La famille

Dimanche 17 janvier 7 17 /01 /Jan 12:14
Faut bien le dire, depuis que j'ai emménagé ici; soit le 8 Novembre, je n'ai pu jouir pleinement de mon appartement qu'à de très rares occasions.

A peine la majorité des cartons déballés, mon petit frère, sa copine et leur chien débarquaient; leur salle de bain souffrant d'un dégâts des eaux majeur était enfin en travaux.
Ainsi, une semaine pile après avoir élu domicile dans mon home sweet home, je passais de une plus deux bestiaux à trois plus trois bestiaux.

J'adore mon petit frère, il a passé un an et demi chez moi, je le connais bien; j'aime beaucoup sa copine; quant au chien, avouons le; je l'adore.
Pas de soucis, donc, à dépanner la famille; après tout, ça sert aussi à ça!

Petit dîners sympa arrosés de bons vins; discussions agréables, câlinages des chiens et chats (qui cohabitent parfaitement), j'ai passé de bons moments en leur compagnie.

Mais quand ma belle soeur est en train de terminer sa thèse de micro biologie, que mon frère la soutient depuis déjà des mois, on arrive à des moments de haute tension...
Le stress de la miss pèse parfois sur la maisonnée, comme figée à la crainte d'un pètage de plomb.

Marchage sur des oeufs dans les discussions, zenage et détente sont de mise... Elle est over bookée, over stressée et par conséquent, over susceptible....

Rajoute à ça le frangin qui arrive à bout de sa patience, on arrive à des moments de pètages de plombs dont, je doit bien l'avouer, je me serais bien passée...

Mais grosso modo, tout se passait pas trop mal. Sauf qu'au bout de deux mois; je dois bien l'avouer, j'en avais plus que marre.


cool


Marre du bordel permanent inhérent à la cohabitation de 3 personnes et 3 chiens et chats, marre de ne jamais être seule, marre d'entendre parler, marre de ne pas profiter de mon chez moi.
Et une Ether qui en a marre, c'est une Ether qui a beaucoup plus tendance à râler, à ne pas se taire...
Pour la survie de mon amitié avec ma belle soeur, il fallait que ça se termine vite...

Alors, quand ce mercredi, ils m'ont annoncé qu'ils pouvaient rentrer chez eux; j'ai intérieurement sauté au plafond!
Vendredi soir, les paquetages étaient fait, mon appartement bien plus vide, ils étaient partis.

Hier, j'ai fait le ménage de fond en comble, arrangé ceci, déplacé cela; commençant, enfin à me sentir chez moi.

Et avec leur départ, est revenu le zen. Le calme, le silence, le sentiment de paix, aussi revigorant que le ohm bouddiste qui recentre; détend et repose.

ohm

Je n'ai aucun regret, j'ai passé deux mois agréables, j'ai bien bouffé, bien bu, bien rit aussi. Je les aime tout autant qu'avant.
Mais enfin, je suis chez moi!!!
Par ether-et... - Publié dans : La famille
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Jeudi 27 décembre 4 27 /12 /Déc 21:10

sauternes-copie-1.jpg Le Sauternes a une histoire pour moi. Chaque bouteille, chaque étiquette, chaque robe.

Le Sauternes, c'était LE plaisir de ma grand mère. Chaque année, pour le nouvel an, elle venait déjeuner chez nous. Mon père lui offrait sa bouteille annuelle,  que, généreuse, elle dégustait en notre compagnie.

Prisonnière d'un autre repas de famille sans fin, ne rêvant que de voir mes copines ou de finir le bouquin en cours, je faisais mauvaise figure et rechignais à tremper mes lèvres pourtant déjà bien adolescentes dans le nectar favori de mon aïeule.

Les temps changent. Les goûts changent ils ou c'est le coeur qui nous apprend à aimer aussi les mets et boissons que l'on abhorrait autrefois?

Toujours est il que le temps passant, ma grand mère vieillissant, moi prenant conscience qu'elle n'était pas éternelle, j'ai commencé à aimer le Sauternes lorsqu'elle n'a plus pu se joindre à nous pour le déjeuner du nouvel an...

Cette année, pour Noël, j'ai acheté une bouteille de Sauternes que nous avons bu en famille, en souvenir de cette femme merveilleuse qu'était ma grand mère.

C'était le deuxième Noël depuis son décès, mais cette année, j'avais besoin qu'on pense à elle. Tous.

Parce que cette année, j'ose dire qu'elle me manque. Ce n'est pas parce que les gens sont âgés, qu'ils meurent à ce qu'on appelle "un bel âge" que l'on ne doit pas être triste.

Je suis triste depuis l'été 2006 et je reste un peu triste. Je l'ai perdu. Elle a rejoint sa mère avec laquelle elle doit refaire les bals ronds dont elle me parlait sans cesse; elle a rejoint son frère auquel elle a dû présenter des excuses inutiles pour cette mort dont elle n'était pas responsable mais dont elle s'accablait; elle a rejoint son mari et lui a dit comme elle savait maintenant qu'il était un bon époux; elle a rejoint son fils, son ultime déchirure, sa dernière perte. La pire.

Elle est morte et c'est ce qu'elle voulait. Lucide; enfermée dans ce corps ne répondant plus à ses ordres, prisonnière de cette vie presque végétale; elle en avait assez. Et c'était normal.

Ne se réveiller que pour attendre la nuit et le lendemain, identique, implacable vie qui écrase l'espoir, l'envie. Plus d'avenir, le passé qui se floute et le présent à fuir dans un labyrinthe confus de souvenirs emmèlés.

Elle s'est endormie en tenant la main de mon père, nous laissant orphelins, ne sachant probablement pas à quel point on l'aimait, à quel point je l'aimais.

Je suis orpheline d'une main à la peau fripée si douce, d'un regard bleu translucide, d'un sourire qui en disait plus long que n'importe quel discours, d'une voix chevrotante et ferme. Je suis orpheline de ma grand mère, de ma Gaby.

Mais tant que je vivrai, ses souvenirs seront encore vivants. A mon tour, je les raconterai, peut être un peu déformés, mais à mon tour, je donnerai l'empreinte de ma grand mère aux suivants.

Par ether-et... - Publié dans : La famille
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