Le monde...autour

Mardi 27 octobre 2009

Non, pas celle que j'ai là, maintenant, dans cet appart que je déteste. Celle que je vais avoir bientôt; dans mon nouveau chez moi tout neuf.

Ca y est! j'ai signé. La veille de mon looping en scooter.
Une journée de ouf...
J'ai dû filer à Vanves comment, tu sais pas où c'est? à l'autre bout de Paris pour signer le bail à midi.
Une heure de métro yeurkkkkkk métro, escaliers, gadins...tu suis? aller; idem retour en deux deux pour faire l'état des lieux avant 14 heures.
Vite, filer avec Anthony (un amour d'ami celui là, j'te jure) avec le 4X4 chez le suédois Ikéa vers Roissy pour acheter la cuisine.

Oui, à 35 ans, j'en ai marre de me farcir des cuisines de merde. Marre de faire à bouffer sur le coin d'une tablette vieille de 50 ans.
Cette fois, je voulais du beau, du neuf, de la qualité euh...non, c'est Ikéa, faut pas exagérer...

Bref, nous voilà dans le géant
du tu veux quoi pour chez toi, j'ai tout ce dont tu rêves .

T' es jamais all
é à Ikéa? Pas possible!!!
Ikéa, c'est comme une chasse aux trésors. Déjà, tu prends un papier et un crayon de papier Ikéa et après, ben t'as qu'à suivre les flèches.
Attention, si tu suis pas les flèches, t'auras pas tous les trésors rêves pas, z'ont un prix les trésors, c'est pas cadeaux, on parle commerce, là

Et voilà des bôô appartements recréés pour nous montrer comment qu'ils sont forts ces suédois pour faire tout un appartement super rien qu'avec des trucs de chez eux.
Des salons, des chambres, des chiottes et des cuisines...

Plein de cuisines que quand tu les vois, tu t'extasies... Keskellesontbelles!!!!!!!!!!!!!!
*non, ami lecteur, ne sois pas jaloux, c'est pas ma cuisine.
Là, tu rêves...Mais stop! Les cuisines keskellesontbelles ont comme particularité d'être aussi keskellesontchères...
Non. toi, tu peux pas. t'es en location, pas déconner non plus...

Toi, tu vas prendre faktum, numerär, hjuvik et framtid. Parce que c'est moins cher.
Comment, tu comprends pas le suédois??

Ouais, me demandez ce que ça signifie.... Ce sont des meubles de cuisine, des plans de travail, des plaques vitrocéramiques...Mais eux, peuvent pas leur donner un nom simple; non.

C'est forcément un nom que quand la vendeuse te demande ce que tu veux, tu te sens comme un japonais dans une ville tunisienne. Pas comprendre, pas savoir parler cette langue.

Bref, je m'égare... Nous voilà donc, Anthony and I devant le stand cuisine à attendre que la dame qui parle courament le suédois te donne la feuille-sésame pour aller chercher toi même les meubles en kit que tu monteras toi même à la sueur de ton front.

Sauf que non. A Ikéa, c'est "d'abord le client qui travaille"....Et qui te fait bouffer aussi, n'oublie pas.

Ami client, vas sur un poste de travail et fais ta cuisine en 3D... On viendra te corriger après.
Oui, sauf que, cocotte, c'est déjà fait, ça. Outil 3D sur le site internet, ça te parle?

S'en fout, la Ulrika. Tu vas, tu te poses, tu bosses et tu la ramènes pas.
Ok... On va se poser; derrière nous; sur un autre poste de travail, un petit couple avec une vendeuse.

On recommence ce qui a déjà été fait à la maison et on attend....Un long, très long moment.
Rien ne se passe. La madame en jaune et bleu (entendez une vendeuse Ikéa) derrière nous raconte sa life. Et ça commence à me chauffer...

Elle aime pas faire le ménage...Pauvre chose!! Moi, j'adôôre passez une heure au bout d'un manche à balai!! (hum...à la relecture...bref, j'entends un vrai balai pour faire le ménage, hein...)
Elle aime pas bosser à Ikéa... RRRRRRrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Sans déc?

La chef finit par arriver, vient nous voir pour nous corriger toi aussi tu a une pensée pour ta maitresse d'école qui venait te donner un coup de règle en bois, hein?
En deux minutes chrono, elle comprends bien que 1/ on sait ce qu'on veut, cherche pas à nous refiler de la came en rab, 2/ on est bien vénère là, alors, charge pas la mule, ça va chier sinon...

Elle nous sort donc fissa fissa la liste de nos cartons à aller chercher (nous même) dans-le-grand-hangar-qui-fait-peur-à mes-pieds-chaussés-d-une-fortune-à-talons et hop! On continue notre route.
Plus énervés qu'avant, plus speed, aussi.

Arrivés au grand-hangar-etc...trop long à réécrire; on se tape les inombrables allées pour charger notre caddie-diable; on cherche, on vire, on ne trouve pas tout, on s'énerve encore un peu...



Encore une étérnité pour payer, un autre demi siècle pour récupèrer ce qu'on ne prend pas dans le grand-hangar-qui-fait-peur... etc, et on sort enfin, chargés comme des mules.

Il nous a fallu presque 5 heures pour acheter une cuisine et quelques bricoles, environ 40 cartons d'une demi tonne à charger, puis décharger, monter dans l'appart et une heure de retard pour Anthony.

Ché pas, moi, mais si je considère que time is monney, chuis pas sûre d'avoir fait une bonne affaire....
Par ether-et...
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Samedi 8 août 2009
Huis clos... Un livre, une nouvelle, qui décrit bien la complexité des relations humaines et notre incapacité à vivre harmonieusement dès lors que nous sommes trois.

Jean Paul Sartre a su me dire dès mon adolescence qu'un trio, c'était; pour faire simple; une belle merde... Il y en a toujours un qui est forcément mis sur la touche, écarté, voire jugé.

D'où l'immensément connu "l'enfer, c'est les autres".

J'ai pu constater; à mes dépends, toujours, que Monsieur Sartre avait bien raison...

Lorsque, dans le trio, il y a un couple et moi, ça devient Kafka à gèrer pour moi...

Des regards énamourés aux petits bisous en passant par les caresses, le besoin de se toucher des couples me rend barjotte. J'y vois un profond manque de respect pour l'autre qui lui, est seul.

Et l'autre, c'est toujours moi.

Ras la casquette de devoir être le témoin du bonheur des autres. Ras la casquette de devoir supporter la vue de ce qui m'est refusé. Ras le bol de faire semblant de ne pas voir les gestes, les regards; de devoir tourner la tête pour éviter le spectacle d'un roulage de pelle qui me gène profondément.

J'en arrive à avoir le sentiment que certains couples mettent une sorte de point d'honneur à sortir l'éternelle célibataire que je suis devenue.
Alors, merci, mais non merci.

Vous me sortez par les yeux, je vomis vos gestes tendres, j'execre votre impudeur, l'irrespect transpirant dans le débalage de vos sentiments dégoulinant de tendresse.
Je suis malade de l'hypocrisie sous jacente de ces situations.
Des hôtels existent, l'intimité aussi. Inutile de faire genre "on ne montre pas, mais on a une furieuse envie de se sauter dessus, alors, je te caresse le dos, ni vu ni connu"...
Ben si; vu et connu.

Alors, Jean Paul, encore une fois, tu avais raison. Les autres me font vivre un enfer.

A ceux qui me lisent, ne m'invitez pas si c'est pour m'offrir le spectacle démoralisant option suicide de votre bonheur. Il m'insupporte.
Un peu de tenue, bordel!!
C'est pas sympa? M'en fous, suis pas sympa en ce moment de toute façon.
A ceux qui me lisent, ne vous dites pas mes amis si c'est pour ne jamais donner de nouvelles, l'amitié, c'est un terme bien galvaudé de nos jours...

Et oui, j'ai changé. Envolée la gentille Ether qui supporte tout sans rien dire.
Je suis une chieuse, je suis une femme, je refuse de me sentir diminuée par autrui.
C'est vous qui me faites du mal, ce n'est pas moi.

Mais le jour viendra où moi aussi, j'aurai l'occasion de vous cracher mon bonheur à la figure.
Ca fait mal, hein?


Non, je ne suis pas en colère, j'exprime juste de façon spontanée et comme je le ressents depuis trop longtemps ce genre de situation.
Par ether-et...
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Mercredi 10 juin 2009
Lorsque je suis de repos; au réveil; rien ne me plait tant que d'entendre la pluie tomber, le vent souffler alors que je reste bien au chaud sous la couette.

Le sourire en biais, un poil sadique en pensant à ceux qui affrontent les éléments,  et je me rendors; sereine.

Etrangement, je change subitement d'avis lorsque je ne peux rester sous mon abri de plumes...



Enfonçage de porte ouverte: l'eau, ça mouille (oui, oui, le feu ça brûle, on sait...).

Quand tu bosses comme moi, à savoir que tu fais une tournée, avec une voiture, c'est chiant.
L'eau te reviens dans la gueule quand tu fumes une clope la fenêtre entre ouverte, obligée de courir pour aller se mettre à l'abri chez les gens (j'aime pas courir et j'ai pas le droit, d'ailleurs...) la flotte te tue le brushing; bref, c'est déjà bien pénible...

Avec le scooter, j'ai atteint un nouveau niveau de haine.

Même au repos, au chaud sous ma couette, plus jamais je n'aimerai la pluie. Si ça pouvait empècher cette putain de flotte de tomber...

Parce qu'avec le scooter, même pas tu penses à fumer une clope; ta main ressemblerait à un cendrier trempé en deux secondes, n'imagines surtout pas tirer sur ton pétard mouillé. A part passer pour un(e) con(ne), tu n'y gagneras rien.

Parce que sur un scooter, y'a pas d'essuie glaces! Non, ces cons n'y ont pas pensé? Pas plus sur la visière du casque!
Du coup, plus que de conduire, tu devines le trajet. Super génial quand en plus de la pluie, il fait nuit et que les phares des autres t'aveuglent pour de bon. Piétons, garez vous!!

Parce qu'un scooter, c'est super quand il fait beau; mais quand il pleut...



La flotte, c'est pas une goutte sur le visage que tu te prends, c'est les chutes du Niagara. Depuis quand on a la mousson à Paris, bordel??
Avec le scooter (que je l'aime en ce moment!), il ne reste que mon soutien gorge de sec quand j'arrive chez moi.
Mes mains sont tatouées par le noir de mes gants bons à essorer.
Mes cheveux ressemblent à une touffasse confuse, plus proche du pelage d'un teckel revenant de la chasse que de la cascade flamboyante à laquelle elle est sensée ressembler.
Mes pieds sont presque congelés, un ploc ploc ponctuant chacun de mes pas.
Et lorsque je m'assois, une sensation de froid m'envahi; partant de mon volumineux charmant postérieur, remontant jusqu'à la nuque.



Alors, merde, on est le 10 juin! Je veux du soleil! Ou si c'est trop demander, juste pas de pluie...


NB= aux automobilistes parisiens: soyez un peu plus cool avec les scooters quand il pleut, vous, vous êtes au sec. Pas nous...

NBbis= le premier qui me dit que j'aurais dû rester à Aix, taisez vous! Les pires saucées que je me suis prises, c'était à Aix...

NBter= coup de gueule terminé, parait qu'il fera beau demain...


                                                       
Par ether-et...
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Vendredi 5 juin 2009
Depuis fin février, j'ai élu domicile chez ma super coup's; toujours sous le soleil d'Asie, d'ailleurs, la petite maligne!

Son appartement, que je trouvais au début un peu petit et bien peu fonctionnel, a fini par me séduire et je m'y plais finalement assez pour m'y sentir chez moi.
Sauf que; je ne suis pas chez moi.

Aussi, lorsque le téléphone tomba en rade, bougre de lâche, je me suis sentie bien mal à l'aise et en commanda un rapido fissa.

Mais lorsque ce fut au tour du micro ondes de ne plus vouloir m'écouter, je me suis trouvée bien conne.
Ce four ne se faisant plus; pas moyen d'en commander un neuf.
J'en ai donc naturellement informé ma coupine qui en a aussitôt commandé un autre, taillé sur mesure (on veut y croire) pour entrer dans la niche prévue à cet effet.
.

Me voici donc, emplie de courage et frémissant d'angoisse à l'idée de hisser la bête au 4ème sans ascenceur, à la Poste, le numéro de colis d'une main, ma carte d'identité de l'autre.
Maugréant déjà au guichetier que merde, un colissimo, c'est pour qu'on le livre, ce dernier me répondit avec un dédain glacial que "on n'est pas transporteurs, nous!".




Le carton est énorme, pèse environ une tonne... Je sens que c'est pas gagné...
Laissez tomber l'air hautain et outré, ça ne fonctionne pas du tout avec un truc aussi énorme et lourd entre les mains.

Quatre poses plus tard, j'arrivais à peine en bas de la rue. Pour la première fois depuis des lustres, je maudissais la chaleur. Les joues en feu, la gorge dessechée, je ruisselais de sueur et commençais à me dire que non, jamais je n'y arriverais!




Un jeune homme, enfin, me proposa de l'aide! Je commençais à me dire que la galanterie était morte et enterrée...
Adorable, il m'aida même à hisser mon carton jusqu'au 4ème; refusant un verre d'eau ou une rémunération financière! J'en suis encore émue, de cette gentillesse gratuite!

Après avoir bu une bouteille d'eau entière, je m'attaque au déballage.
(NB: pense à te racheter un dos)

Je hisse le four dans la niche; frémissant de fiérté en voyant qu'il entre pile poil, je pousse et...il dépasse de 20 bon centimètres!
Oui, quand on vous dit les dimensions du four, ils oublient le truc en relief qui dépasse derrière...

Impossible de laisser le four comme ça, il risque trop de tomber.
Je décide donc d'avancer la planche sur laquelle doit reposer le four. Dévissage de l'équerre en place (pas simple), repèrage de l'endroit où je devrai faire les nouveaux trous.

Pas de perceuse! Mac Gyver, c'est mon deuxième prénom; je fais les pré trous à l'aide de clous, installe la planche, visse, hisse le four et... Raté, encore trop juste.

J'ai refait l'opération une deuxième fois pour qu'enfin, tout soit à la bonne dimension. Le four est enfin en place, je mettrai quand même une autre équerre plus tard par acquis de conscience.

En tout deux heures et demie de galère qui m'ont laissé sur le carreau et de belles courbatures en souvenir.

Qui a dit que le progrès, c'était pratique?
Par ether-et...
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Vendredi 29 mai 2009
Parce que je suis fan... je ne m'en lasse pas.

Enjoy!


Par ether-et...
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Jeudi 28 mai 2009
Coucou, me revoilou!!

Toujours de mise le sourire fiché sur le visage comme nouvelle carte de visite, toujours heureuse de vivre, toujours occupée.

En trainant mes guêtres sur la bloggosphère, je me suis dis qu'ingrate que je suis, je ne nourrissais plus mon blog bien aimé...

Bé oui, mais pour dire quoi?

Parce que côté dépression, analyse, thérapie et autres trucs sympas comme tout, c'est le calme plat. Non, pas de tréssaillement stomacaux, pas de larmes qui pointeraient; traitresses; au coin de mes yeux. Rien de tout ça.

Ca baigne, messieurs, dames!

Et finalement, quand ai je dis que ce blog n'avait pour unique vocation de vider la merde que j'avais dans le coeur, l'âme, et il faut bien l'admettre; les yeux?

Alors, je sais, niveau scoop, pour ceux qui me connaissent, il y a plus frais, mais l'objet de mon pianotage aujourd'hui; c'est le MP3.

Naaannnn! Pas le tout petit bidule qui te crie dans les zoreilles!

Le gros truc. 3 roues, un guidon, une selle; un scooter...Ouais!

A Paris, circuler en voiture, c'est, comment dire...la galère. Et se garer....Hormis enrichir les parcs qui vous coûtent un bras pour chaque heure, vous avez le temps d'avoir le tournis avant de trouver une place...

En bonne ex trouillarde, j'ai choisi LE scoot à 3 roues. pour plus de sécurité. Mon oeil, oui!



L'apprentissage fut rude. De chutes débiles à tremblements de peur, j'avoue être une quiche absolue pour ce qui est du zig et du zag entre les voitures. Faudra déjà voir à rester à la verticale à l'arrêt, hein...

Récit...

Premier jour, Ether fait déjà sa kakoue. Je te bloque les roues avant sans poser les pieds à terre...Trop fastoche!
Jusqu'au moment où je me loupe et je chute (élégament ça va sans dire) comme une merde au beau milieu d'un boulevard...
Un peu la honte, un peu tremblante, je me relève avec la tête du "même pas mal" qui s'impose.
Deux charmants jeunes hommes viennent relever mon engin (200 kg le bougre de con) et c'est tremblante comme une feuille d'automne en plein orage que je remonte sur mon MP3 (plus si rutilant) et continue mon bonhomme de chemin.
Je n'ai jamais retenté l'expérience depuis...

Quelques semaines plus tard, la maniabilité de l'engin commence à m'apparaitre plus clairement. Si je veux reculer, je bloque les roues (avec les pieds à terre, hein!) et je lève les pieds si la route descend un peu et hop, magie, je recule toute seule, sans effort!
Lundi, il y a deux semaines, un parking à scooter plus mal fait que les autres (veulent nous tuer, c'est sûr) m'oblige à bien des manoeuvres pour me garer en marche arrière (qui n'existe pas sur un scoot) pour éviter d'avoir à tracter mes 200 kg de métal pour espèrer repartir.
Au départ, re- douze mille manoeuvres.
Il pleut comme vache qui pisse et vlan! Ether par terre, pas du tout élégament cette fois. "Splash, merde, putain"
Encore ce bordel de merde de blocage de roues que j'ai oublié de faire... J'ai levé nonchalemment les pieds pour reculer... Ca marche bien les roues bloquées, mais si t'oublies de pousser petit bouton; tu choies...

Je vous épargne les esquives félines de voitures tentant de me tuer, de pilages me faisant dire bonjour au pare brise et autres amusements faisant le quotidien du conducteur de deux roues à Paris...

Toujours est il que je suis bien contente de mon bestiau, moi. Je gagne un temps fou, je me gare facilement et je ne connais plus le mot "bouchon" sauf pour une bonne bouteille...

Bon, faut que j'y aille, mon scoot m'attend pour me téléporter à l'autre bout de Paris...
que ça a fait...


Par ether-et...
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Jeudi 26 mars 2009
Ma nouvelle vie parisienne prend forme doucement.
Passés les démarchages auprès des pharmacies, hôpitaux et autres cliniques, je me rends régulièrement aux déjeuners organisés par mon collègue et fondateur du cabinet avec des prestataires de service.
Kezako que ces gens là?
Ces gens font le lien entre l'hopital et le domicile. Ils organisent, planifient, livrent le matériel nécessaire aux soins et surtout, élisent l'infirmier libéral qui aura l'honneur de prendre le-dit soin en charge.

Premier déjeuner cordial, dans un restaurant du 12ème en classe d'école, l'homme qui décide est ma foi fort sympathique...

Quelques jours plus tard, le téléphone sonne. "Bonjour Ether; c'est Daid, on a déjeuner l'autre jour"
Oui, je me souviens bien, ma mémoire commence à défaillir au delà de plusieurs mois...
"J'ai un soin qui pourrait t'interresser. Tu veux le prendre en charge?"

Diantre! N'en voilà une question bizarre!
Evidemment que je le veux!

Sitôt dit, sitôt fait, me voici avec un soin matin et soir; technique de sûrcroit, ce qui ne gâche rien. Sauf que c'est évident, ce patient là ne va pas rester longtemps chez lui, mais retourner vite à l'hôpital.

Une petite semaine plus tard, ce qui devait arriver arriva. Mon patient fut hospitalisé et je me retrouvai avec deux soins ponctuels et bien peu rémunérateurs...

Deux jours plus tard; autre coup de telephone d'un autre décideur. Cette fois, le soin est exigeant. Quatre passages par jour espacés de six heures. Calculez, peu de sommeil en vue...
Ce soin là dure deux mois. Soin exigeant, technique, ça veut dire, banquier qui va être content...

J'ai accepté ce soin qui me mène bien loin de chez moi. Entre les déplacements et les soins, je passe 8 heures par jour pour un seul patient. Mais j'en suis plus qu'heureuse!

Des soins ponctuels et peu rémunérateurs est né une autre prise en charge plus interressante. Le mari d'une de ces dames aura besoin d'une infirmière. Mon ancienne patiente m'a donc appelé tout naturellement.

Un mois après mon nouveau départ, je fais ce que j'aime, sous des auspices enfin cléments. On me fait confiance, je suis merveilleusement bien acceuillie où je vais.

Mon savoir faire et mon savoir être feront le reste. Nul doute.
Par ether-et...
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Jeudi 11 décembre 2008
Traverser l'existence sans avoir de réelle passion, sans s'attacher à ce (ceux) qui pourrait nous faire du mal, en choisissant de juste vivotter au gré des jours qui se suivent.

Inlassablement, ou presque, accepter une vie qui au fond, n'en n'est pas une.

Etre ce que j'appelle souvent une "no life".

Combien de fois ai je fait ce triste constat en regardant ma vie, ce que je choisis de faire de mes journées...

Rien ne ponctue un train train assommant de monotonie. Pas une passion que je n'ose avouer, vivre, ou même ressentir.

Sombre avenir pour qui décide de vivre sans vivre...

Et puis un jour, une décision; plus clairvoyante qu'à l'accoutumée, vient bouleverser le ron ron de cette vie trop bien huilée.

Après les larmes et la puissance du mal-être engendré par cette décision (surtout par la mise en pratique); vient une lumière.
Pas LA lumière, je ne suis pas encore morte; mais une lumière quand même.
Cette chose qui donne l'espoir, qui fait vibrer tout ce qui coule en soi, tout ce qui a toujours été vivant; mais comme endormi, étouffé par le poids d'un passé dont on est incapable de se défaire.
Etouffé au point où l'on ne se rend même pas compte à quel point on ne vit pas, à quel point l'on passe à côté de sa propre vie.

Et tout d'un coup, tout se libère, cette chappe de plomb se dissipe.

Une rencontre, un regard, un clin d'oeil et l'on ressent des émotions oubliées, on se surprend à rêver, à esperer, à chercher celui qui attire l'attention.

Et je me demande; est ce vraiment celà que de se sentir vivant? Rêver cet autre en qui l'on n'osait plus croire?
Comment une simple rencontre, sans autre relation, peut donner envie de sentir le soleil, voir le monde qui bouge, rencontrer des gens, sortir de chez soi?

Je n'ai encore aucune réponse. Ni à ce que cette rencontre donnera, ni au pouvoir d'un regard sur une attitude de vie.

Ce que je sais, en revanche, c'est que quel que soit l'avenir ; cette rencontre m'aura montré que je suis encore bel et bien vivante et que j'ai à nouveau envie de vivre, aimer, découvrir, partager.
Par ether-et...
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Samedi 22 novembre 2008

Un matin, un week end, une grasse matinée pas trop honteuse, un soleil immense inonde le salon.

La chaleur d'un cocon douillet, le sourire de gens qu'on aime, une journée qui promet d'être sereine...je lambine en sirotant le café chaud préparé par un Lex attentionné.


Que va t'on faire ce week end de visite amicale?

Comment est mon esprit ce matin?


Les brumes de la nuit se dissipent...dans mes veines, le sang est neuf.

La dialyse du psy continue de laver mon corps des déchets du passé.

Que c'est étrange d'aimer se lever! Que c'est bon de voir des gens qu'on apprécie le matin, au réveil!


Depuis quand n'ai je pas ressenti cette sérénité, cette complète certitude d'appartenir à ce monde?

Depuis...jamais je crois...


Je prends mon chien, sors le promener sous les rayons bienveillants de ce soleil si franc. Mes cheveux s'envolent et tourbillonnent; le mistral donne à la matinée un grain de folie rafraichissant. Mes joues rosissent au fur et à mesure que j'avance.

Mon loulou peine à avancer, ses cinq kilos ne font pas le poids contre un mistral rageur...Je le prends dans mes bras, sa chaleur, la douceur de ses poils me réchauffent le corps et le coeur. Ma petite boule de poils tant aimée, mon compagnon des jours sombres et tristes, mon ami le plus fidèle qui me rassure d'un regard adorateur...


Je le pose dans un champ un peu abrité du vent et le regarde humer l'herbe ici et là. Je suis attendrie de le voir ainsi, insouciant, heureux de pouvoir courir, sentir, jouer.


La promenade achevée, nous rentrons. Loulou cours comme un fou devant moi, pressé d'avoir sa récompense, son gâteau post pipi.


Mon inclassable est levé, les cheveux en bataille, la barbe naissante obscursissant son visage. Le regard est lourd d'une nuit trop courte, et au fond de ces yeux si connus, plus forte qu'à l'accoutumée, cette lueur sombre qui me fait connaitre que ça ne va pas.

En une seconde, je vois, je sens qu'il y a un truc qui cloche.


Je vais dans ma chambre comme une invitation à me rejoindre, à venir me dire ce qui obscurcit son âme.

Il me parle, m'explique, me dit; et en moi je sens une force, un calme, un zen inconnu m'emplir.

Oui, j'entends tout ce qu'il me dit, oui, je comprends les doutes, la déception.


Mais en moi, je sens que rien n'est aussi grave que celà semble être, en moi, je sens la force qui me manquait jusqu'alors de le porter, de l'aider jusqu'à ce que le soleil entre en lui et l'inonde enfin de ses rayons chauds et protecteurs.


La discussion s'achève avec mes conseils amicaux. Avisés je l'ignore, mais empreints d'amour.


Je repense à lui, à la douleur qui vrille son âme depuis si longtemps; et bien que je souffre de le voir ainsi, je ressens ces émotions si nouvelles.


L'écouter n'enlève pas mon zen, pas ce sentiment d'être vraiment en vie, pas cette nouvelle sensation inespèrée d'avoir finalement envie. De tout, pour moi, pour lui, pour ceux que j'aime.


Et je sais, au plus profond de mon coeur que le jour où lui aussi ressentira tout ça n'est pas si loin. Même si le chemin reste difficile, l'arrivée dépasse de loin toutes les espérances...


A moi de lui insuffler ma force nouvelle, à moi de lui transmettre mon zen, mon envie, la vie toute neuve qui coule dans mes veines.




Par ether-et...
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Lundi 15 septembre 2008
Nous sommes là, mon inclassable et moi, effarés devant l'ampleur de la tâche qui nous attend.

Ranger dans cet appartement déjà plein mes vingt mètres cubes de fourbis me paraissait alors impossible.
Me séparer encore de certains de mes biens était une idée alors trop douloureuse.

La meilleure solution nous a semblé être: on fait comme on peut.

Et puis, flûte, où est ce qu'on va mettre mon frigo?
Je l'ai gardé, il est quasi neuf, il a un super compartiment congèlateur, pis je l'aime, moi, mon frigo que j'ai même pas fini de payer!

Là, une nouvelle difficulté s'offre à nous...

Un placard, une sorte de niche créée en briquette, avec un super montant de porte nous pollue la place.

Qu'à celà ne tienne! On démolit ce placard.

Appel à un ami calé en bricolage, et hop! De coups de masse en coup de masse, la cuisine ressemble à un chantier poussièreux et jonché de débris rouges et blancs.

Nous nous regardons...on n'a pas vraiment réfléchi avant ça, hein?

Le copain nous laisse, nous remplissons des sacs et des sacs de gravas et observons la place gagnée, les murs marqués d'une large saignée, le plafond abimé et le sol décarrelé...

Pas si simple, maintenant, on va avoir besoin de plâtre, d'enduit, de peinture...

Je ne suis là que depuis deux jours et nous faisons de la maçonnerie avant même de ranger! Après tout, ça nous ressemble pas mal...

Le mardi, mon père me téléphone et m'annonce une triste nouvelle. Ma mère a fait une chute et s'est brisé l'épaule. Elle est à l'hopital et va se faire opérer.

Je suis épuisée, je cherche mes marques, j'ai deux mille choses à faire, je craque.

Ma mère, c'est la lumière qui brille quoiqu'il se passe dans ma vie. Je ne veux ni la perdre, ni qu'elle se ternisse.

Je décide de partir pour sa sortie d'hopital, pour l'aider, la soutenir, permettre à mon père de prendre ses marques.

Le coeur un peu lourd de cette nouvelle, je décide d'utiliser le temps qu'il me reste avant mon départ pour terminer ce mur de cuisine.

Tout se passe bien jusqu'à ce que nous soyons confrontés au délicat problème du sol.
Il est entaillé en angle droit, sur une quizaine de cm de largeur et environ dix centimètres de profondeur.
Ni lui ni moi ne sommes terrassiers et la lassitude commence à nous gagner.

L'idée vient, on ne sait comment de combler le vide avec de la colle à carrelage et d'appliquer ensuite des lattes de lino...

Je vous préviens de suite, c'est une mauvaise idée...La colle fuyait par l'espace entre les lattes, nous scotchait systématiquement au sol, nous obligeait à disséminer des traces de colle partout dans l'appartement. En un mot, pas possible.

Un autre idée survint. Et si nous comblions le vide avec les quelques gravas que nous n'avions pas encore évacués?

Sitôt pensé, sitôt fait, nous voici à quatre pattes à essayer d'enfiler des morceau de plâtre, de briquettes entre le lino et le trou encollé.

Le sol ne ressemble plus à rien, c'est un terrain de moutain bike pour cafard qu'on a fait là.

Nous enlevons finalement le lino en nous disant que si on applique une fine couche de ciment que l'on humidifie, ce sera bien....
C'est rigolo, mais c'est pas bien. Le lino collé sur ce ciment  se désolidarise du reste.

Finalement, la veille de mon départ chez mes parents, après deux jours de grand n'importe quoi, nous décidons de faire ce que nous avions décidé dès le départ: mettre un vrai ciment dans ce trou...

Je peux partir, ma mère est sortie de l'hopital, mes affaires toujours en vrac partout, je pars vers ma mère.

Je reste 5 jours vers elle, à l'aider pour tout ce qu'elle ne peut plus faire, privée de son épaule gauche, à la laver, la réconforter, tenter de lui faire comprendre que ce sera long...
Je suis touchée de la voir ainsi. Elle souffre tant physiquement que moralement.

L'aide que je lui apporte est, je le sais, insuffisante; mais les évènements des dernières semaines ne me laissent alors que bien peu d'énergie et mon moral s'en ressent déjà beaucoup.

Lorsque le jour de mon retour à la maison est arrivé, je trouve ma mère un peu mieux, et ses larmes en me regardant partir me vrillent encore l'estomac à l'heure où j'écris cet article.

Depuis, l'appartement a retrouvé figure humaine, tout est rangé ou presque, et ma mère va beaucoup mieux.

Tout s'est remis dans l'ordre petit à petit, il reste peut être encore un peu de l'énergie que j'ai dû mettre dans ces moments là à récupèrer...
Par ether-et...
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