Le sexe et moi

Vendredi 29 mai 5 29 /05 /Mai 00:00
Nous voici, mes deux compères et moi, dans l'antre du jeux sexuel option BDSM light; rien de bien méchant, je vous rassure.

Des tenues de cuir ou de latex toutes en suggestion (quoique...), des masques, des gants, des baillons, menottes, et...des cravaches, des martinets, des fouets.

Depuis que notre exploration sex shopienne a commencé, je teste allègrement toutes les cravaches sur le derrière (au demeurant fort joli) de mon Lex préféré.

Ici, mes mimines tressaillent quel que soit l'endroit où se pose mon regard. Mes yeux se font joueurs et Lex, pas con, me sort un "Oh non... "plus qu'explicite.

Pas grave, je recommence mon jeu et teste les lanières de cuir sur le popotin rebondi de mon accolyte.

Là, le patron m'interpelle:

"C'est beaucoup mieux si tu utilises deux cravaches ou deux martinets en même temps"

Gné? Je m'amuse, là, mon bon monsieur... J'ai jamais fait ça pour de vrai... Mais, mutine, je ne dis rien et le regarde interressée.

Le maître patron se saisi de deux cravaches, penche un Lex tétanisé sur une vitrine et mon montre.

Il saisit ensuite deux martinets et entame un ballet de lanières de cuirs impressionnante, me dit comment faire, puis "vas y essaie"
Essais sur un Lex dégoutté de se voir cravaché, sur un mannequin affublé d'une tenue impossible à nommer; je me suis bien battue pour tenter d'égaler le niveau de maîtrise de mon maître es cravache.



Il me raconte que pour bien dominer sa soumise, il a accepté pendant longtemps d'être soumis lui même; qu'il s'est entrainé sur ses oreillers pour manier les lianes de cuirs avec autant de dextérité.

T'étonnes pas ma belle d'être si gauche! Un poil bourrée de surcroît, les lianes des martinets s'emmèlaient et mes nerfs faisaient, quant à eux des pelotes.

Comme le messie qui franchit la porte, j'entends un duo de bonsoir! qui me sauve quelques instants de ma leçon.

Je vois un couple de travestis quinquas avancer vers nous le sourire jusqu'aux oreilles...
De trois, nous sommes passés à cinq observateurs de la leçon.
Seule jusqu'ici à tenter de maîtriser le fouettage à deux mains, me voici affublée du plus improbable des collègues.

De nerfs en pelote à sourire; de sourire à rire, il n'y avait qu'un pas.
La leçon a continué dans une ambiance potache et coquine pendant vingt bonnes minutes.

Puis, mon regard se pose sur un objet étrange, dans un écrin.

     - Késakokèce?

     - Ca ma cocotte, c'est un stimulateur clitoridien, et quand tu le retournes comme çaaa, ça stimule le point G

     - Aaaah boonnn? Combien ça coûte ce truc?

     - 120 euros

     - ouch!

     - J'ai moins cher, tiens, celui là, en silicone (au lieu de la céramique) est à 29 euros


Je suis donc ressortie avec un joli dauphin bleu qui, à l'opposé d'un homme ne me donnera aucune chaussette à laver ou de prise de tête...
Par ether-et... - Publié dans : Le sexe et moi
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Jeudi 28 mai 4 28 /05 /Mai 22:03
Ah...les ponts du mois de mai...

Trop cool pour les salariés qui se voient ainsi dotés de jours de congés en prime.
Moi, je gagne pas de jour, juste plus de blé.

Justement, en ce pont de fête du travail, mon inclassable est venu me faire une petite visite.

Samedi soir, Inkan et Ether s'en vont donc dîner avec un Lex ravi de nous revoir.

Il faisait beau, il faisait bon, le repas correct et la terrasse tempérée à souhait. La nouvelle moi n'était donc pas vraiment décidée à trainer ses guenilles jusqu'à sa grotte sitôt la pitance avalée.

Qu'à celà ne tienne, nous sommes à côté de Pigalle, le vin était bon, nos cerveaux un peu joyeux...
Allons donc faire les sex shops!!


Qu'on se le dise, Je n'avais jamais mis un orteil dans un de ces lieux de luxure...

J'étais donc toute émoustillée à l'idée de pénétrer dans un de ces magasins.
Sauf que boulevard de Clichy, un samedi vers minuit, c'est pas que les sex shops...

Les boites de strips investissent dans des racolleurs qui donnent pas vraiment envie, même si, bah...voir un strip, j'aurais pas dit non, moi... Mais, là, ça faisait un peu glaucasse.

Des personnages haut en couleurs, en talons que j'en n'avais jamais vu que dans des films de cul, des mecs en mini jupes... Bref, mes mirettes d'ex coincée du cul se sont régalées!

Plus nous avancions, plus je souriais. Les badauds devaient se dire que j'avais bien de la chance et une soirée prometteuse, flanquée de mes deux beaux mâles.
Ouais...pour la partouze, on verra plus tard. C'est pas avec mes homos préférés que je vais faire ce genre de fête, mais l'idée m'a faite sourire un peu plus.

.

Quant aux sex shop, j'avoue y avoir vu des choses dont je n'aurais jamais imaginé l'existence...
Il doit y avoir des sphincters comme des portes de grange si ces trucs là servent vraiment...
Je veux bien, moi, qu'un animal braillard de 3 kilos envion sorte d'un vagin, mais là, quand même, c'est dans l'ôtre sens!

Je passe sur les films de cul ( on a internet, nous, pas besoin de dvd), les revues à branlette et autres artifices insipides.

Là où j'ai kiffé ma race, c'est en entrant dans un sex shop tendance SM soft.

Mais ça, ça fera l'objet d'un autre article...
Par ether-et... - Publié dans : Le sexe et moi
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Vendredi 23 janvier 5 23 /01 /Jan 19:41
Déménager pour venir vivre dans le sud n'a pas été la décision la plus inspirée que j'ai prise dans mon existence...
Hormis les difficultés financières en découlant, il est humainement difficile de tout changer dans sa vie pour une personne que l'on aime, mais dont on n'est pas amoureux.

J'ai cependant beaucoup appris pendant les sept derniers mois.
Beaucoup appris sur moi grâce à l'EMDR, beaucoup appris sur mon inclassable, appris à gèrer des émotions, des rancunes, des colères.

J'ai le sentiment d'avoir agi comme un chien blessé qui se retire pour panser ses blessures et qui retourne ensuite vers sa meute.
J'ai envie et besoin de retourner à Paris, maintenant.

Paris, c'est la mère nourricière, celle qui rassure par sa beauté, sa grandeur, la sécurité confèrée par celle que l'on connait si bien et que l'on aime si fort.

Alors, je repars pour Paris. Pas à temps plein encore, mais j'ai organisé pas à pas mon retour grâce à d'anciens collègues désireux de me voir revenir, à ma coupine qui part et me prête son chez elle.

Grâce à mon inclassable et à Chut, je suis allée fêter le nouvel an dans ma capitale. L'idée; déjà germée, à pris un tournant plus concret.
Je suis retournée à Paris il y a une semaine, pour finaliser les discussions. Coupine m'héberge pendant ces jours, gentillesse qui, au delà de me rendre un immense service, m'octroie une parenthèse de pure détente avec ma confidente de toutes les pensées, doutes, peurs joies ou peines.

Aucune limite, aucun tabou n'existent dans nos conversations.

Avec elle, c'est simple, facile de parler comme on le ressent. Elle ne pose pas de jugement de valeur, elle ne se retranche pas derrière ses propres blessures, elle a une tolèrance encore jamais vue.

Rapidement, elle m'a parlé de ses préfèrences sexuelles, des choses qu'elle avait envie de faire.
J'ai, dans un premier temps été heurtée par sa façon tellement légère de voir ce qui était pour moi un acte lourd de sens, parfois dangereux.
Je l'ai, parfois, écoutée fascinée, me décrire ses experiences. Une pointe d'envie dans l'estomac; je me demandais si moi aussi, je pourrais aimer cette façon d'aimer.

Chut aime les hommes. Leur force, leur capacité à rassurer, l'amour avec eux.
Elle aime aussi les dominer, leur infliger "l'amour en paires de claques". Même si cela n'est pas sans rappeler la façon que son père avait de l'aimer...
Mais elle aime aussi les femmes. Leur douceur, leurs courbes, que sais je encore...

Je lui ai dit un jour que ok, je coucherai avec elle le 43 marembre; m'assurant par cette boutade de ne jamais avoir ce rapport dont je n'avais pas envie, étant entièrement, totalement hétérosexuelle.

Lors de ma dernière visite chez elle, coupinette avait une soirée de prévue.
Une de ces soirées latex où les dominas et soumis se retrouvent en congrégation pour laisser exprimer cette partie d'eux socialement rejettée.
Je l'ai regardée se préparer, sortir de la chambre vêtue d'une robe en vinyle noire ornée de fermetures éclair moulant son corps de près, ses jambes ceintes par une paires de cuissardes aux talons vertigineux.

Mes yeux d'hétéro l'ont trouvée belle, sexy...

Je voyais mon amie se muer en femme fatale, terriblement attirante; tant par ses atours que par la lumière qui s'émanait d'elle plus les préparatifs avançaient.
La voir si contente de se parer, voir son regard de biche appeurée se changer en regard de femme sûre d'elle, gourmande a révèlé en moi l'envie.

Je l'ai trouvée attirante, sexy, j'avais presqu'envie qu'elle m'embrasse, de la toucher, sans savoir dans le même temps si j'aimerais vraiment l'embrasser ou la toucher....

Elle n'a rien vu de cet émoi et est partie à sa fête.

Je suis restée seule, souriant en pensant aux idées qui m'avaient traversé l'esprit...

Je lui ai dit plus tard, alors que j'étais rentrée chez moi, que le 43 marembre, c'était ce soir là...
Peut être y a t'il d'autres 43 marembre, je l'ignore; mais le fait que mon esprit jusqu'ici tellement peureux et étroit puisse avoir entrouvert cette porte me montre que la thérapie fonctionne à merveille.
Et bien plus que d'assumer avoir eu envie d'une femme, je vois dans ce qu'il s'est passé ce soir là, le signe de la vraie délivrance de mon fardeau si longtemps porté.

Merci coupinette, je t'aime!!
Par ether-et... - Publié dans : Le sexe et moi
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Dimanche 20 avril 7 20 /04 /Avr 23:02

Quand je suis célibataire depuis un bon moment, trop longtemps en résumé, mon besoin de tendresse, d'amour et d'attention peut me pousser à faire de belles conneries.

Que ce soit faire 2000 bornes pour me rassurer sur mon pouvoir de séduction (cf "Juste pour le sexe") ou coucher avec un ami parce que là, tout de suite, ça me chatouille; je suis capable quand ça me prend de faire n'importe quoi, sans forcément penser aux conséquences.

Jusqu'ici, je choisis de ne rien regretter, mais à y regarder de plus près, ma dernière boulette en date me coûte encore bonbon.

Il y a de ça presque sept ans maintenant, je me sentais seule, mal dans mes baskets, je craignais de finir vieille fille retrouvée morte bouffée par ses chats et ses chiens.
Je venais d'emménager, j'avais tout changé dans ma vie pour aller à la grande ville et j'avais bien du mal à m'y accoutumer.

Mon nouveau boss se prenait allègrement un mois de vacances, et du coup je me retrouvais aussi au chômage technique.
La canicule m'a chassé de mon nouveau chez moi, j'optais alors pour les grands espaces de ma naissance; en un mot, je décidais d'aller passer ce mois chez papa maman.

Je me retrouve donc chez mes parents, coincée un mois au milieu de nulle part, au milieu de la cambrousse; angoisse.
Moi la citadine, je ne supporte la campagne que 4 ou 5 jours au plus. Après je ressemble à un poisson hors de son bocal, je veux du bruit, du monde, des sirènes, bref, la vie.

Pour pallier au manque d'animation, et aussi parce que j'apprécie leur compagnie, je décide de passer le plus clair de mon temps avec des amis de longue date.
Elle est une femme imposante; tant par la carure que par le caractère. Elle me veut casée, et de préfèrence avec quelqu'un du coin; comme ça, je reviendrai...bien sûr.

Elle me présente donc à A. restaurateur, cantine attitrée de L, mon amie. Il est turc, pas trop mal, timide, gentil, et surtout, complètement impressionné quand il me voit.
Ca me charme de voir l'effet que je lui fait, je biche, savoure ce succès que je pensais impossible.
Mais il y a un hic; il est marié.
Je résiste donc une bonne semaine aux tentatives marquées de L pour nous mettre ensemble. Et un soir, je me dis que je m'en fous, que si ce n'est pas moi, ce sera une autre, que sa femme est en turquie sans lui, et surtout, que ça n'a pas d'importance vu que ce ne sera que pour l'été.

Alors, je cède à ses regards éperdus, à ses fleurs apportées timidement, à ses sourires gènés.

Mes vacances se terminent et je rentre chez moi, avec dans mes bagages mon célibataire de circonstance. Après lui avoir interdit tout contact physique trop rapproché, je cède aux frissons de mon ventre, au désir inassouvi depuis trop longtemps.
Il est maladroit, n'a jamais fait l'amour en plus d'un quart d'heure...pas génial.
Mais je me dis que je peux le forger à ma main...hum, hum, interressant...

Quelques jours plus tard, il rentre chez lui, bobonne va rentrer; pour moi, fin de la parentèse estivale.
Je reçois peu de temps après un bouquet de fleurs avec une carte ne portant que ces mots "je t'aime".
Vent de panique à l'horizon, je l'appelle, lui fait comprendre que non, ça y'en est pas possible, toi marié, blabla...bref, je le plaque.

Jusque là, rien de bien grave... sauf que quand je dis que je suis barrée, je sais ce que je dis.

Je le rappelle une semaine plus tard, angoissée de ne plus jamais avoir quelqu'un qui m'aime comme lui ou qui m'aime tout court.

Nous reprenons notre histoire là où nous l'avions laissée, mon cerveau s'endort dans ses bras, enfin, je m'abandonne vraiment dans les bras d'un homme, enfin, j'arrive à avoir un orgasme avec cet homme qui sait ce que j'aime, là où il peut aller et là où c'est interdit.
Mes hormones envahissent ma tête, je crois tomber amoureuse, je suis dépendante de cette histoire dans laquelle le sexe prend 90% de la place libre.
Nous parlons peu, aucun interêt commun, il n'a d'opinion sur rien. Ca me gène, mais cette invitée indésirable s'envole sur l'oreiller...

Le temps passe, il ne quitte pas sa femme comme il l'avait promis (je sais, mais lui c'était pas pareil...)et un jour, elle l'apprend.
Elle me harcèle, veut savoir si je l'aime. Je la renvoie à son mari; qu'elle voie avec lui, je n'ai pas de place dans leurs histoires de couple. Il y a lui et moi d'un côté, lui et elle de l'autre.
Si une personne peut donner un avis, c'est lui; pas moi.

Elle menace de me tuer, nous nous séparons alors, dans une scène digne d'un mélo à l'eau de rose. Deux mois de séparation pour que le soufflet retombe; puis il sera tout à moi...
Il revient, il est toujours avec elle, mais, dit il, elle pense qu'on ne se voit plus.

Je sais alors que je ne l'aime plus, que je ne l'aime pas, que je n'ai jamais aimé que faire l'amour avec lui, la façon dont il me regardait. Mais lui, je ne l'ai jamais aimé.
Je reste quand même, comme indissociable de cet espoir de ne pas finir seule.

La relation se dégrade, je trouve de plus en plus qu'il se paie ma tête, nous nous voyons de plus en plus rarement, et nous nous disputons à chaque fois. Enfin, je hurle et il ne dit rien...

Et puis un jour, je me dis qu'il y a un truc bizarre en moi. Je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Je l'appelle un samedi soir, "A, je crois que je suis enceinte". 

Par ether-et... - Publié dans : Le sexe et moi
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Mercredi 16 avril 3 16 /04 /Avr 13:34
Mon amour tunisien m'avait apporté bien évidemment quelques connaissances dans ce pays que j'adore.
Ses amis devenaient mes amis, nos soirées tunisiennes commençaient toujours avec plein de monde et se terminaient en trio, lui, moi et notre lit en arbitre.

Lors d'une de ces soirées, nous avons rencontré le frère d'un des amis de S. Grand, fin, un charme à tomber par terre et un regard plein de promesses, ce fut la seule fois de ma vie où j'ai regretté de ne pas être seule...

Alors que la relation avec S venait de s'achever, une de mes amies tunisiennes m'a invité à son mariage, me donnant ainsi l'occasion de retourner dans ce pays magnifique.

J'ai hésité, craignant que de me retrouver à l'endroit où j'avais vécu tant de beaux moments avec S; mais son insistance a eu raison de mes craintes.

Je suis donc partie, mon billet de retour pour 15 jours plus tard en poche.

Le mariage a duré une semaine. Je dois bien avouer avoir passé la semaine la plus barbante de toute mon existence...
La compagnie était certes, agréable, mais ma conception des vacances est bien loin de la réalité d'un mariage tunisien.

Nous étions enfermés toute la journée, ne sortant que pour nous rendre chez le coiffeur, l'esthéticienne ou le hammam.

Une future mariée ne doit pas sortir; c'est ainsi.

Les quelques fêtes de mariage séparaient inlassablement les femmes des hommes et je devenais folle dans ce monde exclusivement féminin.

J'avais demandé à la future mariée de me trouver un hotel à Hammamet pour la semaine suivante, refusant ainsi sa proposition de suivre le tout nouveau couple en voyage de noces.
Je suis souple, multifonction, mais chandelier ne fait pas partie de mes attributions...

J'arrive donc, le lendemain du pire mariage de ma vie à Hammamet, dans dans mon hotel, seule, prête à passer une semaine sous le signe de l'inconnu.

Le lendemain matin, je me suis rendue sur le lieu de travail de ce jeune homme rencontré des mois plus tôt avec S.
Ce jeune homme dont le regard m'avait promis tant de choses; ce jeune homme qui avait éveillé une nouvelle sensation, une nouvelle audace en moi.

Je voulais goûter ses promesses...

Passée la surprise de me voir, comprenant vite que je suis libre, lisant entre les lignes que je suis là pour lui, pour prendre ce qu'il m'avait implicitement promis quelques mois plus tôt, il s'engagea à me donner ce que j'étais venue chercher.

Je ne réflechissais pas; je ne voulais rien d'autre que du sexe, aussi gourmande que ces femmes d'une cinqunataine d'années qui vont en république dominicaine gouter la peau des beaux gigolos.

Pas de honte en moi, pour une fois, j'assumais totalement mes envies, mes désirs les plus inavouables.

Malheureusement, les promesses de ce regard étaient bien loin de la réalité. Je me retrouvais avec ce genre d'homme qui aime prendre sans donner.
Manque de bol; pour une fois, je veux prendre. Donner un peu, mais je veux prendre.

J'ai vécu une semaine étrange, ponctuée par nos joutes sexuelles, batailles du qui va prendre le plus et qui acceptera de cèder à l'autre.
Une face jusqu'alors inconnue s'est dévoilée à moi.
Je refusais de cèder le moindre terrain, le punissant par une privation lorsqu'il n'accedait pas à mes envies, le tenant par ce qu'il voulait le plus, le menant par le bout du nez; ou d'autre chose...

Ebahie du pouvoir que l'on peut avoir sur un homme, stupéfaite de voir qu'il ne se sauve pas alors qu'on le maltraite presque, je me sentais forte de cette arme invisible que j'utilisais contre lui pour parvenir à mes fins et qui fonctionnait si bien.

Dans mon univers; jusque là, j'appelais les femmes agissant ainsi des salopes. Mais je me sentais bien dans ce rôle. Il ne s'agissait pas d'amour, pas d'une relation qui durerait au delà de ces vacances.

Je suis rentrée en France, auréolée de ces découvertes; fière d'avoir su apprivoiser une face de ma sexualité qui m'éloignait de mon passé, qui tranchait si vivement avec toutes mes barrières d'avant que je me sentais capable de reverser des montagnes...

A nouveau, le monde m'appartenait, je pensais avoir vaincu mes démons.

Il n'en était rien, je le sais maintenant, mais je garde de cette semaine hors du temps et de la réalité un souvenir amusé.


Par ether-et... - Publié dans : Le sexe et moi
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Lundi 14 janvier 1 14 /01 /Jan 06:20

J'apprivoisais ma peur du sexe, je chassais au loin l'idée que le sexe était sale; même si je ne le faisais uniquement parce que l'autre le voulais et parce que mon traitre de corps en exprimait l'envie.

Mon esprit, mon coeur, eux, frémissaient toujours un peu de dégout lorsque mon copain, lui qui avait fait de moi une fille normale malgré ses mots en douche froide, posait goulûment ses mains sur moi.
Toujours un peu flattée de voir que son désir tendait vers moi, je lui offrais ce qu'il voulait. Toujours un peu sortie de mon corps à ces moments là, je commençais néanmoins à trouver le sexe "normal".

La relation en elle même était ennuyeuse, dénuée de toute connivence, de toute amitié, je ne voyais cependant pas les failles de ce que j'appelais alors notre "couple".

La rupture venait pourtant toute seule, petit à petit. Je supportais de moins en moins de le voir draguer les autres filles, qu'on ne se voie que lors de soirées très arrosées, que ça se termine toujours de la même façon...

Et puis un soir que son manège m'énervant un peu plus que les autres soirs; j'ai cèdé aux sirènes de l'attirance magnétique,brute, animale que j'avais pour un ami commun.Celui ci navigait dans nos soirées, me gratifiant de regards entendus que je m'efforçais d'ignorer, me faisant pléthore de compliments...

Ce soir là; pourquoi ai je décidé que je le voulais? Je l'ignore. Mais je suis allée voir mon copain qui draguait une petite blondinette, je me suis excusée de le déranger, je l'ai plaqué et je suis retournée vers l'autre. 

Sans un mot, nous nous sommes pris par la main et avons quitté la soirée pour aller chez lui.

Ouvrant les vannes de ce désir brut, un peu bestial, plus rien ne comptait à part la dance prometteuse de nos deux corps. la nuit s'offrait à nous, l'appartement quasi vide en terrain de jeu.

Mes réticences s'envolaient au même rythme que mes vêtements tombaient sur le sol; mon corps frémissait d'envie chaque fois qu'un doigt ou une main m'éfleuraient.

Je découvrais mon corps, la sensibilté de chaque centimètre carré de ma peau, l'effet que le contact de sa peau avait sur la mienne, la sensation d'être entièrement tendue vers l'autre.

En nous avouant notre attirance mutuelle après des mois de lutte, nous avons déclenché un ras de marée sensuel.
Des heures durant, il m'a fait découvrir le plaisir de jouer avec le désir, avec nos corps, sans ignorer la moindre partie de peau.

Allant et venant, de haut en bas, jouant tantôt avec son sexe, tantôt avec le mien, ou avec nos bouches se mèlant goulûment; nous avons passé 6 heures à jouer; à laisser nos corps s'apprivoiser.

Je découvrais la part brute en moi, le plaisir d'aiguiser son désir, de le faire monter à la limite du supportable, pour le laisser pantois et revenir à un jeu plus innocent, jouer avec une partie moins sensible de son corps.
Pour la première fois, j'ai aimé sentir le corps d'un homme me parler, me faire comprendre là où le toucher se faisait torture.
Son corps me guidait et je jubilais de voir ce que l'on pouvait faire comme jeux.

Six heures de délices, de plaisir, pour que finalement, nous arrivions au terme de notre jeu, la fin habituelle; la pénétration, la jouissance (la sienne; encore).

Est ce mon esprit qui a brutalement réintègré mon corps; toujours est il qu'il qu'une fois cette nuit de délice achevée, le petit matin m'offrait son corps épuisé, ruisselant encore de son plaisir; et ma nausée habituelle...

L'attirance brute que j'avais pour cet homme, le fait d'assouvir ce désir n'a pas enlevé ce dégout de moi même face au sexe. Une fois encore, je terminais la nuit la tête dans les toilettes à vomir le dégout que j'avais de moi.

Je n'étais pas amoureuse, je ne pensais jamais à lui, mais nos corps ont toujours été attirés l'un par l'autre...
Nous n'avons jamais refait l'amour; même si nos jeux ont continué pendant encore quelques mois; jamais je ne lui ai redonné entièrement mon corps. 

Mais cette nuit là reste gravée dans ma mémoire, je n'en garde que le souvenir d'une nuit magnifique, de la découverte du partage, d'un homme qui se soucie de son plaisir, de mon plaisir, qui m'a fait dcouvrir que le sexe n'était pas que deux corps qui s'emboitent pour se mouvoir de façon mécanique.

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Samedi 5 janvier 6 05 /01 /Jan 11:25

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Etre adulte, devenir adulte, ca me faisait peur. Pour de multiples raisons. Une tolérance pour ses erreurs qui se perd, le regard des autres qui change, des responsabilités qui naissent...Une grande inconnue qui me terrfifiait.
Mais ce qui me tétanisait; c'était que devenir adulte voulait dire avoir des rapports sexuels.

Terminée l'idée que quelques bisous, un regard tendre et une main que l'on prend suffisent à l'autre.
L'autre; ce monstre attirant qu'est le mâle veut plus. Il veut mon corps. 
Et mon corps, je ne le connaissais pas, je le niais, je le réfutais, je le vomissais.

Si je voulais vivre comme tout le monde, je devais passer par là. Au moins une fois, histoire de lancer la machine, pensais je.

Un ami, avec lequel nous avions une relation ambigüe, m'a montré que le chemin allait être plus compliqué que je ne le pensais.
Soirée entre amis, regards complices, un baiser dans une rue, puis deux.
Une chambre, un lit, tout les deux. Des baisers, nos corps allongés l'un contre l'autre.
La peur au ventre, mais l'esprit qui luttait pour ne penser qu'à "hic et nunc". Ici et maintenant. Rien d'autre; flouter ses craintes,oublier son esprit, il n'a rien à faire là. c'est juste une histoire de corps.

Une main se promène, dansant sur mon corps encore vêtu; quelques frissons saluent le passage de l'audacieuse sur mes seins, mes hanches ou mes jambes.
Mais l'arrivée de cette danseuse au creux de mon intimité stoppa tout spectacle, tout délice.
Rien n'exista plus.
Ni corps, ni pensée, ni même de cerveau.

Juste une rejet, violent, haineux, terrifié. Mon ami s'est retrouvé catapulté de l'autre côté de la pièce d'où il me regardait, stupéfait, les fesses clouées au lino de la chambre.

Cet évenement a stoppé définitivement toute tentative de rapprochement corporel entre nous, bien évidemment. 

Mais pour moi, ce fut un échec cuisant. Comment faire si je ne maitrise pas cette peur irrationnelle?

J'ai trouvé la solution quelques temps plus tard, nouveaux potes, nouvelle rencontre, nouveau petit copain, nouvelles angoisses.
Des soirées bien arrosées, l'alcool qui emmène sur son passage la tristesse, la peur.

Je découvre les vertus de l'alcool, la joie d'être regardée avec envie, le plaisir de lire le désir dans les yeux de l'autre.
Les brumes envahissent mon cerveau, gommant aux passage toute vision, toute pensée me reliant à mon passé.
Je me laisse faire, je découvre la sensation d'une main sur mon corps nu, le désir qui monte en moi aussi, ma respiration se fait plus rapide (tiens, c'est bizarre, ça), puis l'acte.
La pénétration; celle que je craignais. 
Un frisson de crainte me parcours tout de même l'échine lorsque je le sens à l'entrée de mon sanctuaire; mais on ne peut pas faire marche arrière. Je suis dégrisée, je tremble, je regarde mon partenaire avec un air d'oiseau tombé du nid.

Il sait, je lui ai dit que c'était la première fois pour moi.
Il me rassure, me dit que tout va bien se passer. Je me détends, je respire un bon coup; on y va!

Ca y est, c'est fait. Je ne sens rien, je n'ai pas mal, je supporte ce corps pesant sur le mien, je regarde son visage pour me rappeler que c'est moi qui l'ai invité à être ici, il souffle, transpire, laisse échapper des sons étranges. je découvre, surprise.
Puis le râle final. Le mâle a fini son affaire. Je suis soulagée, fière de moi.

Du plaisir, je n'en ai eu aucun; mais je suis une adulte, je peux affronter le monde, j'y suis arrivée, je peux tout faire maintenant, j'ai gagné!!! J'oublie pourquoi j'avais peur de faire ça. J'ai gagné; c'est tout ce qui compte.

Et là, la phrase qui tue : "tu m'as menti; c'était pas la première fois". Je le regarde, stupéfaite. Que répondre?
Je me reprends tout en pleine figure, je tremble de nouveau, de dégout cette fois.

J'ai lutté si fort pour me guérir de ça, et voilà que je provoque moi même ce dégout en me mettant dans le lit d'un homme; en reproduisant volontairement ce qui m'avais détruite.

Une nausée monte, je ne peux plus le regarder, je ne veux plus qu'il me touche, je me lève, je me drappe autant dans ma fièrté que dans le dessus de lit. Je vais aux toilettes et ma bouche expulse la haine que j'éprouve à mon égard.
Je ne suis plus du tout saoule, je suis ivre de mes contradictions, de cette lutte entre la petite fille et la jeune adulte que j'étais devenue. Tout m'échappe, je ne comprends plus rien, je suis fatiguée.
Je retourne me coucher; on pensera demain.
Nous n'avons pas recommencé ce soir là.

Le lendemain, je n'ai voulu pensé qu'à une chose: un garçon m'aime. J'ai un copain, je suis normale.

Par ether-et... - Publié dans : Le sexe et moi
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