûr) m'oblige à bien des manoeuvres pour me garer en marche arrière (qui n'existe pas sur un scoot) pour éviter d'avoir à tracter mes 200 kg de métal pour espèrer repartir.
Au départ, re- douze mille manoeuvres.
Il pleut comme vache qui pisse et vlan! Ether par terre, pas du tout élégament cette fois. "Splash, merde, putain"
Encore ce bordel de merde de blocage de roues que j'ai oublié de faire... J'ai levé nonchalemment les pieds pour reculer... Ca marche bien les roues bloquées, mais si t'oublies de pousser petit bouton; tu choies...

Je vous épargne les esquives félines de voitures tentant de me tuer, de pilages me faisant dire bonjour au pare brise et autres amusements faisant le quotidien du conducteur de deux roues à Paris...

Toujours est il que je suis bien contente de mon bestiau, moi. Je gagne un temps fou, je me gare facilement et je ne connais plus le mot "bouchon" sauf pour une bonne bouteille...

Bon, faut que j'y aille, mon scoot m'attend pour me téléporter à l'autre bout de Paris...
que ça a fait...


Par ether-et... - Publié dans : Le monde...autour
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Jeudi 26 mars 4 26 /03 /Mars 14:01
Ma nouvelle vie parisienne prend forme doucement.
Passés les démarchages auprès des pharmacies, hôpitaux et autres cliniques, je me rends régulièrement aux déjeuners organisés par mon collègue et fondateur du cabinet avec des prestataires de service.
Kezako que ces gens là?
Ces gens font le lien entre l'hopital et le domicile. Ils organisent, planifient, livrent le matériel nécessaire aux soins et surtout, élisent l'infirmier libéral qui aura l'honneur de prendre le-dit soin en charge.

Premier déjeuner cordial, dans un restaurant du 12ème en classe d'école, l'homme qui décide est ma foi fort sympathique...

Quelques jours plus tard, le téléphone sonne. "Bonjour Ether; c'est Daid, on a déjeuner l'autre jour"
Oui, je me souviens bien, ma mémoire commence à défaillir au delà de plusieurs mois...
"J'ai un soin qui pourrait t'interresser. Tu veux le prendre en charge?"

Diantre! N'en voilà une question bizarre!
Evidemment que je le veux!

Sitôt dit, sitôt fait, me voici avec un soin matin et soir; technique de sûrcroit, ce qui ne gâche rien. Sauf que c'est évident, ce patient là ne va pas rester longtemps chez lui, mais retourner vite à l'hôpital.

Une petite semaine plus tard, ce qui devait arriver arriva. Mon patient fut hospitalisé et je me retrouvai avec deux soins ponctuels et bien peu rémunérateurs...

Deux jours plus tard; autre coup de telephone d'un autre décideur. Cette fois, le soin est exigeant. Quatre passages par jour espacés de six heures. Calculez, peu de sommeil en vue...
Ce soin là dure deux mois. Soin exigeant, technique, ça veut dire, banquier qui va être content...

J'ai accepté ce soin qui me mène bien loin de chez moi. Entre les déplacements et les soins, je passe 8 heures par jour pour un seul patient. Mais j'en suis plus qu'heureuse!

Des soins ponctuels et peu rémunérateurs est né une autre prise en charge plus interressante. Le mari d'une de ces dames aura besoin d'une infirmière. Mon ancienne patiente m'a donc appelé tout naturellement.

Un mois après mon nouveau départ, je fais ce que j'aime, sous des auspices enfin cléments. On me fait confiance, je suis merveilleusement bien acceuillie où je vais.

Mon savoir faire et mon savoir être feront le reste. Nul doute.
Par ether-et... - Publié dans : Le monde...autour
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