Mes amours

Dimanche 2 août 7 02 /08 /Août 22:49
Je pensais vraiment que ça allait être naturel et facile, que tout coulerait de source.
Même si toujours, un coin de mon esprit me mettait en garde... Attention ma chère, on ne change pas de peau si aisément.

Découvrir celle que je suis m'a pris du temps. Ce fut un processus difficile de se découvrir dépouillée de mes vieux réflexes protecteurs, de mes angoisses, de mes terreurs.

 Je pensais sincèrement que j'avais terminé ma mue, que le papillon que je voyais s'était débarrassé définitivement de sa chrysalide.

Je me trompais...
Comme je le dis depuis longtemps, mon problème majeur est la relation à l'homme.
Hormis Stéphane, mon grand amour, jamais je n'ai vécu de relation épanouissante. De celle qui vous rend lumineuse de bonheur, qui vous fait sourire tous les matins parce que vous aimez et qu'on vous aime en retour.

L'amour a fini par rimer avec distance, pleurs, souffrance, déchirement, tromperie, mensonges.
Mais rien de celà ne m'importait vraiment du moment que je n'étais pas seule. Mon inconscient se complaisait dans ces relations destructrices, canibales de l'ego, engloutisseuses de l'estime de soi.
Pis, je pense que je les choisissais très consciencieusement, afin de ne pas prendre le risque de vivre une vraie et belle histoire.


Ma perception de l'amour; qu'il soit amical ou non, est biaisée depuis toujours.
Il me fallait tellement de temps pour me laisser approcher, toucher, émouvoir... J'attendais la tuile, le coup de vache, le poignard fiché entre les omoplates...



Inkan et Chut furent des artisans acharnés pour me prouver que je pouvais avoir confiance, que celle que j'étais méritait leur amour, leur attention.
J'ai fini par croire sincèrement à leur attachement envers moi. Même si j'en suis toujours surprise et que je ne comprends pas bien le pourquoi du comment...
Mais fi de celà, je ne sais pas entièrement pourquoi je les aime, à quoi me sert il de savoir pourquoi ils m'aiment...

En revanche, lorsqu'il s'agit d'un homme, hétéro, bien élevé, gentil, respectueux, intelligent.... j'ai encore du mal.
Mon nouveau moi est séduite par la personne en face, mais je ne comprends pas le lien.

Qu'est ce qui fait qu'une personne comme ça puisse ne serait ce que me voir?
Est ce parce que c'est un ami de mon frère et que, politesse oblige...
Est ce que derrière ses qualités se cache l'homme que j'ai toujours connu, le prédateur?
Pourquoi il m'aime bien?
Et surtout, comment dois je me comporter???



Spontanément, je me positionne en amante potentielle, prête à répondre aux désirs du monsieur. Parce que bien conditionnée...
Et ensuite, je me noie dans mes contradictions. Il me plait, mais je ne m'imagine pas avec lui. J'ai envie mais je veux pas vraiment. Il est avec une autre et ça ne me fait pas mal...

Pourtant, je suis mal. Mais pas pour les raisons qui se devraient d'être...
Je suis mal parce que je me prends ma solitude dans la figure.

Parce que quand l'autre a le choix entre moi et une autre, il va vers l'autre.
Moi, je ne suis que la bonne copine, la marrante, sympa. Mais pas une femme entière.
Comme une fleur de lys tatouée au fer rouge dans ma chair?

Ether reste "non aimable"...

Je pense "normal, je suis vieille, moche et grosse", mais le constat blesse. Profondément.
Parce que je n'en peux plus d'être seule, parce que cet amour dont je parlais, je le veux.
J'essaie, j'essaie vraiment (je te jure Nath), mais ça marche pas.

Je reste moi....




Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
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Mardi 10 juin 2 10 /06 /Juin 11:31

Affronter ses douleurs, ses peines, ses fantômes comme une vieille habitude dont on ne sait comment se défaire.
Un peu un rouage bien huilé que l'on connait par coeur. Faire face, serrer les dents et patience, ça passera.

Mais lorsque c'est l'autre en face, l'autre que l'on aime qui peine, qui se débat avec ses failles; que dire, que faire?

L'essence d'un ami est de pouvoir compter sur lui dans les moments sombres. Qu'il nous écoute, nous entende; sans juger, sans nous enfoncer ni nous conforter dans nos erreurs.

Comment trouver ce juste milieu sans faire de transfert, sans faire ressurgir notre propre colère sur lui ou elle?

De mon aujourd'hui, j'ai trois personnes qui comptent plus que les autres. De ces trois personnes; deux se débattent avec leurs fantômes, avec leurs douleurs.

Les situations ne sont pas comparables; pas plus que leur façon de réagir.

Mais j'écoute, je sens, je vois. Et que dire?

Comment l'aider; elle qui doit faire face à un chagrin que je connais si bien et qui m'a enlevé une bonne partie de ma capacité à aimer encore? Comment faire pour ne pas la heurter, pour la laisser faire le chemin que j'ai déjà fait sans qu'elle ne perde sa lumière?

Comment l'aider, lui si mutique, qui s'isole tellement de moi que je peine à sentir même les moments où il survit mal? Comment faire pour le guider sans le braquer sans lui faire peur quant au chemin qu'il lui reste encore à parcourir?

On me dit que la présence et l'écoute sont des trésors que je sous estime.

Cependant, ça ne suffit pas à mon esprit. Je veux aider, tendre la main à ces personnes que j'aime tant.
J'ai mal aussi de leurs douleurs. Je les trouve injustes. Pourquoi ces êtres plein de lumière et de bonté doivent ils souffrir de la face sombre de l'humanité?

Pause égoïste dans ce tableau tourmenté de l'autre; je me perds dans mon rôle. Où commence t'il et où s'arrête t'il?

Ai je le droit de m'inquièter du silence au point de penser à appeler les pompiers?
Suis je trop dure ou trop douce?
Est ce que je ne donne pas l'impression de m'imposer par mon désir d'aider l'autre ou est ce que je donne l'impression de me désinterresser par mon souhait de respecter le rythme d'autrui?

Et bien que leurs douleurs m'enkylosent aussi, bien qu'elles me prennent de l'énergie; tant par le silence que par la présence; je ne voudrais à aucun moment qu'ils se disent que j'en ai déjà beaucoup fait et qu'ils se privent de mon écoute, de mon aide alors qu'ils en ressentiraient le besoin.

Sartre écrivait que "l'enfer, c'est les autres"; son Huis clos ne cesse de résonner à mon esprit de mille façons diffèrentes.

L'enfer quand l'un est de trop et prend de ce que le troisième est en droit d'attendre.
L'enfer quand l'autre est source de tourments et de douleurs.
L'enfer quand la bonne attitude à adopter est un fin chemin dont il est si facile de s'éloigner.


L'enfer quand la souffrance de l'autre nous renvoie à une réflexion somme toute bien égoÏste sur notre propre façon de gèrer les douleurs de ceux qu'on aime...

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Mercredi 16 avril 3 16 /04 /Avr 12:35
Mon premier amour était parti.
Je l'ai attendu, longtemps, sursautant à chaque fois que le téléhonne sonnait, courant vers ma boite aux lettres lorsque le facteur était passé.

Rien. Jamais sa voix au bout du fil, ni son écriture sur une enveloppe.

Petit à petit, mes larmes se sont taries, mes yeux se sont levés sur l'horizon, la vie a repris ses droits.

Quatre ans plus tard, j'acceptais de ma nouvelle amie un voyage en Tunisie, pour nous reposer.

Elle est partie une semaine avant moi, me télephonait de là bas, me disait qu'elle avait trouvé un homme charmant, qu'elle tombait amoureuse, qu'il fallait vite que je vienne le rencontrer.




Je suis arrivée là bas, un peu craintive de ce que j'allais trouver, de tous ces inconnus que j'allais devoir rencontrer.

Très vite, F, mon amie, me présente son copain et un autre garçon charmant, tout en sourire, le charme tunisien incarné.
Nous passons la soirée tous les quatre, dans la tièdeur des nuits tunisiennes, dans un décor de mille et une nuits.
Le charme de S, le jeune homme qu'elle m'a présenté a peu à peu raison de mes craintes, de mes barrières. L'alcool aidant, j'accepte qu'il me raccompagne dans ma chambre.

Nous y avons passé une nuit charmante, je goûtai à une façon de faire l'amour plus brute, plus passionnée.

Le lendemain matin, il m'a envoyé le petit déjeuner dans ma chambre, et un magnifique bouquet de fleurs.

La semaine s'est déroulée de façon idyllique, sous le soleil tunisien, nous étions tous les quatre parfaitement heureux.

L'heure du départ a sonné, apportant avec lui son lot de larmes, d'espoir et de craintes quant à l'avenir de cette relation toute neuve qui nous séparait déjà.

Le retour en France fut mitigé, partagé entre le bonheur d'avoir enfin brisé cette solitude de quatre ans et la tristesse d'être seule sans plus vraiment l'être.

L'année qui suivit fut difficile, le temps était comme suspendu, je gèrais ma vie selon les lettres, les coups de fils, les projets de partir, les tentatives qu'il faisait pour venir.

Je ne vivais que pour lire sa prose si tendre et pleine de promesses d'avenir commun.
Le samedi après midi était dédié à nos coups de fil interminables terminant souvent par des lamentations sur cette distance si douloureuse ou sur nos soupirs de désir inassouvi.

Je suis retournée quelques fois en Tunisie, partager sa vie le temps d'une semaine ou de quinze jours, trève idyllique dans cette relation qui ressemblait plus à une bataille qu'à une explosion de joies.
Se retrouver était à chaque fois un parcours du combattant, pouvoir savourer la peau de l'autre était une quête d'un Graal de plus en plus compliqué à atteindre; fatigués que nous étions de nous battre chaque jour pour faire vivre cette histoire.

Au bout d'un an, nous ne nous étions vus que 4 fois, notre relation ressemblait plus à une succession de reproches, de doutes et de questionnements sans réponses.

La relation pris fin naturellement, condamnée elle même dès le départ par cette distance asphyxiante.

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Mardi 4 mars 2 04 /03 /Mars 19:55


Elle a un de ces coeur dont on ne voit jamais le fond, une immensité de tendresse pour qui atteind ce lieu de douceur et de chaleur. 

Elle a cette âme généreuse, qui offre son amitié, son amour, son attention sans jamais faiblir, sans jamais faillir.

Elle a caché au fond d'elle ces doutes qui torturent ces êtres lumineux. Le souci permanent de bien faire, de bien dire, d'agir au mieux. Terré dans un coin de sa tête, vit encore cet impression de ne pas assez faire, de ne pas assez vivre. Que ce soit "comme les autres" ou "pas comme les autres", d'ailleurs.

Elle a ces fêlures que l'on souhaite voir disparaître chez ceux qu'on aime; mais qui en même temps, rendent ces êtres tellement beaux...

Elle a tout cet amour à donner. Sans compter, sans calculer, sans même penser. Juste offrir son âme à celui qui a su capter ce bout d'elle qui la rend vibrante encore plus que vivante.

Elle est de ces gens qui ne savent vraiment aimer qu'en mettant toutes ses cartouches dans la même salve.

Mais qu'elle est belle quand elle aime, quand elle rit, quand ses yeux pétillent de bonheur, de malice et de rêves!!

Elle fait partie de ces gens que je suis fière de connaitre, de cotoyer. Je suis honorée de la voir vivre, aimer, donner, espèrer, s'inquièter, pleurer, rire, parler.. Charmée de pouvoir l'écouter, toujours étonnée que je suis par les chemins empruntés par son esprit...

Elle m'a cueilli sur son chemin; moi, l'ortie sauvage et méfiante, un peut grise dans son coin...
Et en me cueillant; elle m'a montré tout un univers dont je ne voulais rien voir. Elle m'a montré que j'avais eu raison de lui faire confiance, eu raison d'accepter, eu raison de me laisser aimer, eu raison de l'aimer.

Elle a gravi très vite mon classement relationnel pour devenir une amie plus vite qu'aucune autre amie n'avait pu le faire avant elle.


Si il y a un jour où l'on peut dire; où l'on doit dire aux gens qu'on les aime; c'est bien le jour de leur anniversaire.

Alors ma belle, je te souhaite un merveilleux anniversaire. Que cette année de plus t'apporte tout ce dont tu peux rêver.
Il y a plein de choses que je souhaiterais te dire aujourd'hui, mais il m'est bien impossible de te les écrire là.

Alors, à la place du poème que je ne parviens pas à achever; reçois cet amour, c'ette tendresse, cette amitié que j'ai pour toi.

Joyeux anniversaire ma belle!!
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Jeudi 14 février 4 14 /02 /Fév 12:24

Je voyais le bout du tunnel avec mon psy, je commençais à me sentir mieux avec moi même.
La situation avec mon petit ami (avec lequel je m'étais remis, bien évidemment) était le point noir, je ne m'épanouissais pas dans cette relation, mais la peur de ne jamais trouver un autre coapin me forçait à ne rien changer.

Et un jour, un jour de soleil; il est arrivé. Venant nous faire un cours, il se tenait devant nous, debout, un peu intimidé et totalement craquant.

Les cheveux chatains clairs, une peau laiteuse, un corps mince et peu musclé; l'archétype parfait de l'anti fantasme etherseque. Et pourtant...

Je suis restée bouche bée tout le cours, ne pouvant détacher les yeux de ce bel apollon.
Dans mon corps, une étrange sensation; entre picotements et chaleur; une excitation qui m'empèchait de rester tranquille sur ma chaise, je bouillais de bonheur et d'incertitude.

Le cours terminé, il est venu nous parler un peu; il était encore plus charmant de près, ne nous prenait pas de haut; simple et accessible.

La semaine qui a suivi, je n'ai cessé de rabattre les oreilles de mes amis avec lui; à quel point il était beau, gentil, patati, patata...

Et il est revenu. Ca a confirmé ce que j'avais ressenti. J'ai décidé ce jour là que je le voulais.

Ce qu'Ether veut, elle l'obtient. La chasse au S. est ouverte.

Il habitait la résidence étudiante juste au dessus de la nôtre, étant du même fait contraint de passer devant notre école pour aller travailler. Je scrutais attentivement tous les déplacements (Dieu sait qu'ils sont nombreux) de ces étudiants en médecine allant apprendre leur métier dans l'hôpital en contrebas.

Lorsque je le voyais, je m'agitais, trouvais quelque chose à demander, je devenais incollable en gynécologie...

Ah oui, j'ai oublié; il était interne en gynécologie....:)

Un jour, je décide que ça suffit de chercher des excuses pour le voir ou lui parler. Notre café préfèré organisait un concert une semaine plus tard; je lui ai demandé s'il voulait venir, avec un air détaché et pseudo super branché...

Le jour dit, je ne m'occupe pas une seconde du concert, ne sait même pas quelle musique est jouée. J'épie mine de rien la porte d'entrée.
Les secondes, les minutes, les heures passent. Toujours pas de S.
Le concert s'achève, le café va fermer, je suis désespèrée. Il n'est pas venu, il ne m'apprécie pas, je ne l'aurai pas...

Nous sortons avec mes amis et, sur le trottoir, qui voyons nous arriver? 
S; avec son meilleur ami !


Concert terminé, nous décidons d'aller dans le seul bar de nuit du coin. Nous papotons pendant quelques heures, tant et si bien que mes amis partent sans moi et nous sommes à 20 mn en voiture de chez moi...
S. me propose de me raccompagner, ce que je m'empresse d'accepter avec une joie non dissimulée...

Nous arrivons dans ma rue et discutons un peu devant chez moi. Je regarde en même temps la vitrine du magasin de chaussures et, pour cacher ma nervosité, montre une jolie paire de chaussures.
Diversion efficace, nous parlons chaussures, de chaussures à costume, de costume à une fête costumée organisée par les internes la semaine suivante à laquelle il m'invite, ainsi que mes amis.

Je remonte chez moi sur un petit nuage, je ne marche pas, je flotte. Je suis heureuse, je suis amoureuse.

La fête des internes arrive, nous y allons. Il est là, ses amis semblent savoir qui je suis. Bon signe...
Il m'invite à danser un slow. Joue contre joue, nous nous laissons aller au rythme de la musique en papotant de tout et de rien. Nous relevons la tête en entendant que le slow et fini et là, la moitié des gens sont partis, la chaine hurle des notes d'un bon U2 et tout le monde nous observe en riant.
Nous avons dansé un slow de cinq minutes pendant une demi heure sans nous en rendre compte!!

Un peu gènés, nous sortons parler dehors, et il décide de me raccompagner. Devant chez moi, il se penche et me donne le baiser le plus parfait que l'on puisse offrir à celle que j'étais alors.
Sa tendresse m'a boulversée, je n'étais plus dans mon corps tant mon esprit et mon coeur étaient haut, dans des sphères inconnues jusque là.

Il est reparti galament, me laissant une nuit de rêves merveilleux.

Le lendemain, reveil léger mais un peu triste. C'est le week end, je dois partir et l'internat de S. est terminé; il doit partir à 150 km de là.
Il me téléphone et me rassure: il viendra tous les week end lorsqu'il n'est pas de garde!!


Après une semaine agrippée à mon télephone avec S. qui me manquait plus que tout, après cette semaine de relation amoureuse filaire, le week end salvateur arrive. Il arrive.

Pas question de retourner chez mes parents; il est là, je le garde.

Il sait ce que j'ai vécu, je lui ai dit. Sa délicatesse à ce niveau était sans précèdent. Je l'ai aimé plus que tout pour ça aussi...
Il est parti voir son meilleur ami pour que je me repose. J'étais un peu déçue de ne pas l'avoir pour moi toute seule, mais je trouvais ça normal qu'il voie ses amis aussi.
Il est revenu une heure plus tard, les bras chargés. Il avait apporté une bouteille de mon champagne préfèré, des toats, du foie gras, des bougies et la paire de chaussures repèrée dans le magasin lors de cette soirée-concert!
Il se souvenait que je les avais trouvées belles, il se souvenait de ma pointure!! Jamais un homme n'avait eu autant d'attentions à mon égard!!

Ce soir là, nous avons fait l'amour pour la première fois. Ce fut rapide; il fut rapide; mais je m'en fichais, il était tout ce que je voulais, ce dont je rêvais.

Il m'a offert le premier orgasme de ma vie deux semaines plus tard. l'agilité de ses mains et de sa langue eurent raison de mes barrières psychologiques et je connus alors une sensation magnifique que je mettrai plusieurs années à retrouver.

Nous avons continué à vivre notre amour ainsi; nous téléphonant des heures chaque jour de la semaine, nous aimant tous les week end, lui me couvrant de cadeaux, d'attentions plus délicates les une que les autres.

Jusqu'au jour où il m'a dit qu'il était malheureux, qu'il ne voulait pas d'une relation sérieuse, qu'il avait trop souffert à cause de son ex et qu'il était en train de tomber amoureux de moi et il ne voulait pas ça.

Le ciel m'est tombé sur la tête, nous avons pleuré dans les bras l'un de l'autre pendant des heures. Comment pouvait il me quitter en m'aimant?

Les quinze jours suivant, nous nous sommes téléphonés tous les jours; avons décidé de faire le nouvel an ensemble; à l'internat, avec ses amis.
Je me suis faite belle, mis une robe hyper sexy et je suis partie reconquérir l'homme de ma vie...

A minuit, il m'embrasse avec passion, me dévore des yeux. A minuit trente, il me dit d'un ton glacial que c'est terminé, qu'il reviendra peut être, mais que pour le moment, il part.

J'ai eu dans ma vie une seule cuite qui m'a fait perdre la mémoire des évènements. Ce fut ce soir là. Je me suis réveillée le lendemain sur un fauteuil, pouvant à peine ouvrir les yeux tant ils étaient gonflés des larmes de la nuit.
Les 4 années qui ont suivi ne furent qu'attente d'une nouvelle, d'un signe. Pendant deux ans, j'ignore ce qu'il s'est passé dans le monde, si le soleil brillait encore ou pas. Je ne voyais que le sol, ma boite aux lettres et mon télephone, auprès duquel je suis restée à espèrer le coup de fil qui me libèrerait le coeur de ce étau cruel.

Il n'a jamais donné signe de vie. J'ai appris qu'il s'était marié un an après notre rupture. 
Il m'a brisé le coeur, m'a pris une chose que je n'ai jamais retrouvé ensuite.

Nous n'avons été ensemble qu'un mois. Un mois et il m'a brisée plus que tous mes autres petits amis réunis.

Il était et il reste mon premier, mon grand, mon seul amour...

Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
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Mardi 29 janvier 2 29 /01 /Jan 12:40

Touchée en plein coeur, émue de ces larmes qu'on ne peut pas vraiment laisser sortir à ce moment là.
Parce que ce moment là appartient à l'autre. C'est sa douleur, sa peine, sa torture.

Il était là, il venait d'arriver. une semaine pour nous, pour que l'on respire un peu, pour que j'y voie plus clair...
Il était là, il venait d'arriver et il a fait ce que je pensais infaisable, ce que j'imaginais impossible. En tous cas comme ça, devant moi...

Il a écrit son histoire; un petit bout de son histoire, mais un pavé quand même... Je l'ai laissé poser ses doutes, ses craintes; puis sa souffrance. Sans m'en mèler, en le regardant de temps à autre du coin de l'oeil; comme pour guetter un signe de faiblesse qui m'autoriserait à le soutenir autrement que par mon silence.

Il a écrit longtemps, silencieux, concentré, entré en lui même pour puiser l'énergie et la force nécessaire à cette mise à nu tellement inhabituelle.
Je me suis endormie, hypnotisée par les images d'une télévision que je ne regardais que pour qu'il ne sente pas mon regard sur lui, pour qu'il ne se mette pas la pressionà cause de moi.
De temps à autre, dans ce sommeil superficiel, j'ouvrais un oeil lorsque je l'entendais bouger, changer de position. Je le voyais les yeux rivés sur l'écran, l'air grave.
J'ignorais ce qu'il écrivait; juste que c'était important pour lui; c'était donc important tout court.
Je brûlais d'impatience et de crainte de ce qu'il me donnerait à lire.
Et je refermais les yeux, emportée par une fatigue étrange; forme d'ennui en l'attendant et de cet immense respect dû à celui qui, je le voyais, se livrait comme rarement.

Et il s'est levé; il est allé aux toilettes, laissant là l'ordinateur portable.

Combien de temps s'était il passé depuis qu'il avait commencé son travail? Une heure? Deux heures? Je l'ignore...

J'ai attendu qu'il revienne, il m'a tendu l'ordinateur en me disant que c'était dur à lire.

J'ai lu; deux fois. Une fois rapidement, comme si ma crainte allait me brûler, puis une deuxième fois; plus lentement; pour bien saisir tous les mots; toutes les phrases.
J'ai oublié son regard sur moi, sa présence, même, tant j'étais choquée de ce que je lisais.
Je ne voulais pas que ce que je lisais lui soit arrivé à lui, à cet être plein de lumière, de bonté, de gentillesse.

Je l'ai regardé sans dire un mot. Aucun mot ne peut exprimer ce qu'il y avait en moi; juste mon regard, peut être...

Il est retourné aux toilettes vomir ce que cette expérience d'écriture avait retourné en lui et il est revenu, l'air d'un enfant perdu qui implore une aide gravé dans le fond des yeux.

Je lui ai tendu les bras, il s'y est lové; tremblant de tous ses membres, sanglottant enfin de ces larmes qui devaient lui brûler la gorge et lui aveugler les yeux depuis si longtemps.

Pendant un grand moment je l'ai serré contre moi, carressant sa tête, lui sussurant des mots tendres et rassurants.
Je l'ai tenu comme une mère enlace son fils, comme une amie tiend un ami proche, comme une soeur console son frère, comme moi je tiens mon inclassable brisé par la souffrance.

Il a sangloté longtemps, comme un petit garçon qui a un immense chagrin. Puis il s'est calmé, sans doute vaincu par la fatigue.

Nous avons parlé; main dans la main, comme si rompre le contact risquais de le laisser replonger dans la douleur, dans la peur du méchant loup de son histoire.

Puis nous avons essayé de dormir. Il s'est tourné vers moi en me demandant si je pleurais.

Non, je ne pleurais pas. Aucune larme ne pouvait sortir. Aucune douleur qui me soit propre à ce moment là.
Juste un immense trou dans le coeur de l'avoir connu trop tard pour avoir une chance de lui permettre d'éviter encore cette douleur.

Un si je pouvais lancinant mes tempes impuissantes, une frustration incroyable de ne pouvoir le soulager mieux me retournant les tripes, une forme de blanc (tu comprendras) qui rendait ditincts mon corps et mon âme à ce moment là.

Je n'ai rien su te dire, mon inclassable à ces moments là, je n'ai pas su quoi faire alors que je t'ai invité à dire ce qui te rongeait. Je n'ai pas su t'aider à la hauteur de la confiance que tu me faite ce soir là en choisissant d'écrire ça alors que j'étais là.

Les seules larmes qui sauraient couler en repensant à cette soirée là seraient celle de l'incapacité de te prendre tes souffrances pour te rendre heureux.

Pardon d'avoir été si pauvre en humanité face à ta détresse...

Je t'aime

Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
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Lundi 21 janvier 1 21 /01 /Jan 23:50

Autant je suis entière, très ou trop présente dans la vie que ceux que j'aime, j'aime très fort et vite si blessée ou déçue, je n'aime plus ou je vire les "coupables" de ma vie; autant il existe deux personnes qui dérogent à cette règle.

Rencontrées lors de mes études, leurs caractères aussi dissemblables l'un de l'autre que du mien avaient tout pour que l'on s'affronte et nous rejetions.

Mais non ça n'a pas été le cas.

Etait ce la promiscuité imposée par l'internat, la nécessité de "vivre" ensemble nos études ou juste une forme de tolérance et de curiosité aiguisée par la découverte d'un univers inconnu; toujours est il que nous nous sommes rapprochées et sommes devenues amies.

Nous étions tout un groupe, en fait. Une dizaine de personnes, très différentes les unes des autres, venant de milieux que tout oppose, ayant en commun le même désir professionnel.
Que de rires, de soirées, de discussions nous avons eu en trois ans et demi!

Ca reste une des meilleures période de ma vie. Malgré l'exigeance des études, la vie était simple et belle avec eux.

Mais une fois le diplôme en poche, chacun reprend sa route et le groupe s'est éclaté géographiquement, et malgré nos efforts les premières années pour continuer de faire vivre notre bande, celle ci n'a résisté au temps qui passe et au vieil adage "loin des yeux, loin du coeur"


De ce groupe autrefois si uni, ne subsiste que deux personnes, ces deux amies du départ.

Nous vivons toutes les trois loin les unes des autres, avons des chemins de vie très différents; mais nous continuons de nous appeler régulièrement et de nous voir de temps en temps.

Aline vit dans une campagne reculée, au milieu de nulle part;  s'est mariée et a fait deux enfants. Elle a abandonné son métier pour s'occuper d'eux et par ce fait, est devenue femme au foyer.
Lorsqu'elle me parle de sa vie, j'angoisse en m'imaginant vivre sa vie.
Elle est devenue une mère et rien qu'une mère. A l'écouter, elle n'est plus ni femme ni épouse. Juste une maman...

Lorsque l'on connait mon attirance hallucinante pour les enfants, on imagine bien vite à quel point je suis pressée d'aller chez elle! A part elle, rien ne m'attire dans son environnement. J'avoue sans honte que passer deux jours avec ses deux enfants ne me fait pas sauter de joie; mais me donne plutôt envie de me mettre la tête dans un sac et de faire la morte...
Depuis deux ans qu'elle me demande d'y aller, je vais quand même devoir faire l'effort de sacrifier du temps libre pour aller passer trois ou quatre jours en pleine cambrousse, avec le seul silence de la nature comme loisir, les cris des enfants qui me crispent chaque nerf, et les conversations ineluctables du combien ses enfants sont merveilleux, beaux....
Je sais aussi que c'est une femme adorable, pleine de gentillesse et de douceur, qu'elle a en elle une quirielle de choses magnifiques à dire.

Marylin, quant à elle, est totalement différente. Elle vit toujours là où nous avons fait nos études, est en concubinage avec son musicien de copain et a eu un enfant avec lui.

De nature plutôt bohème tendance néo baba cool; elle navigue brillament entre sa vie de mère, de femme et "d'épouse". 
Honnête quant aux troubles que la vie de couple, de mère peuvent engendrer, elle est aussi tournée vers l'analyse et l'autocritique.
Je la vois plus souvent qu'Aline puisque vivant plus près de chez mes parents et plus ouverte( je pense) à la différence de vie et d'objectifs.
J'aime cette apparence de femme qui maitrise sa vie et ses émotions tout en les laissant apparaitre; mais qui admet sans problème se poser une multitude de questions existentielles qu'elle cherche à résoudre pour vivre mieux.

D'elles deux, d'elles si différentes, j'accepte le silence pendant des mois, je vis bien le fait de ne pas nous voir souvent.
Parce que je pense qu'elles font exception: je pense que peut être bien; elles seront toujours là...

Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
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Mardi 8 janvier 2 08 /01 /Jan 16:34
Hierarchiser ses émotions, ranger les sentiments dans la case correspondante, nettoyer le fouillis de l'âme; voilà le grand nettoyage de printemps que je dois faire règulièrement afin de garder pied.

Je classe soigneusement mes relations, chacun dans sa case. Les connaissances, les potes, les copains, les super copains et; sommet de la hiérarchie etheresque; les amis, l'amour.

A chaque case supérieure, le niveau d'amour ressenti augmente. Partant du simple interêt à l'amour plein en passant par la tendresse ou un amour amical; toute une palette de sentiments s'étale dans mon coeur, se déversant sur chacune de mes connaissances en fonction de la case qui leur est attribuée.
 
Rien ne dépasse, les cases sont ouvertes et chacun peut, en fonction de l'évolution de la relation, se voir changer d'attribution d'un moment à l'autre.

A chaque case une liste de critères prédéfinis qui, si ils ne sont pas tous parfaitement remplis, empèchent l'accession au rang d'ami, de copain ou autre.

Sauf qu'il y a une faille à mon système. Premièrement, il m'enferme et bloque les autres; il est super exigeant pour tout le monde (même si les autres ne le savent pas); mais surtout, il ne prend pas en compte l'inclassable.

Celui qu'on n'avait pas prévu, pas imaginé, pas envisagé parce que totalement inconnu au bataillon des sentiments.

Il y a à peu près un an, j'ai rencontré l'inclassable. De la connivence à la tendresse internetesque, la rencontre réelle a bouleversé l'ordre établi des choses.

Tsunami du coeur, mes émotions se sont perdues dans les flots effrayants de ce sentiment nouveau.

Communion de deux coeurs, de deux âmes; nous nous sommes reconnus. Mais d'où? De quand?
Deux "âmes jumelles" qui se trouvent et ne veulent plus se séparer.

Méli mélo de sentiments pour moi...Où, dans quelle case le mettre?
Moi qui ne donne mon amour qu'à la pipette, pourquoi l'ai je aimé de suite? Qui était il, d'où venait il pour pouvoir ainsi mettre à mal mon merveilleux système?

De l'émerveillement à la panique, tout un tourbillon d'émotions m'ont traversé l'esprit, me rendant tantôt folle de joie de connaitre une personne pareille, tantôt débordant de peur pour cette permission que mon coeur lui donnait de me faire souffrir...
Mon esprit fourmillait de questions sans réponse: comment est il possible d'aimer aussi vite, aussi fort? pourquoi rencontrer une personne qui, je le sais, me blessera un jour? 

La tentation de faire la morte, de fuir le plus loin possible de ce merveilleux danger fut forte à certains moments. Chercher l'erreur, traquer la faute, me donner une raison de le fuir; lui et le danger qu'il représentait pour mon coeur.

J'ai eu beau lutter, rien n'y a fait. Je le trouve beau, même dans ses failles et ses défauts...
Peine perdue; je suis vaincue par KO; je préfère me couper un bras que de me priver d'une immense partie de mon coeur...
Pourtant, il me blesse, me heurte; bien malgré lui. Je voudrais lui tourner le dos, le détester de me faire du mal; mais j'en suis incapable...

Et en même temps, il est le lien vers la vie; la clé qui me manque pour ouvrir ces portes closes, la force que je ne voulais plus avoir pour affronter mes craintes.

Mais il reste l'inclassable, celui qui a fait naître en mon coeur un sentiment nouveau, étrange et addictif; ce sentiment tellement similaire à l'amour dénué de toute attirance sexuelle.

Il n'y en a qu'un comme lui, et la force de mes ressentis à son égard déborderaient largement; alors, je n'inventerai pas de case nouvelle; puisqu'au fond; il est toutes les cases à lui tout seul...










Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
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Jeudi 3 janvier 4 03 /01 /Jan 16:03


La famille...c'est un terme qui peut véhiculer les plus beaux sentiments, les trahisons et les blessures les plus terribles.

"On choisi ses amis, on ne choisi pas sa famille" ...
Non, on ne choisi pas sa famille; on s'en accommode, tant bien que mal. 
Son sein peut être destructeur ou régénérant, son aide magnifique ou illusoire.
On peut trouver de tout dans une famille. De l'entraide la plus altruiste à la violence la plus extrème.
Pourtant, ces opposés portent le même nom.

Comme une sorte de lot de naissance qui scellerait à jamais cette part de destinée qu'est l'aube de la vie.
A chacun de choisir de la sublimer ou de la fuir; selon ce que la loterie de la vie nous a offert en dot.

Pour ma part, ma famille est telle que je l'aurais rêvé. 
Certes, j'ai tendance à limiter le terme "famille" à parents, grands parents et fraternité; chacun voit midi à sa porte...

Mais cette famille proche m'apporte bien plus que je n'aurais su rêver.

J'ai souvent entendu des amis de mes parents leur dire qu'ils nous avaient élevés trop durement. 
Un jour, je suis sortie de ma réserve pour donner l'avis d'une des principales concernées. Comment peut on juger de la qualité d'une chose si on ne la connait même pas?

Certes, j'ai eu une éducation stricte, avec des règles établies très fermes.

Mais l'adulte que je suis devenue se doit de remercier ses parents. Lorsque l'on grandit, les choses prennent un jour nouveau, la rebellion adolescente partie, la maturité grandissante nous montrent les sacrifices faits pour notre bien.
Là où je rugissais de rage de ne pouvoir sortir avec mes copines ou avoir les dernières fringues à la mode, je vois avec honte les difficultés que mes parents ont pu avoir à nous protèger ou à nous assumer financièrement.


Mes parents, mes deux frères; voilà mon quotidien d'enfant et d'adolescente. Entre cris, rires et larmes; bagarres et connivences, mes parents jonglaient avec habileté pour tout savoir, tout diriger, tout maitriser avec ce qui fait leur talent:nous laisser notre libre arbitre.

Aucune punition, aucune gifle, aucune fessée n'était donnée sans une explication approfondie et une leçon de vie qui nous menait à comprendre ce que nous avions fait de mal.

J'admire profondément ma mère qui savait distiller sa tendresse et son amour sans jamais montrer sa fatigue d'avoir à gèrer un travail, une maison et l'éducation de trois enfants parfois terriblement turbulents.
Jamais je n'ai vu un signe de lassitude, de ras le bol. 
Je n'ai rien vu de ce que ça pouvait avoir de difficile de vivre tant de vies en une seule.

J'admire également énormément mon père (ce héros) qui a su au delà de son rôle de "grand punisseur" nous inculquer le goût à la remise en question, la culture, la reflexion sur soi et sur autrui, la tolérance, l'ouverture d'esprit.
Ce roi des grandes phrases qui me laissaient muette d'incompréhension savait il que ces vérités prendraient un jour tout leur sens à mes yeux? Je l'ignore, mais il est certain qu'aujourd'hui encore; "papa a toujours raison". (bon, ok, je suis la fifille à son papa; et alors?)

La combinaison de ce duo aussi soudé que différent a fait des merveilles. Ils ont réussi un merveilleux challenge. Donner tout son sens au mot "famille".

Une fois passées les crises d'adolescence, les petits conflits d'interêt aussi mesquins que passagers; mes amis-ennemis mes frères sont devenus tous les deux mes amis.
L'âge adulte a su nous rapprocher, l'éducation que nous avons reçue et le sens des valeurs ont fait le reste.
De confidences à entraide, de fous rires à crises d'angoisses; mes frères et moi avons su; grâce à ce que nous ont offerts nos parents; construire une relation d'adulte équilibrée au delà du lien de parenté.

Mon petit frère, mon complice de l'enfance, mon ennemi de l'adolescence m'émerveille sans cesse par ces facettes qu'il dévoile avec parcimonie; tel un diamant qui prend tout son éclat dans la lumière. 
Surprenant de froideur et de détachement, il sait me clouer sur place avec une phrase empreinte d'un tel amour et admiration que j'en reste pantoise, les larmes aux yeux. 

Mon grand frère, victime de tous nos coups fourrés, cible de mon mépris adolescent a su devenir un confident, un ami qui sait se montrer présent et compréhensif.
De celui que je pensais sans fond, je découvre un être sensible et doux; attentif aux autres et soucieux de leur bien être.

Les rigueurs enfantines ont su être oubliées, pour ne laisser place qu'à des souvenirs émus et à des amitiés nouvelles qui, si on y regarde de plus près, seraient bien insolites si nous n'étions pas frères et soeur.

Alors, à eux quatre, à chacun d'entre eux, j'ai envie de leur dire que je les aime depuis cet endroit de mon coeur où il n'y avait rien au départ et où se trouve aujourd'hui leur empreinte indélébile.

Par ether-et... - Publié dans : Mes amours
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